‹ Œuvres de MalherbeChapitre 327 sur 740 · FORTIFIER · texte numérisé non relu

FORTIFIER

Le but de nos désirs fortifie entièrement les remèdes qui nous sont nécessaires contre la peur. Soyez exempt de sonbait, et tous le seres de crainte. (II, 377.)

FORTUITEMENT^ au basard, sans discernement :

La pbilosophie est utile à lliomme, soit qu'une proTidence étemelle gouTeme le monde, ou que les cboses arrivent fortuitement» (II, 3ii.}

Je laisse les coudées franches aux bieu faits.... Tout ce oue je veux, c*est qu*on y apporte do jugement. Il n*est point d'homme si sensible.... que ce qu*on lui donne fortuitement le touche an ecnnr. (Il, a3*)

FORTUNE, sort, destinée, hasard, risque : ••.• Comme un autre Alcide Contre fortune instruit. (I. 4>> ▼o 58.) Gomme ce ne seroit pas un bieufait, quand Tintention seroît la bmîIleure qu*on la sauroit désirer, s'il n'étoit accompagné de la fortune^ aussi n'en est-ce pas un, quelque profit ou plaisir qu'il fiuse, ai une bonne intention ne Va précédé. (Il, 178.)

Que si quelqu'un a la fortune si bonne, que son éloquence.... on qnd« que autre mérite lui acquière tant de gloire.... que son père y poisse atoir part, etc. (II, 81.) Toyestome I, p. 160, tsts 47; p. 3o5, Ters 33; tome II, p. 33, 34, 45.

Ceux qui ne sont point contents de leur fortune, (II, 19.) Oh! que pour avoir part en si belle aventure Je me souhaiterois la fortune d'Esonl (I, 98a, vers 11 8.)

.... L'ire du ciel et sa fatale envie Ont détruit ma fortune^ et sans m^ôter la rie

M'ont mis entre les morts. (I, 178. tcts 3.) [O Reine,] Que peut la Abr/iMe publique Te Tooer d'assex magnifique? (I, 184, Tcrs 55.) Aussitôt que le coup tragique

Dont nous fiâmes presque abattoa (Pastassinat de Henri MF) Eut fidt la fortune publique

L*exereîoe de tei rertiis (J« iki Reliu)^ etc. (I, aiS, ▼en 93.) On n'a point vu de fortunés pohliqnet oà le craindre n*ait précédé le souffrir. (II, 736.)

Loin les vulgaîret fortunes^ Où ce n*ett qu'on jouir et désirer!

Mon goût cherche Tempéchement. (I, 948, yen 33.) Le parfait chrétien... , Créé pour obéir ici,

Y tient sa fortune asserrie. (I, 187, Tert 6ob^ ••.. Cette sagesse profonde Qui donne aux fortunes du monde Leur fatale néc^té. (I, 3i4t vers 16.) n nV a ni fortune ni matière quelconque qui ne lui puisse paner par les mains {au sage), (II, 666.)

.... Je ne sais quels Scythes, Bas de fortune et de mérites, Présument de nous égaler. (I, 66, rers 19.) •••. Le monde est ainsi composé Qu'une bonne fortune en craint une mauTaise. (I, 73, Ters 88.)

Vous deviez deviner toute autre chose que quelque prospérité pour moi. Vous savez bien que je ne suis pas homme à bonnes fortunes, (IV, 8.) Tantôt une fortune de grêle, tantôt un ravage de pluies.... ne nous a laissés cueillir pour des fruits que des ffuiiles. (IV, aos.)

Qui voudroit bailler caution.... è celui qui se met sur la mer qu'il fera son voyage sans fortune? (II, laS.)

L'expi^rience des fortunes pasitées me fait trembler en la considération de l'avenir. (IV, 157.)

Ses voyages sur mer et les fortunes qu'il avoit courues avoient beaucoup diminué de sa vigueur. (II, 4^>-)

.... Des meubles de bois..., qui sont d'autant plus estimés que la mauvaise fortuné des arbres les a produits avec plui de nœuds. (II, aaS.)

Voyei tome T, p. i5, vers 290 ; p. 76, vers ii;^. i3o, ▼ers 4; p. 396, vers 98; p. 3oi, ▼•» 33; tome 11, p. 40, i58.

GouuB romTOHc, goubkb fohturb. Voyez Coimn et Goubbb, p. 129.

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