FONDEMENTS
[Les] bommes.... cbaque jour font de nouveaux fondements de leur vie, et commencent des detteint an monde, sur le point qu*iis sont prêta d*en partir. (II, 3ioet3ii.)
FONDER, an figuré :
Allez à la roalbeure, allez, âmes tragiques,
Qui fonde» votre gloire aux misères publiques. (I, 919, vers a.)
Le principal de la besogne est à les fonder (à fonder ces esprits , à Jeter les premiers fondements de leur édueaiion morale). (U, ^S^,)
FONDRE, se consumer :
Muciut ... demeura ferme à regarder fondre sa main dans la flamme, (n, 355; voyez II, 5a40
a76 LEXIQUE DE LA LANGUE [FOR
Sb rONDBB EN PLEUM :
Ainu le grand Aloandre amc crapagiiM de Seine Faisoity loin de témoins, le r^it de m peine.
Et j» fonddU «ji fUurs, (I, i6i, ren 7$.)
FONDS, fortnney ce qa*on possède :
S*il ett quetiion de prêter de Targent, nous ne sommet pas contents de nous iufornier do fomd* de eeiui qui empronte, mais fouillons jusque dans sa cubine. (II, a.)
FONTAINE, au figuré :
Les ondes que j^épand^ d*one étemelle Teîne
Dans on courage «aiut ont leur sainte fontaine, (I, 4, rm 8.)
Noos n'en trouirerons pas un à qui le ciel n'ait fait quelque grâce, et qui ne puisse dire que de cette fontaine de biens universelle il ne Tienne quelque goutte jusques à lui. (II, 94-}
Il ne faut donc pas qu'ils tous fassent croire qu'un homme soit heureux qui a sa basse-cour pleine de gens qui ont affaire à lui ; ce leur est mie fontaine : ils l'épuiscnt et la troublent. (II, 397.)
FORCE, violence :
On me jette dehors, mais je fais si bonne mine, que la force qu'on me fait ne paroit point. (II, 4^*)
Cest un Grec, de oui les ]iointes trop déliées.... sont si foibles, que même quand elles semblent faire quelque foree^ elles ne font autre dioie qu'égntigncr le cuir en sa superficie. (II, 9.)
FORCE, consbtanre :
.... Jusques à ce que le gratn devienne farine, laquelle ils mêlent avec de l'eau ; puis i force de la manier, en font de la pâte et lui donnent force de pain. (II, 717*)
Dans l'édition qu'il ■ donnée de la traduction de Sânéque pir Milherfae (voycs tooM I, p. xax), da Kjtr a wuhttixnéjotme k force*
Foici, locutions diverses :
1\ aime les femmes, mais il ne les prend pas â fùrce, (II, 657.) S*il lui est force de me faire du bien, j*en ai l'obligation à celui qui le contraint. (II, 188.) •••• Si ce n'étoit force^ il ne le feroit pas. (I, 17, vers 37a.)
Pour ingrat que soit un homme, c'est force que Tobjet excite sa mémo] te (II, ao.)
Étant force qu'ils {tun et Foutre) se rapportent â leur règle, la raison veut aussi qu'ils se trouvent conformas entre eux. (Q, 55a ; voyez II, 57.) Punikses vos beautés plutôt que mon courage, Si trop haut s'élev&nt il adore un viiage Adorable par force â quiconque a des yeux. (I, ai, vers 6.) Il taut méier pour un guerrier A peu de myrte et peu de roses Force palme et force laurier. (I, ii3, vers 140.)