‹ Œuvres de MalherbeChapitre 172 sur 740 · CONJURATEUR · texte numérisé non relu

CONJURATEUR

Toyatomen, p,3i4, où c'est mus donte «ne fimte tjpogrsphiqne, yoxaeot^uration»

CONJURER il on DE :

Assassiner sa patrie et conjurer à sa mine sont les marques de grandeur et d'autorité. (II, i53.)

Quand tout ce qu*il y a d'hommes au monde auraient conjuré de vous servir, il n'y en aura jamais un qui le fasse avec plus d'affection. (lY, i8x .)

Malhsibs/v 8

ii4 LEXIQUE DE LA LANGUE [GON

COimOISSAI9CE.

Pourquoi sommes-nous si hors de U eonnoissanee de nous-mêmes, de ne vouloir pas receroir un plaisir d^un serTÎteur ? (II, 77.)

Atoi& la ciONNoiBSAircB DB, Connaître :

.... Quand par accoutumance Je n'aiiroi/ comme y ai de vous la connoissanee , Tant de perfections tous découvrent assez. (1, 16, vers 3i40

Dofnns& GomroissAncB qw, faire voir que :

.... Donnez connousanee.

En Pezoès de votre plaisir, Qu^k des cœurs bien touches tarder la jouissance, Cest infailliblement leur croître le désir. (I, %Zy, vers a5 et 97.)

CONNOtTRE, reconnoltre, savoir :

Ames pleines de vent, que la rage a blessées, Connousez votre faute, et bornes vos pensées En un juste compas. (I, lao, vers a.) Vous avez raison.... de ne me connoCtre point. Pavois alors tous mes membres. (Il, 166.)

n y a si longtemm que je ne vous ai écrit, que je ne sais si vous connoitrez ma lettre. (Ul, 57a.)

Si mon utilité me doit faire libéral..., il faut donc... que quand moimême je me C0Rm>/)rrai prêt à mourir, je me garde de rien donner. (Il, xoo.) Je le eonnois^ DesUns, vous avez arrêté

Qu'aux deux fils de mon roi se partage la terre. (I, loa, vers i.) .... Tu sais tout, tu connais qui nous sommes. (I, 17, vers 343.) .... Toi, qui revêtu De tous les dons que la vertu Peut recevoir de la Fortune,

Connais que c'est que du vrai bien, etc. (I, m, vers 88.) .... Son visage sans couleur Faisoit conno&re que ses plaintes Etoient moindres que sa douleur. (1, 168, vers 59. ] ...• Qu'il se connaît bien, à la voir si parée ,

Que tu vas triompher! (I, a 80, vers 71.) Voyexl, ai, v. 8; 43, ▼. 75 var,\ 70, v. 17; i56, t. 8; a48. v, 37; aGa, v. 10; 471. V. 8a; agS. v. 8; agS^ v. 34; II, 93. 99, 119, 464. 616.

rfT coimoiTRB &inf :

Bien que votre bonté leur soit propice à tous, Ou je n^x cannois rien, ou devant cet ouvrage Vous n'en vîtes jamais qui fût digne de vous. (I, 904, vers i3.)

GONQUÉT, conquête :

Celui qui.... l'avoit couru (U monde) d'un bout à l'autre, non pour en désirer le conquéi^ mais pour en procurer la délivrance.... (II, a a.)

CONQUÉTER, conquérir :

.... Conauéter à la France La Propontiae en ses deux bords. (I, ai5, vers i63«)

CONSCIENCE, sentiment du bien et du mal : Ai-je quelque ennemi , s'il n'est sans conscience ,

Qui le vit sans pleurer? (I, i59, vers 17.)

CON] DE MALHERBE. ii5

GoNSGikNCB, idée qa'on a d'avoir fait oa d'être quelque chose :

Si Tons me demandez ce qui en revient (ce oui nous revient des bien' fMts\ je vons répondrai : une bonne conscience, (XI, loa.)

Poor une chose vulgaire que nous lui rendons (à notre débiteur) ^ nous en remportons une inestimable, qui est la conscience d*an homme d*honnenr. (II, 637.)

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