‹ Œuvres de MalherbeChapitre 308 sur 740 · FABULEUX · texte numérisé non relu

FABULEUX

Cesse, P6, d*abnser le monde :

n est temps d*6ter à ton onde

Sa fabuleuse TQjKaXé. (I, 198, Ters 9.)

FACE, TÎsage :

••••Si tous ses appas sont encore en sa faee^

Cest que l'amour y loge.... (I, Sg, t. 40; roy. I, 46, t, 48; 81, t, 149.)

Facb, apparence, ressemblance:

La Rochelle est en poudre et ses champs désertés

N'ont faee que de cimetières. (I, s84, ▼. 5; ▼oy. I, 3ia, t. ao.)

FÂCHER, troubler, mécontenter, irriter, gêner, nuire à :

Que iaitef-YOUS pour eux, si tous les regrettez ? Vous féehez leur repos.... ^I, i3, Ters «44 •) .... Comme un criminel qm chemine au trépas, Montrant que dans le cosur ce Toyage le fdcne^ n (U soleil) marche lentement.... (I, 17, Ters 370.) .... Les éclairs de ses yeux Étotent comme d'un tonnerre, Qni gronde contre la terre, Quand elle a fâché In cieux. (I, 89, Ters f>o.) Être fàehé {mécontent) de la Tie. (II, 383.)

Ce peuple.... aToit.... toujours essayé de porter les guerres si loin, que le bruit ne lui pût ficher ni les yeux ni les oreilles. (II, i54-)

Vous les TonJez mettre (les affaires de votre maison) en tel état que tous en puissiez tIttc sans rien faire, afin que la pauTreté ne puisse ni tous fdeher^ ni tous donner sujet de fâcher personne. (II, 334*)

Nons aTons trob choses qni nous fâchent principalement en nos maladies, etc. (U, 6o3.) Toyei tomt I, p. 9, t. ia3; p. 116, t. a3o; p. 309, ▼. 3; tome II, p. 196, 33o.

Sb Ficun, être fâché, s'afHîger, s'inquiéter, regretter:

De quoi nous fâchons-nous tous les jours, que de la prospérité de eeax qni ne valent rien? (II, 42.)

aSo LBXIQUE DE LA LANGUE [FlC

Qnand Tiendra le joar que je pooiraî faire paroltre mon affection à lai à qui je sois Unt redevable? Ne vous fàetut point : le jour que tous cherchez est venu. (II, 49-)

Nous ne pouvons, sans nous fâcher^ être priTés de tant de commoditéa que nons «Tons (II, 636.)

Elle.... ne se fdcha point de devoir la TÎe à ceux sur qui elle avoit en puissance de la vie et de la mort. (II, 73.)

Prenez- vous plaisir de TÎvre? vi^ez. Fous en fdeheZ'Yonà? tous ètei libre de tous en retourner d'où tous êtes venu. (II, 54 1*)

Ce sont les lots du monde où nous sommet. Vous y trouvez- tous bien? suivez-les. Fous y /ac/«es-TOUs ? tous âTcs une infinité de portes ouvertes. (II, 780.) Yoyes tume II, p. 460, 481» 494i 73o.

Il MB wkcEEy impersonnel :

Avez-Tous quelque autre chose qn'î/ vous fâche de perdre?... // pous fâche de laisser la rôtisserie, où tous n*avez rien laissé. (II, 600.)

En disant deux ou trois mauvais mots avec peine , et coiume a'U bu fâchait de remuer les lè^'res, etc. (II, 38.)

FÂCHEUX, malhearenx, pénible, tristOi désagréable:

Nous ne reverrons plus ces fâcheuses années

Qui pour les plus heureux n*ont produit que des pleurs. (I, 7a, vers 80.)

Que le fâcheux nom de cruelles

Semble doux à beaucoup de belles.

Cela se peut facilement. (I, 97, vers i3.) La patience aux tourments et Tabstinence en une fâcheuse maladie. (U, 5ii.)

Nous ne donnerons pas sitôt à quelque fâcheux riebe {en Uuin : divid importuuo), qu*à un pauvre que nous jugerons honnête homme. (II, 9a.) Yoyei tome I, p. 140, vers a var, ; tome II, p. 3i, 3ia.

FACILE, libéral :

Maroellinus.... étoit facile et ne donnoit rien de si bon ccmir que 1' sien. (U, 697.)

Facile 1 faire une chose, qui la fait facilement :

Nous sommes faciles à recevoir des impressions. (H, 3o8; voyez 1, 17, vers 345 ; II, 3ai.}

FACILITÉ (d*nne occasion) :

S'ils ne payent point, pour le moins ils savent bien qn*îls doivent..., et se peut faire qu'un jour..., par une occasion dont la facilité leur fera prendre courage, ils se rendront capables de revanche. (II, 5a.)

FAÇON, manière d'être, tournure , maintien :

Que sa façon est brave, et sa mine assurée! (I, a8o, vers 69.)

Vous coonoitrez un qui est hors de sens, au visage et à la façon, (II, 4540

Db façon, d'cnb façon, en façon :

Je veux vous dire franchement.

Et de ma façon librement

Que votre Histoire est une école. (I, 289, vers 107.) De cette façon (si nous suivons ces conseils)^ la fortune ne nous abattra jamais. (II, a86.)

I« monde est et sera toujours itune façon (toi^ours le même), (II, x6.}

FAI] DE MALHERBE. • aSi

c Agité » est mis (conttrwt) éTune fa^on qu'il semble se rapporter à TAmour (IV, i49 ; ▼oyez II, 379.)

Ne se pOQToir contenter en façon qoelconque. (Il, 89.) Voyei tome II, p. 139, 337, 270, 479, 59a; tome IV, p. 287.

FACTEUR, agent :

De niattre il devient son procurenr et son facteur (il iCy a dans le latin que proeurator). (Il, 3 17.)

FAILLIR , manquer, dans le sens absolu , neutre et actif :

JeTondroisbien tous eutretenir plus longtemps^ mais au bout de l'aune faut le drap : je n'ai plus de matière. (III, 88.)

L'adultère.... lui tira un coup de pistolet, qui faillit, (111^ 10 1.) La belle Oranthe sera tienne :

Cest chose qui ne peut faillir» (I, i55, rers 75.)

Nous arons une infinité de choses à l'entour de nous qui nous regardent, et ne font qu'attendre Toccasion d'entreprendre sur nous. Si les unes faillent^ les autres exécutent. (II, 63a.)

Le papier me faut; je m'en vais finir. (III, 3.) .... Son trop chaste penser....

Se moquera de mon martyre :

Supplice qui jamais ne faut Aux désire qui rolent trop haut. (I, i3i, rers 29.)

Socrate dit un jour tout haut eu la présence de ses amis : c Paurob un manteao, si j'aTOis deTargent. t.... Après cela, quiconque se hftta le plus (Je lui en donner), il tarda trop; il apoit déjà failli à Socrate. (II, a4a.)

Je ne crois pas que.... en tout ce qu'on appelle adversités, il y ait autre mal, sinon oue l'esprit se plie,... que les genoux lui faillent, (II, 554.)

Vous me direz que Socrate eut trente tyrans en tête, et que jamais ils ne lui purent faire faillir le cœur. (II, 373.)

Ceux qui prennent la chasse (la fuite) ne faillent jamais d'être abattus, (n, 606.)

Aussitôt que j'eus reconnu ce que tous étiez, je ne faillis pas de mettre la main sur tous. (II, 394.)

L'espérance seule m'a appelé. Quand elle m'a failli, on n'a point été en peine de me dire deux fois que je me sois retiré. (IV, 3a.)

Il est des bétes qui, de peur qn*on ne les trouve, brouillent leurs Toies à l'entour de leurs gites. Il vous en faut faire de même : autrement tous nefautlret pas d'être suiTi. (II, 53 1.)

Je m'en suis venu Ters son logis, estimant bien qu'il ne faudrait pas de s'y en revenir. (III, a 76.)

U n'y a si bon archer qui ne faille Quelquefois le blanc. (Il, 6a t.)

Le sujet pour lequel je vous aemanaois le chiffre est failli. Toutefois il en peut renaltiv d*autres. (III, 3a3.)

Je crois que dans quatre ou cinq jours le sujet du Toyage de M. le marquis de Cœuvres à Bruxelles sera fait ou failli (aura lieu ou aura mon» que'). (IH, 141.) Toyei tome II, p. 3o8, 379, 558, 571.

Failu db, qui manque de :

Vous ne verrez jamais un taureau lâche et failli de cœat marcher à la tête du troupeau. (II, 710.)

FAiLLia, faire une faute, avoir tort, se tromper :

Nous ne serons plus guère ici. Je faux de dire «guère, s parce que toutes les heures me seront des années. (IV, 179.)

aSa LEXIQUE DE LA LANGUE [FAI

Géiiii..*. qui ftoa (jtèehe) quand il se denre point.... (II, 66i.) Quand je lui Touai mon terrioe, FaiUU'-\e en mon élection? (I, 17$, Tert ai.) La mort est le senl ennemi contre lequel je ne pnit faxUir de me prépurer, parce qu'indubitablement il me faudra Tenir aux mains aTec elle. (H, 54«.)

Voyea tome I, p. 16, Tert 336; p. 71 , Ten 60; p. 191, ^nm i3; p. «49, van i ; II, p. 196, 164.

FAIM de gloire. (I, 55, Ters ao8.} FAIRE.

I* Faibb, avec des régimes directs précédés ou non d'an article 00 d'un autre déterminatif.

Pour fiMfliter Im recherches, nom rangeons ces régîmes dans Tordre alpbabétiq— .

Le président Richardot étoit Tenu ici faire une ambassade. (10, 106.) .... Quelque assaut que te fasse [Poubli], [Ta louange] N*aura sa fin terminée Qu'en celle de Tunirers. (I, gS, rers ai 5.)

Un jeune «rente, de qui toute la vertu n'étoit autre chose qu'une aam* tance extraordinaire que la fortune faisait à ses témérités.... (II, ai.)

L'association qu'il me fak^ et le soin qu'il a de moi, me rendent ooiipabie,... ai, etc. (II, 180.)

.... Un autre perfide.*..

De pareilles armes s'apprête A faire un pareil attentat. (I, 78, vers 60.)

Dmuis que nous a^ons donné une chose à quelqu'un, il ne liû en îànaX jamais plus parler. Ainsi l'avertissement que nous n'osons faire^ le présent le fera, (II, ao.)

J'ai promis à Mme de Pisieux le ballet de la reine Louise, fait aux noces de M. de Joyeuse. (III, a58.}

Chacun sait le mérite et la réputation de Marcns Agrippa^ remarqué, entre autres choses, pour avoir..., fait des bâtiments.... victorieux de toutes les msgnifioences précédentes. (II, 8a.)

Ce n'*est pas chose qui me fasse besoin {dontj*aie besoin). (II, 38.)

Si elle (m nature) nous a contraints à quelque chose, elle nous m pourvus de ce qui nouBj fût besoin. (II, 714; ToyezII, agS, 33o, 363, 475, 590, 697.)

Laplunart du monde.... n'estiment pas comme ils doivent les biens que les Dieux nous ont faits, (II, 4a; voyez II, 43.)

Étant le bienfait de cette nature qu'on y regarde principalement Tnffection, il est à présumer que qui a été longtemps à le faire a été longtemps sans le vouloir. (II, 3.)

Tout cela sont bienfaits; car ils se font pour notre commodité. (II, io3 ; voyez II, 55, 64.)

Des bienfaits que les enfants revivent des pères, les plus grands s«int ceux qui leur sont faits sans qu*ils en aient ou la oonnoissance, ou la tolonté de les recevoir. (II, 193.)

Passant,... fais ton chemin ; je ne t'appelle point. (I, 36 x.)

Faire cession. (Voyez, ci-dessus, p. 89, Cxssiox.)

Les combats qa^avoit faits Minutius en la Ligurie n'étoient que simplet rencontres. (I, 4^70

M. de Rambure, qui a un régiment de deux mille hommes, a mandé à la Reine que s'il lui plaît lui faire le commandement, il taillera en pièces tout ce qu'ont ces Messieurs. (lU, 4i3.)

FAI] DE MALHERBE. a53

YouB aurez bientôt fait Totxe comniiMioii (pous sortirez iientàtde charge),

Aoflaî ne peut-on nier que les biens qui ont fait la clôture d*une yne hkgk heureose.... ne puissent faire cooiparaison arec les biens qu*on met nn premier degré. (H, SiS.)

Faites comparaison de leur Tie, tous en trouTem Ton chagrin.... l'an- Ire» etc. (II, 67.)

D*où s'est coulée en moi cette Uche poison, D*O0er impudemment faire comparaison

De mes épines à mes roses? (I, 996, vers 96.) Qui se doit ressentir d*un bienfait se prépare à le reoonnoftie dès l*benri même qu'il le re^it. Chrysippus en fait comparaison aux ooureort qui aont à rentrée d*une barrière. (II, 89 ; royea I, 88, vers 17.) Mercure fera son couchant à la Tue de Saturne. (II, 690.)

[Les Dieux] Ont fait un coup de leur foudre. (I, i3, tcts 6.) .... Toujours par semblable voie Ne fomt les planètes leur cours. (I, 54, Ters 184.) Chaque saison y fait son cours. (I, i47f v. 1 1 ; yoy. I, 196, ▼• 34.) [Ses cheraux] ignoranu de la course <|a'ils font. (I, 18, vers 375.)

Un autre m^avoit fait de la courtoisie...; mais depuis il ma traité si ontiageusement.... (II, 173.)

Qm est^e qui Toudroit.... bailler un dépôt à un qui fait eoutnme de les nier? (II, 1 17.)

Quelque cruauté que la fortune me fasse,,,, (II, m.) Tous les régiments entretenus ont fait crue (se sont recrutés) de deux mille hommes chacun. (III, 4^40

Tout ce qui peut tomber en dispute est compris dans quelques bornes, el n*est pas permis au juge d'en faire la décision à son plaisir. (H, 57.) J*ai sa faire la déUTrance Du malheur de toute la France, Je la saurai faire du mien. (I, i54f ^^ers ^6 et 48.) n faisait \u dépense de quelques jeux. (II, 36.)

Cest chose qu on Toit ordinairement, qu'un grand, pour fmre dépit i ses scrriteurs présents, magnifie ceux qu'il a peitius. (II,.aoà.) Faire déplaisir. (Voyez ci-après, p. a55, 1. 4^) Pour ne faire point déshonneur à notre siècle, concluons, etc. (Il, 16.) Seroit-il raisonnable que la personne pt*.,* du déshonneur à l'action?

.... Ayant fait dessein de miner ma foi. Son humeur se dispose à, etc. (I, i35, tcts a8.) Glycère fait mes destinées.

Et comme il lui plait mes années Sont ou près ou loin de la mort. (I, 10 1, ▼ers4o.) L'étonnement de Toir une éclipse de soleil lui fit fermer son palais, et raser le poil k son fils, comme s il eût fait le deuil, etc. (II, 141 •) Ils les envoient à l'école, arec menaces s'ils ne font leur deroir d'étndier.

Quelle différence faites^rouê d'être assommé de U chute d'une monta*

gne, ou d'une tour? (II, 47>*)

n a fidlu quej'aitf fait ce discours (que /aie dit ce qui pr4cèdë)^'^ata ta» battre l'insolence de (juelques-uns. (II, 77; voyez II, 44, 9a.)

Bien que j'eusse déjà fait ce discours plus au long, etc. (II, S99.) n y en a...« qui.... veulent qu'on fasse distinction de bienfaits» oe devoirs et de services. Ib appellent bien£ûtf etc. (U, 67.)

aS4 LEXIQUE DE LA LANGUE [PAl

Ne se marier que pour faire diToroe, ni faire diToroe que poor se nwrier.... (II, 66.)

Pource qa*il ne se passe presque aadience où U ne se publie qaelqaedi- Torce, à force dVn ouir parler eUes ont appris à le faire {à faire te Ji^arca, à divorcer)» (II, 66.) Ce forent de beaux lis, qui....

Devant que d'un hiver la tempête et Forage

A leur teint délicat pussent faire dommage, Ters ai a.)

S*en allèrent fleurir au printemps éternel. (I, is. Ter» ao3; TOjtK I, la. Les doutes que len femmes font Et la conduite qu'elles ont

Plus discrèie et plus retenue.... (I, is3, vers a55.) U prit le pot de rhamlire pour faire de reau. (Il, 75.) Ce que Ton dit d'Orphée est bien peu véritable.... Cettes, si les beaux vers faisoient ce bel effet, Tu ferois mieux que lui ce qu'on dit qu'il a fait. (1, 199, vers 7.)

N'ayant pu ni mourir à leur fantaisie, ni faire élection des instmmcnts pour se tuer, etc. (II, 54^0

Jamais ses passions {Us pauîons de CÀmour^ par qui cbacnn soapîre. Ne nous ont faii d'ennui. (I, i5o, Ters 18.) Tout ce qui est bien dit, de quelque part qu*il Tienne, je fais étal qu'il est mien. (II, 3a3.)

C'est aux magnanimes exemples Qui sous la bannière de Mars Sont faits an milieu des hasards ,

Qu'il apprtient d'avoir des temples. (I, ti3, rers i63.) Spinola Tentretient fort, et lui a fait un festin très-magnifique. (III, i35.) Ij 7 a une belle dame à qui on a fait fête de l'aigre de cèdre (f u'oa « régalée d'aigre de cèdre). (III, 373.)

Vons me faites une question.... qui mérite bien d'être disputée, et où il sera temps de faire la fin de notre discours. (II, a430

Vous verres combien a peu de i;râoe la légèreté des hommes, qui chaquejonr font de nouTcanx fondements de leur vie. (Il, 3 10.)

C^t un Grec, de qui les pointes trop déliées se rebouchent le plus souTent, et sont si foibles, que même quand elles semblent faire quelque force, elles ne font antre chose qu'égratigner. (II, 9.)

U n'y a jour qu'il ne faille employer oomme si c'étoit celui de la retraite, et qui fit fourniture entière de la somme {des jours à vivre), (II, 3o4.) Qui n'eût cru que ses murailles {de Sedan), Que défendoit un lion,

V^eussent fait des funérailles {occasionné des morts) Plus que n*en fit Uion? (I, 88, vers a3 et a4.) Je ne trouve la paix qu'à me faire la guerre. (1, iSg, Ters as.)

Les rices.... se font guerre perpétuelle pour s'entre-chasser. (II, 16.) .... Que vous.... teniez votre âme si ferme en la po^nre où tous l'avex mise, que vous fassiez habitude ce qui n'est qu'un mouvement. (U, 3s3.) Après tous les soins que nous aurons apportés à en faire une bonne élection, nous y pouvons aussi tôt faire hasard que rencontre. (IV, 5i.) Toutes ces visibles merveilles....

N'oif -elles pas fait une histoire....

[Que] L'oubli ne sauroit effacer? (I, 80, vers i38.) Mon père m'eût exposé quand je vms au monde, il vol eût fait injure da m'avoir engendré. (II, 81; voyez I, f35, vers 34; 3oa, vers 16.)

U a une belle maison, mais il fait l'intérêt de l'argent qu*il en a baillé. (U, 675.)

FAI] DE Malherbe. ass

n Tons iandroit bien one longue lettre pour tous remplaoer eette longue intemiission qne j*ai fkite de tous écrire (III, 488.)

U est de« cboies qui oui une montre douieose, et qu'on ne peut tenir poor honnêtes, que premièrement on n'en faste l'interprétation. (II, 106.)

Quand la question est si la chose a été faite ou non, les témoins font le jugement de la cause. (II, 58; ToyezII, a5.)

Si nous en faitoiu autre jugement.... (II, 86.)

Épicure, qui étoitsi sarant en Tolupté qu'il en ftUoit leçon.... (II, 33 1 ; Toreft II, 84 )

Ces premières le^ns qn*on leur fait (ottx enfants) de oonnoltre leurs lettres, et de les assembler.... (II, 693.)

On étoit alors aux plus grandes chaleurs de l'été. Cela lui fut un prétexte de leur emprunter leurs voiles et leurs rerges, pour faire un lieu où ils pussent manger à Tombre. (I, 458.)

[La Tertu ...] leur fait des lois, vers 95; i35, vers 33.)

Que Diane auroit peine à snirre. (I, 147» vers 40; Toyex I, 33,

Quand un homme n'a nen qui l'excite, qui lui fass^ noise, ni qui.... lui donne sujet d'éprouver comme il a le courage en bonne assiette... , ce n'est pas tranquillité. (Il, 599.)

Si je !e nourris (mon pire) ^ je lui rends plus que ce oue j'ai de lui; oar.... la nourriture que je lui fais ne lui donne pas tant ae contentement comme le témoignage qu'en cette action il a de ma bonne volonté. (II, 8a.)

Si j'ai jeté de la terre sur un mort que je ne connoissois point, c'est on office que j'ai fait à l'humanité. (II, i6a; voyex II, lao, 161, 493.) Que de leur feuillage sans nombre A jamais ils puissent faire ombre

Aux peuples de tout l'univers. (I, 8a, v. 199; voy. I, So, t. txo.) La Justice le glaive en main Est un pouvoir autre qu'humain....

Elle seule fait Tordre.... (L ayif vers 88.)

La pointe d'un canivet vous fera l'ouverture d'une liberté perpétuelle, (n, 541 ; voyez II, 181, 5oi.)

Il ne s'en voit point qui fassent papier (^ui tiennent un compte en règ^) de ce qu'ib donnent. (II, 6.)

Cest à elle {à la portu) de faire le pas devant, de conduire, de comman* der. (II, 91.)

La jontume de vivre, plus forte que loi du monde, nous fait bien passage i des choses qui n'ont point de loi. (II. iBa.)

••.. Mener dans des solitudes scabreuses et pénibles, pour avoir l'exereioe de se faire passage en des lieux qui n'en ont point (jjui n* ont point Je passage). (II, 149.)

La plainte que nous faisons à cette heure,.. . qu'il n'est point de prud*bomie..., nos pères Vont faite devant nous. (II, 16.)

Si la revanche étoit indubitable, quelle gloire y auroit-il de faire plaisir? (II, 5; voyez II, 45.)

n s'en offre un à (ua homme s* offre à) me faire plaisir.... mais il ne le peut faire qu'il ne se fasse déplaisir. (II, 35 )

Cauvet,... beau-père de Piles et père de Bonnes, qui sont les deux abo-

sttite. (II, 17a.)

A peine en leur grand nombre une seule (femme) se treuve

De qui la foi survive, et qui fasse la preuve

Que u Carinioe te fait, (I, 59, vers 39 et 3o.)

a56 lexique de LA LANGUE [FAI

Cette prooédure si tranquille ett une preareqni ne se pent fmtt qoeper on esprit bien judicieux et bien ratsis. (II, 38s ; Toyez I, su, rera 63.) Le mépris efironté que ces bourreeux me cracbent, Ln preuves que je/où de leur impiété. (ly 7, ven 8 1 ; Toy. 1, 147^ T. 3s et 33.) L'autre (7iii^)..«. Vu un prix de ta vie à Tinjuste supplice. (I, 16, Ters 335.)

.... La conTcrsation, de laquelle nous nous bannissons, si nous fmuams des professions différentes. (II, S76.)

L*un.... est luxurieux, Tantre est sujet à faire des querelles. (Il, 117.)

La reoonnoissanoe que nous fa'uont d*un plaisir est plus à notre avantage que de celui qui le {la?) reçoit. (II, 617.)

Quand par notre industrie nous nous sommes Cait quelque bien, nous n*en devons point de reoonnoissanoe, parce que nous n^avons à qoi la faire, (II, i44; Toyez II, 67, lia, 187.)

Il vous est demeuré assez de personnes, de qoi, si tous les aTiez perdues, je ne doute point que tous ne fiuieM les mêmes regrets et ne tmssiez le même langage. (IV, 198.) .... Le miDeste remords Que fait la peur des supplices. (I, S7, Ters 3s.)

Faire rencontre. (Voyez p. s54t 1> 4^ - /^'^ hasard.)

L'ouvrage du monde ne se maintient pas pour être étemel, car il ne l'est pas ; mais pour la résistance que le soin de son conducteur fait à sa corruption. (Il, 480.)

La foudre, après avoir fait un grand éclair et quelque mine notable, s'en retourne par un petit trou. (Il, 473 ; voyez II, 74.)

Son épée.... n^avoit îamais fait de sang. (U, 356.)

Les [sciences] vulgaires sont celles que les artisans foiu avec U main, (n, 693.)

Faites le même scrupule que je fou : ne soyez ni prompt ni fadle à présimier de vous. (II, 3a i.)

L'une des cboses do monde que je fais le plus mal Tolontien, c'est d'importuner ceux à qui je ne puis faire service. (IV, i4o.)

Les services que nous sommes capables de leur fairey etc. (U, i38; ToyczII, aa3.)

[Ces bointés] de qui le cerveau l^er,

Quelque service qu'on lui fasse^

Ne se peut jamais obliger. (I, 108, vers 19.)

Si je me tiens ce langage, si je le tiens à la postérité, ne trouvez-vous pas que je fais plus de service (en latin • jpltu prodesse) que de comparoitre à nne assignation...? (II, a86; voyez U, 41 )

Qui peut ignorer que.... Monsieur le pr^ident Janin [ne soit] un personnage, à qui ses longs senrioes, toujours très-fidèlement faits et ton« jours très-beureusement réussis, ont fait avoir une approbation, etc.?

Si j'ai cette bonne fortune de mourir premier que tous, qui est tout le •oubait que je fais à Dieu, etc. (IV, 3, note 4.) .... Achille, de qui la pique Faisait aux braves d'IÛon La terreur que fait en Afrique ^ Aux troupeaux l'assaut d'un lion. (I, 53, vers 17s et 173.) Il estime déjà ses oreilles coupables D'entendre ce qui sort de leurs bouches damnables. Et ses yeux d'assister aux tourmenU qu'on lui fait. (I, 8, tcts 108.)

Une défluxion qui n'est pas encore ordinaire, fait (priduit) la toux an oonmeDoemeat. (II| 58s.)

FAI] DB MALHERBE. %S'j

ITett-oe pfts le plui grand trait d*ingratttade qne tous sauriez faire? (n, 5a ; Toyes I, 3â, yen i8.)

Il ii*y a penonne à <pi pins nisonnablement tous deriez de la pitié, qa*à ceux qui en sont dignes par le mauTais traitement que leur fait votre froideur. (IV, i6i.)

Pourquoi veut-il que les bnguMiots lui en faueni vengeanoe (U pengmt)} (IV, i85, note i.)

Ce fut sans mentir faire une vergogne à la mort (em iaiim : moitt oontameliam iacera). (Il, $4^0

A quel propos me résenrerai-je.... à tontes les rei^gognes que me voudra faire un insolent et cruel ennemi? (Il, $41 ; voyez 1, 11, ven aïo.)

Osons-nous bien appeler qnelqn*un serviteur, et faire la vie que nous faisons? (II, 77 ; voyez H, 33o ; tV, 370.) ^

Demandez à qui vous voudrez de ceux-ci qui vivent de brigandages.. •• s*ils ne scroient pas plus aises que Fargenl leur vint d*autre façon. I^ plus enragé de tout ce qu'ils sont vous dira qu*ii seroît bien content de n'en faire point la vie, pourvu qu'il en e&t le revenu. (H, 108.) Je m'impose silence En la violence Que me faii le malbeur. (I, 164* ^ers 17.) .... Qui s'est nettoyé de vices Ne loi faii point de voox (à Jupiter) qui ne soient exaucés. (1, 160, vers

a4 ; ▼oyez II, 93.)

Yoya I, 90, ▼. 3a (faire pîtîé): 53, v. 178 par, {faire bièebe); 67, ▼• 47 {faire foi); 09, V. tSô {/aire le memge ds); ia3, v. a4o {Jaire ramoiir) ; i5o, ▼. i3 {/aire honte); i5o, v. i3 {/aire jnitio») ; 160, v. 4a {/aire on songe) ; 187, ▼. 127 {faire «gne de); «87, ▼. 5i {/aire sa gntle) ; 307, ▼. 3o {yeette <fià/ait les jonn) ; 317, ▼. 4 {jaire quelques efforts). — Toycs en outre, dans le Lexique^ Acn, Cas, CoMm, Com- •ULTATMMr, Eema, État, Êtiik, Fin, Min», Bfmi, Moinrai, Omai, Qovia- Toai, pAsisa, Pdkon, PaonMioir, Raboh, Séwoa, ete.

A* Fâiu, rendre, faire devenir (voyez ci-après 5», Si rAnui} : De vaillant /«V couard, de fidèle fait traître. (I, 6, ven 40.)

Je vous fertù bien phu ébahi, quand je vous dirai qu'il fait bon être à la torture. (II, 55a.)

Louez leur magnanime orgueil,

ration.

tata est) comme elle est aujourd'hui. (Il,* 4^4 ; voyez,* à VintroitÊettûn

grammaticale, l'artioledu Participe passé.)

^ Il le recndllit,... le fit panser un mois à ses dépens.... Ce soldat en disant adieu devoit faire son hôte tout d'or, et ne lui demandoit point plut lony terme que de se voir auprès de son prince. (II, lag.) Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatienn; Et tombent avec eux d'une cnnte commune Tous ceux que leur fortune Faisoit leun servitenn. (I, a74, ven a4*}

Aussitôt que le coup tragique

Dont nous fûmes presque abattus

Mat fait la fortune publique

L'exercice de ses vertus. (I, ai3, ven gS.) Toyes tome I, p. 84, yen 9; tome II, p. 39, a8o, 553, 58a.

3« FiOB, suivi d*tin infinitif:

.... L'acte le plus relevé

a58 LEXIQUB DE LA LANGUE [PAI

Qoe januif lliiftoire ait fait lire. (I, 9o6, rtn 4.)

[Cet amant] La faltoit derenîr sentible. (I, laS, Tcrt iS4-)

.... Que tn me fais bien apprendre

Qad tyran c'est que le deroir. (I, i4i* vers S.}

.... Combien de mortelles Les ont fait {ont fait les Dieux) soupirer pour elles. (I, i53y t. 38. j .... Si ton beur étoit jpardl A tes admirables mentes,

Tu feroiâ dedans ses limites {Us limites de cet empire) hewer el coucher le solôl. (I, i85, Tcrs 69.) L'ombre de tos lauriers admirés de l'envie

Fait l'Europe trembler. (I, xSo, vers 34*) Les autres pilotes me diminuent la peur ; cettui-ci me la fait ignorer. (IV, ao.)

[n faut] Faire avoir à nos vœ«K leur aocomplissement. (I, a37i vers 33.) Quand la fitveur à pleines voiles....

Vous fermt devant le trépas II, 198.)

Avoir le front dans les étoiles» ete. (I, 1x7, t. aS3; Toy. I, 394 ; .... Montrer à le faire {à faire notre ami) demeurer quitte la même affection que nous avons eue à l obliger. (Il, 3x.)

Autrefois ceux {les serviteurs) k qui leurs maîtres permettoient de par* 1er..., et ne leur faisaient point coudre la bouche..., présentoient limement leurs tètes pour celles de leurs maîtres. (II, é^iS.) [La douleur] Lui fait encore un coup une plainte arracher. (I, i5, v. 3t3.) Monsieur le Prince fait deviner tout le monde en quelle part il peut être, (m, i5i.)

G>mme on se le ftàsoit croire {comme on s'y aitendoit), (Œ, 180.) Ils se tournent tantôt sur un côté, tantôt sur Tautre, et ne domant que des yeux se font croire d'ouir ce qu'ils n*ont point oui. (II, 4^*)

n y en a qui se font accroire que le Roi achètera leurs droits. (111, 85.) Malherbe a écrit : « se font a croire, »

Les Dieux savent tout, et cependant nous ne laissons pas de leur fiûre des vœux.... pour leur faire souvenir de nous. (H, 167.)

Elle {tâme) a beaucoup d'espèces, qui se font parottre suivant la dlver* site des sujets. (II, Su.)

Il s'avisa.... d'avoir des esclaves.... dont l'un sftt Homère par oosur, et l'autre Hésiode.... H les /Er faire exprès. (II, 369.)

Je vous avois mandé que l'on faisait courre ici un certain bruit, qu'on Frontin, baimi d'Espagne. .., avait été fait mourir incontinent après son retour. (HI, 3oi.) Toyes tome I , p. 49, vert 94; tome H, p. la, a3, a34; tome HT, p. i33.

40 Fâibb, sniid d'infinitifs de veribes réfléchis et amenant la suppression du pronom :

GeU m'a fait ébahir {m'ébahir). (IH, ii5.)

La doute que j'ai.... me fait enhardir à vous envoyer un petit livret, (in, i55.) ^ ' ' J I-

Faire purger [faire se purger), (H, 678.) Voyes I, 147, ▼. 3o; 289, v. 96; 296, ▼. 3;; II, 67; et, d-deuns, CoimiMia.

5* Se FAiBBy activement et passivement ( voyez , ci -dessus, p, a57,a*):

Un vicieux est aussi peu supportable quand il se fait soi-même la matière de son intempérance, que quand if se donne carrière en quelque autre sujet, (II, 143.)

FAI] DE MALHERBE. aSg

Ce toir tout le monde oontoit des nourelles..., et une infinité se rantoient de TaToir rencontré, mais plutôt pour te faire de fête {se faire va^ loir) que pour Térité qu'ils sussent de cette affaire. (III, 397.)

Les nns (parmi Ut etpritt) ont une "viTacité qui tout aussitôt les porte où ils se proposent d*alier, et les autres te yeaient faire {former^ façomur) oomne arec la main. (II, 4^a.)

Cest au butin que te fait la noise (e*ett au partage du huùi qu'on te

Îuerelie,) (II, 570.) /extrême emauté plus cruelle te fait, (I, i5, rtn 994*)

Il ne faut croire que ces clartés.... te fastent auprès des astres. (1, 47^0 Cest alors que ses cris en tonnerre s*éclatent| Ses soupirs te font Tents qui les chênes combattent. (I, i5, rers 3o3.)

Il te fit deux effigies (du Roi) par commandement; du Prié en fit Tune, et Grenoble Tautre ; il /en fit une troisième par un Baudin, d*Orléans, qui te Toulut faire de fête (qui te mit Je la partie^ fit la èetogne), sans en être prié, (in, 178 et 179.)

La donte que j'ai.... me fiât enhardir à tous envoyer un petit lifret qui t*eti fait par un docteur de Sorbonne. (III, i55.)

n ne te pouToit mieux faire que oe qu*il a fait, ni mieux résoudre que ce qu'il a résolu. (Il, 116.)

.... ^y faitoMi (comme il iy fait) tontes sortes de combats d'adresse, de force el de disposition, ce peuple.... trenre en ce Uen-là de qaoi satisfaire à sa curiosité. (I, 438.) Yojm I, 76, Tvs 14 et 18; 246, ▼ersa7 ; II, 54> a8a, 553.

6* Faieb, impersonnellement :

// ne pouToit faire de pluie si longue ni si TÎoIente qui n'eàt moyen de s'égontter. (U, 71a.)

.••• Pour ce que la mer y avoit couru (tur cette ripe) noureliement, il y faisait plus ferme (le terrain était plus ferme) que de oontume. (II, 46a.)

Quand un esprit "vertueux n*a pas encore atteint sa perfection..., il est des choses m^ il fait beaucoup pour loi (f m'i7 est tràsHipantageus pour lui) de n'approdier point. (II, 373.)

Vous savea combien de questions U fait (il sa fait, on fait) ordinaire» ment. (II, 696.)

n ne famxra se mettre snr la mer; peat-être que si fera (qu*il le fau' dra), (n, 5o; Toyeall, 55a.)

7* Faibb, fairb ds, en parlant d'une diTÎsîon :

Nos stoîques.... font deux principes de toutes choses. (II, 5o3.)

Les stoîques font de deux sortes d'ingrats. (II, 116; Toyei II, 18, 693.)

8* Faiib qub, faire en sorte qae, ayec le subjonctif et avec Tindicatif :

[Mon Dieu,] Fais que de ton appui je sois fortifié. (I, 276, Ters la.)

Le Roi a protesté.... que si le duc de Saxe pouToit faire arec l'Empereur ^it'il lui quittAt la possession de cet Éut (de Clèvet)^ il étoit prêt de sa part de laisser la protection de ses compétiteurs. (III, t33.) Yoyn tome I, p. 8x, rtn i5a ; tome II, p. 89.

Vous ne sarex pas combien tous mVez obligé ; je fermi^ si je puis, que TOUS le sanres. (II, 38; Toyes I, 176, vers 44.)

9* FAïai, tenant lieu d'un verbe précédent dont on vent éviter la répétition :

Le bien viTre est si facile que tout le monde le peut faire. (II, 35o.)

a6o LEXIQUE DE LA LANGUE [FAI

M. le prince d^Orange.... ne dinu point, comme aiutt ne fU Honsîeiir le Prince. (lU, igS.) Si le plaisir me fiiit, autt fait le lommei]. (I, iSg, Ten 7.)

Ce n*eft point le sang qni fidt épandre le aang : si qDel<|Des-iins le fomt^ oda n'anÎTe pas bien souTcnt. (Il, 3i4<)

Je ne mis point de gré à on qui lient h6teUcrie de m^aroir logé. Anssi ne faUAe à on qm donnant à manger à tonte nne Tille, m*a mis en un rang d oà il n*a excepté penonne. (II, 91.)

Poserai dire, a^ec TOtre congé, à M. de Castagne que je sois bien glorieux de yïrre en la mémoire d'une personne que j*estime comme je

fou lui. (m, 450.)

Vous ne lui pouces pas rendre la cbose en l'éiat que tous TaTci prise; car TOUS TaTez prise d'un sage et tous la rendez à un fou. — Non fau (ce iCest pas là ce que je fou) ; je la lui rends telle qa*à cette heure u la peut reccToir. (II, a36.) yoywtoiM II, p. 143, 167, 439, 447i C?©-

10* Faub, absolument, on avec des adverbes on des locotioits adverbiales :

Ces pointilleux si déliés, qui oublient de faire {d^agir\ tant ils sont empécbés à parler. (II, 416 ; voyez I, 17, vers 346 et 9470

En tout office qui toucbe deux personnes, les obligations sont réeqiroqnes. Ils sont obligés de part et d'autre autant à faire qu*à recevoir. (U, 33.)

Je n'onroû jamais fait (fim) ù je vonlois vous raconter.... (Il, 88; Toyez n, 558.)

L'honnêteté est un point où il n*est pas bien aisé de donner; qui en approcbe fait beaucoup; car il n*est pas question de faire ^ mais de bien- Caire, {ïlf 3a; voyez I, 104, vers i3.)

Voyez, îe vous prie,... si nous ferions point plus pour la réputation de celui qui donne, de lui conseiller, etc. (II, 5.)

La viande qu'on rejette aussitôt ou'on l'a prise ne peut ftùre bien, d'autant qu'elle n'a pas le loisir de se joinore à la substance du corps. (Il, 167.)

Une âme est Traiment généreuse, qui fait bien pour l*amour du bien même. (II, 5 ; voyez II, 100, io3, 108, etc.)

Non, non, elle a bien fait de m'étre laTorable. (I, 3o, vers 37.)

Ceqp'il medemande lui /èra mal, maisqu'y ferai-je?(II, 37; voy.II, 177.)

Un mgrat.... n'est pas même capable de se faire bien. (II, 106.)

Nous tenons ordinairement des gardes auprès de ceux.... qui ont qndque frayeur en l'Ame, de peur qu'en la solitude il ne leur vienne quelque trouble qui les induise à se faire mal. (II, 196.)

Toutes choses ont du mérite, selon qu'elles faat bien à l'usage pour lequel nous les avons. (II, 588.)

[Achille] Fut en la même peine, et ne put faire mieux Que soupirer neuf ans dans le fond d'une barque. (I, 3o4, vers 19.)

Je vois les alarmes que l'on baille ici à ceux qui oroyent de l^er, et ne doute point que l'on ne vous faue encore pire aux provinces, (m, 395.)

Combien ferioas-noas plus nonnêtement de lui donner moyen de s'aequitterirn, 3x.)

Quand nous sommes suivis, le moyen de nous garantir, c'est de faire ferme (tU nous arrêter^ <t attendre de pied ferme), (H, 606 ; Toyez II, 376.)

On ne fût jamais (on ne se bat jamais) à coups de poing aTCC ceux tpi se retirent; on ne frappe point sur un qui s'en Ta. (Û, 570.) 11^ Faibk, sens et emplois divers :

Je ne trouTC pas.... cette question si subtile comme il la fait (comme il prétend quUlU Pest). (U, 713.)

FAI] DE MALHERBE. a6i

Où il y a de la crainte, il n*y peut avoir d'amonr. Et Tons-mémey Épicnrey ne tous faitei^jim» pas un Dieu sans armes? (Il, 109.)

Ceux qui passent leur rie à voyager font beaucoup d*hôtes et point d*amis. (Il, 167.)

Un de ces pins de Silésie

Qui font les mâts de nos vaisseaux.... (I, ia4, vers a8o.)

n n*est pas de ceci comme des courses publiques, où la paline fmt la déclaration de la victoire. (II, i36.)

Ni la veituni rien <jui soit fait de sa main n*est sujet à corruption. (II, $7$ .)

Elle (U Reine) disoit bier an soir qu'elle feroit une fille, et que la chambre où elle devoit accoucher y étoit fatale ; qu*eUe y apoitfait Madame Chrestienne; que la reine Elisabeth y avoit fait sa fille, (m, 11 3.)

n a fait cela pour moi, mais il a plus fait pour un autre. (II, 41.) ...• Si comme nos Dieux il n*a place en nos temples. Tout ce qn*on lui peut faire est moins qu'il ne lui faut. (I, 373, vers 14.)

n y a si longtemps que je n'ai donné de l'exercice à ma mémoiie que je n'en fais pas bien ce que je veux. (Il, 558.)

Pour le faire plus court (pour parler plus brièvement), (II, 5ao.)

Je crois que dans quatre ou cinq jours le sujet du voyage de M. le marquis de Oeuvres à Bruxelles sera fait {aura lieu) ou failli, (m, i4i.)

hiê Latins appellent ordinairement cette faute copia affectata^ fatr» l'abondant oà il n'en est point de besoin. (IV, 178.)

[La paix] Faisoit la sourde à nous ouîr. (I, laS, vers aSa.) •••.Sans /bire le vain.... (I, i58, vers 10.)

H fait lui-même de l'étonné (se montre étonné) quand il nous oit dire

2n*il n'y a que le sage capable d'amour et d'amitié. (II, 6*4.) 7est faU^ belle Caliste, il n'y faut plus penser. (1, 140, v. i ; voy. 1, 3oa, v. 9.) .... U ne me voit rien faire Que plaindre et soupirer. (I, 189, vers a6.) Sans le lait de ma nourrice, tout ce que j'ai fait seroît à faire^ et.... ma réputation ne seroit pas telle qu'elle est. (II, 79.)

Qn ai-je à faire de vous en nommer (à quoi ion vous en nommer) un monde d'autres ? (II, 83.)

Ce ne lui est pas peu de volupté que de n'avoir qu'à faire de voluptés. (II, 3o3.)

Vous êtes mon ami, elle mon ennemie. Jugez auquel des deux j'aime mieux avoir i faire, (IV, i5.)

Celui qui presse, qui recharge et ne se lasse point, quand il auroit à faire k une Ame de bois ou de pierre, il faut qu'il lui donne du sentiment.

IjC diable..., ayant à faire à des personnes qu'il n'estime pas,... les

entretient de viandes dignes de leur goftt. (Ill, a35.)

Cest à faire à un homme qui n'a doute de rien..*, de rassembler jn»ques aux plus petites choses. (II, 44o«)

Tous les beaux esprits ont presque fait à l'envi l'on de Tantre, i qui nous la dépeindra (/a mort) plus hideuse. (II, 636.)

La vertu fait de ses ouvrages (agit à Cégard de ses ouvrages) comme un père de ses enfants. (II, 517.)

Il fera d'une chose louable, mais triste.... comme d'un homme de bien pauvre ou banni, et qui aura mauvais visage. (II, 5i6.)

Je reviens aux oliviers, de quoi j'ai vu faire en deux fa^ns. (II, 671.)

Si j'ai du pain, les figues me servent de viande ; si je n'en ai pomt, j*cn fais comme de pain. (II, 674*}

.... Un ovTnge qui ne /«woîr mie partir (^ui m ftUoii^ me pemU 9» de sortir) de la main des Dieux.... (U, 714O Qoe /ai/ej-Tous pour enx, si tous les regrettes? Vous fichez lenr repos... • (I, i3^ vers a43-)

n y a encore nn autre point qui fiUt pour eux {qui milite en leur favear), (n, 01 ; Toyez III^ aoo.)

Hier au matin yêtoU un peu mal fait (mai partent) ; toutefois après midi cela s'étant passé, je me mis à lire. (II, 5os ; Toyec II, SZg,)

Le père portugais , ayant oouYié ses amis.... pour venir ouïr Toraisoii funèbre du feu Roi. . . . fit perdre la bonne opinion que jusque-là on aToit eue de lui. Il ne fut, au jugement de tout le monde, jamais si mal fait (on ne fit jamais si mal), (ÛI, i83.)

FAIT, substantif:

Par elles (par les Muses) traçant ThUtoire De Xie5 faits laborieux, etc. (I, g5, ▼. aia ; Toy. I, 148, ▼. 61.} Par quels faits d'armes yaleureux N'sH-tn mu ta gloire en estime? (I, 114, ▼ers 175.) Les faits de plus de marque et de plus de mérite Dans la gloire des tiens seront enscTelis. (I, 3 53, vers 7.)

Le fait du lion et de celui qui Touloit tuer le tyran sont semblables. L*uo et Tantre ont donné la vie, et ni l'un ni Tautre n*a fait plaisir. (U, 34.)

D n*y a point.... de Tolupté sans rertu. Mais pourquoi faites-Toas marcher la Tolupté la première?... En cet avanuge consiste la décision de tout le fait. (II, 91.)

BKàuz FAITS. Voyezy ci-dessus, p. 63, à l'article Bbau.

Au VÀiT DBy an sujet de, en ce qui concerne :

Nous attendons ici de roir sortir en lumière un discours de ce qui sW passé a«/*<û<i/<tmessireLouisGaufridi et de Madeleine de laPalnd. (m, a4i.)

Db fait, par le fait, en effet, réellement :

.... Non pas que chacun de ces -vices en son dernier degré se trouTe en un mauTais homme, mais parce qu'ils y peurent tous être, et que de fait ils y sont, encore qu'ils ne paroissent pas. (II, 117.)

Et de fait^ demandez à qui tous voudrez... • (U, xo8.)

FAIX, au figuré :

La pauvreté n'a ni faix qui la presse, ni appréhenùon qui la trouble, (n, 3a5; voyez II, Sgi.)

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