‹ Œuvres de MalherbeChapitre 162 sur 740 · COMPAGNE · texte numérisé non relu

COMPAGNE

Ma foi seule, aossi pure et belle Comme le sujet en est beau, Sera ma compagne éternelle.

Et me suiyra dans le tombeau.

(ly 168, vers 53; Toyez I, 9,- Ters i3o; 117, vers sSa.)

COMPAGNIE (Romprb) k :

Si la yieillesse me laisse Tnsage de moi-même, c'est-à-dire de la partie que j*ai meilleure en moi, je ne lui romprai point compagnie, (II, 48s* j

Lb8 COMPACITES, Ics réuiûoDS de société :

Anssîtâc qn*un homme se retire des compagnies et cherche le repos, le peuple croit qu*îl ne se soucie de rien. (II, 4^3 ; voyez IV, 3o.)

La compagnie des femmes :

Autrefois on a cm que les anges avoîent désiré la compagnie des femmes. (IV, 7.)

Compagnie militaire, au propre et au figuré :

On distingue un peuple en lignées et une armée en compagnies. (II, 701.) Le sage.... faisant compte qu*il est au rôle d'une compagnie , il pense

que ce qu'il vit est sa solde {en latin : velut sacramento rogatus, hoc quod

vivit stipendium putat). (II, 507.)

COMPAGNON, associé :

Tous ces biens.... pour qui denx hommes alliés, amîs, et compagnons aux charges publiques.... ont mis tout cet univers en désordre. (Il, 170.)

Quoiqu'on die que tout est commun entre les amis, ce n'est pas à dire qu'on ne puisse faij-e nn présent à son ami ; car cette communité n'y est pas telle qu'avec un compagnon qui peut diré : f Cette moitié est vôtre, et cette-ci mienne, s (II, 338.)

Petit coMPAGNoir^ homme de peu :

S'il (Marius) n'e&t fait mourir autant de Romains que de Ctmbres..., il n'eût point reconnu de changement en sa fortune, et eût pensé être toujours Bn^i petit compagnon qu'il avoit été. (II, i540

COBIPARAISON.

.... La violette

Qu'un froid hors de saison

Ou le soc a touchée.

De ma peao séchée

Est la conqiaraison, (I, 164, vers 36.) D'où s*est coulée en moi cette lâche poison, D'oser impudemment faire comparaison

De mes épines à mes roses? (I, 396, vers 36.) Aussi ne peut-on nier que les biens qui ont fait la clôture d'une vie bien heureuse.... ne puissent faire comparaison avec les biens qu'on met an premier degré. (II, 5)3.)

io8 LEXIQUE DE LA LANGUE [COM

Une fidélité à qui nulle antre ne puÎMe &ire eamparaUon, (TV, i83.) Toyex tome I, p. 88, rtn 17 ; tome II, p. 39, 43; tome lY, p. 35.

COMPAREPïCR, apparition, présence :

La conr est à Saint-Germain.... Je m*en irai faire huit ou dix jonrs de eomparence, (III, 433.)

MsTniB EX coMPARKNCB, ajonmer à comparaître :

Il Tint trouTer nn tribun du peuple, qui apoît mis son père en comparenée penonnelle, et lui demanda le jour de rassignation. (II, 88.)

COMPARER (poar assortir) :

Conmarons,,,, les bienfaits et les personnes, de peur qu'il n'y ait rien de défectueux ou superflu. (II, s8.)

COMPAROtTRE, paraître, arriTer, être publié :

Combien aTons-nous tu Tenir de choses non attendues, et combien d*attendues qui u*ont point comparu? (II, 3o8.)

Il se Ta imprimer un recueil de lettres, où Ton me presse d*en mettre.... M. de ValaTez tous a aussi écrit le couronnement du Roi et les obsèques de feu Monsieur ; s'il tous plaisoit en faire faire des copies, nous les mettrions aTcc les autres, et les mettrions en équipage de comparoitre, (UI, a56.)

COMPAS, au figuré^ règle, mesure :

.... Pourrois-je n'obéir pas An Destin, de qui le compas Marque à chacun son aident ure? (I, 141» ^ers 38.) .... Bornez tos pensées En un juste compas, (I, a 90, tcts 3«)

Yoyes tome I, p. 3o, rtn 4a; p. agS, vers i3; tome II, p. 484, 610.

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