DÉDAIGNEUX
Comme Caîus César un jour lui voulut donner deux cents talents, il fut si dédaigneux et si brave à ne les prendre point, que, etc. (II, %%y ; voyez II, 590.)
Cest chose contraire à la nature de.... se nourrir de viandes sales, grossières et dédaigneuses (qui méritent, qui excitent U dédain,) (II, 276.)
DÉDALE, au figuré :
Le malheur de ta fiUe au tombean descendue.. .^
iS8 LEXIQUE DE LA LANGUE [DÉD
Eit-oe quelque dédale où ta nÔÈ&a perdue
Ne le Mtroave pat? (I, Sg, yen 7.)
DEDANS, adverbe :
Adrametam , en Afiiqne 9 étant assiégépar les Romains, et ceux de dedanâ réduits à la dernière extrémité.... (I]« 71.)
Le contrat de mariage de M. le marquis de Rosny et de BOle de Gréqny fut lu à i'Arsenac... Je tous en dirais plus particulièrement des nou- T^es, mais depuis la mort du uauTre comte de Sliult. que j'aimois de tout mon CGBur, je ne vais guère là dedans {dans ce monaeJà), (m, io6.)
Dbdins, préposition, sens de dans :
•••. D*étre inconsolable, et dedans sa mémoire
Enfermer un ennui, N*est-ce passehmr...? (1, 41, vers 45.) .... Pour achever leurs journées.
Que les oracles ont bornées Dedans le tr6ne impérial.... (I, 83, Ters 917.) YoycB, d-sprè», p. 160, DiHoms, dernier esemple; et 1,3, TOrs ai; 71, vert 57 ; 73. ▼en 106; 74, ▼en 119; 86, Tcn 38; i85, fen 69.
Pae DiDAirs, à travers :
Un feu {de polean^ qui ne procède pas de soi-même, mais conçu dans qnd« que caverne profonde jette ses flammes^or dedans cette montagne* (H, 61 a.)
DÉDIER, consacrer, offîir :
Pour mon affection, je* la porterai où je Tau, et la rapporterai telle que je la vous ai dédiée, flll, 949.)
n m'en a promis un (un exen^iaire de son lipre), que je vous dédie. (m, 3a6.) ,
Je la TOUS dédie {ma servitude) avec la même dévotion. ... que les choses qui sont dédiées aux temples. (IV, 5«)
Sb dédibb, se consacrer, se vouer :
Je me dédie entièrement à la suivre (la volupté). (II, 9i;ToyesII, xa3, 458.)
DËDIRB (Sb) db, se refuser à :
Une.... princesse.. •• médit one tant que le Roi s'en méleroit {de faire tamour), je ne m*en pouTois dédire {me refuser à le faire). {JH, 7$.)
DÉFAILLIR, manquer :
Pai suppléé des choses qui défaiUoient au texte latin. (I, 460.)
Un homme n'est point pauvre an regard de ce qu'il a, mais an regard
de ce qui lui défaut, (II, 685.)
Yoya tome I, p. 464; tone H, p. 33i, 4i5, 708; toliie III, p. 271 489.
DirAiLUB, faiblir :
La présence de la mort ne lui change pas ni la couleur ni la parole» et quand il défaut, c'est alors qu'il a moins d'appatence de défaillit, (II, 379.)
DÉFAIRE, vaincre :
.... Son bras défit l'hérésie,
Et ton savoir l'impiété. (I, 967, Ters 9.)
DÉFAUT, manque, insuffisance, imperfection, vice : L'excès est aussi bien vice que le défaut, (II» 19.)
DÉF] DE MALHERBE. iSg
••.. Demi-mort, par le défaut Da Muig Tené d*une blessure»
Tu fus remporté de Tassant. (I» lai, yers 198.) Cet effet de Totre bonté a fait rougir mon affection par la connoiisance de son défaut, (IV, x5o«) Beauté, par qui les Dieux, las de notre dommage^ Ont Touiu r^Mrer les dé faute de notre âge. (I, ai, Ters 14.) Yoyatoaie I, p. 35, yen 76; tome II, p. 19, m, 339, 554; tome IV, p. 108.
DÉFENDRE, se défbndeb :
.... Votre cruauté....
Me défend d'anÎTcr au bonheur où j^aspire. (I, 140, vers 7.) .... Un émail dont la TÎfe peinture Défend à l'art d'imiter la nature. (I, 9a6, vers 4.) [Nous] Lui défendons la jouissance Du repos qu'il nous a donné. (I, 77, vers 49.) •••• La garde qui veille aux bairières du Lonrre ▼.80.)
N'en défend noint nos rois(ji« Us défend point de la mort). (I, 43, Je ne trouve pas qu il y ait moyen de le défendre, sinon d'autre ikute, pour le moins de n'avoir pas bien pratiqué ce que l'école des stoiques lui pouvoit avoir appris. (II, 34.)
Je vois des robes de soie, s'il fiint appeler robes ce qui ne défend ni le corps ni la honte. (II, aa6.)
Dure contramte de partir,
A quoi je ne puis consentir.
Et dont je ne m'ose défendre, (I, i4i« ▼ers 3.)
DÉFÉRER, traduire en jastice, accnser :
U ne falloit point demander que deviendroient ceux qui étoUnt défé» rés (en latin : reomm); on les traitoit tous d'une même sorte. (II, 75.)
DÉFERMER, pour ouvrir, blâmé par MaUiobe cfaes des Portes. (IT, 4a5.)
DÉnER.
On le défia an dimanche prochain à rompre en lice, armé, (m, 39.)
Si DiFUR DB, craindre de :
Ces arrogants, qui se défient ^
De n'avoir pas de lustre assez,
Impudemment se glorifient
Aux fables des sièdes passés. (I, 67, vers 41 et 43.)
DÉFLUXION, flujt d'humeur, catarrhe, etc» :
L'un (des médicaments),,,, est bon pour le divertissement d'une dé^ fiuxion subite (en latin : vis subita et humor\ (II, Soi.)
Une dé fluxion (en latin : distillatio) qui n est pas encore ordinaire fait la toux au conmiencement, et à la fin.... ulcère le poumon. (H, 58a •)
Yoycs tome II, p. 601 , 607. Voyes aoisi l'artide Dnnui (ÈTai).
DÉFORMITÉ, laideur :
La déformité des esprits se fera connoitre par le soin qu'on aura de Tembellissement du corps. (II, 16.)
DEFOUIR, le contraire à' enfouir :
Pourquoi lui voulons-nous éU fouir son trésor? (II, 9i3.)
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