ESTIMER
Dms-je estimer l'ennui de me séparer d'elle
Autant que le plaisir de me donner à Dieu? (I, ipS, vers i3.)
Il n'est pas possible qu'un autre nous estime ce que noos*mémes nous estimons . (II, 41.)
Cett.... estimer beaucoup des choses qui ne sont pas beaucoup tsii* mables. (II, 58i.^
Testime si peu le monde qae je t^estime pas {c'est-à-dire qvCU m^est indifférent) en quel habit nous £usions le peu de chemin que nous aurons à y faire. (IV, 45.)
EsTuiEm, regarder comme, penser, croire : Entre tant de malheurs estimant une grâce.
a34 LEXIQUE DE LA LANGUE [EST
Qo'nn monarque si grand les regarde coorir. (I, 5, Tert 35.) Il estime déjà Mt oreille* coupables
D*entendre ce qui sort de leurs bouches damnables. (I, 8, Ters io6.) .... Le malheur que j'ai chacun Vetiime sien (I, 179» rtn 14*} [Son crime] (Test que je Taime, et qu'on estime Qu'elle en fait de même de moi. (I, i5iy tcts 17.)
Vous aurez bientôt M. Vaquette en Provence, pour tous rendre raison de ce que tous estimeM qu*il ait acheté du Gascon. (III, Sa.)
Les Mages.... lui sacrifièrent (i Platom^^ comme Vestimamt mwoa eu qnelaue chose au-dessus de la condition orduuûre de l'humanité. (Il, 481.)
Soit qu'il ait estimé n'en aroir plus de besoin (Je jfrenJre ces «aa»),.., il a rompu son Tojage. (IV, ao.)
Voyei I, i3, ▼. a45; 53, ▼. 17S mp. $ a97, ▼. la; 3oi, ▼. ag; 3o6, ▼. i. Sstimer de revoir^ poor estimer reeeir, blAmé cbei des Portas. (!▼» 466.)
ESTOfilAC, cœur :
Il {Je pauvre) n*a point de sollicitudes au fond de Vestomae, (II, 619.) Les autres joies reiftchent bien le front, mais elles ne remplissent pas
Vestamae (eit tatim : non implent peotos); ce ne sont que fumées. (II, 3Si ;
Toyez II, 407, 48^f 517.)
ET, emplois divers :
Ce qui nous rient de la libéralité de nos amis, or, argent et tonte antre chose, ne sont pas proprement bien&its. (II, 11.) Je suis plus rocher que tous n*étes
De le voir, et n*étre pas mort {sans en mourir), (I, xS3, vers a4.) Où trouves-tu qu'il faille avoir semé son bien, Ei ne recueillir rien? (I, 99, vers a8.)
Si quelqu'un n'a point de maîtresse, et n'entreprend la recherche de quelque femme dlmportance {si quelqu^un^ n*ajreni pas de maùrtsse^ Vsih treprend.,..)fCeten. un homme sans courage. (II, i5.)
Comme osex-vous appeler bienfidt deux ou trois arpents..., et quand on vous a donné des campagnes..., vous faites difficulté d'avouer qu'on vous ait rien donné? (II, 95.)
U {Dieu) ne s'est point contenté de nous apprendre à dire avec on chalumeau quelque vaudeville, et {et eela\ de mauvaise grâce. (II, 96.)
Quand ils payeront tous, et moi aussi {je paferai aussi), (II, 186.)
J'avais besoin de cette agitation : comme de fait je m'en suis fort bien trouvé, et pour ce je me suis fait promener plus longtemps. (II, 46t0
Je leur écrirai par la première voie, incontinent ei aprto nos cmmonies. (III, 188.)
Il y faut aller, et dût-on {quand on devrait) mourir de faim. (Il, 3a6.)
C'est par une façon de parler figurée, comme quand nona disons que la loi est une règle qui juge ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, et toutefois une règle de soi n'est pas chose désirable. (II, loi et xoa«)
Votre intention n'a pas été ae faire plaisir au père, mais au fils, et cependant vous ne saviez pas seulement que je fusse son père. (II, 160.)
Vous n'eussiez guère moins donné que voire vie, ei qu'il eikt {pour qu^U eût) perdu la sienne dans le berceau. (IV, so5.)
Voyes I, 16, vers 340; ai8, ven 6; 3oa, vers 5; II, p. 94, 1. iSctdaniière; 35, I. la et i5i 97, 1. 19s 10a, 1. 4; 6a6, 1. a6.
Et.... kt:
Ce n*est pas nn grand témoignage d*niie volonté bien disposée, qn*an
«TA] DE MALHERBE. a35
m^hant lit on un maoTais habillement, sinon qn*il y paroiise..,. «/ de réleetion et du consentement à tes aYoxr. (Il, 34o.)
Et, où nous employons ehl (c'est Forthographe constante de Malherbe et de son temps) :
Et quoi donc? (II, 45, m, etc.)
Br, pour «î, bUmé par Malherbe dans ee ven de des Portes :
Qtt'il n'a pas moins d'attnits, ni de force et de grAoe. (lY^ 467*)