IGNORER
Quant à Caton, on V ignora tellement dans Rome, que.... jamais il nV fut connu pour juste, sinuu qu'après qu'il fut perdu. (Il, 61 5; voyez I, 74, Tcrs lao.)
Ce dos chargé de pourpre....
A dépouillé sa gloire au milieu de la fange, Les Dieux qu'il ignoroU ayant fait cet échange
IL] DE MALHERBE. 3i5
Ponr yenger en un jour tes crîmes de oioq ans. (I, 37, rers 37.) Yoyes d-deasos Igroiuiit, participe et adjectif.
IL, ILSy BLLB, BLLBS, BUX, LE, LA, LES, LUI, LBUB.
\^ Rapport vague, hardi, amphibologique, elliptique; rapport à ridée plutôt qu'aux mots (voyez ci-après, p. 3ao et 3tii, 5*) :
Le tribun, qui pensoit que ce jeune homme d'nn c6té voulût mal à aon p^re, et de Tautre lui dût saToir bon gré {à lui tribun)^ etc. (II. 88.)
Le père a donné à son fils une vie qn*il eût aussitôt perdue sans les moyens qui furent apportés pour la lui conserver. Le fils, s*il a donné la vie à son père, il lui a donné une vie qui pour subsister n*avoit besoin que dVlIe-mème. 11 faut donc avouer que si son fils lui a donné la vie, Ù {le père) a plus reçu qu'il ne lui a voit donné. (II, 86.)
Cest une obligation que je dois à tout autre qui m*aura sauvé la vie, aussi bien qu*à mon père ; car s'i7 {celui qui m*a sauvé) m'eût laissé mon* rir, je ne Teusse su remercier. (II, 85.)
Rien ne mit si bien Fumins auprès d'Auguste, que ce qu*anrès qu'à son intercession il {Auguste) eut pardonné à son père, qui avoit tenu le parti d'Antoine, en le remerciant il {Furnius) lui dit, etc. (II, 38.)
Ca!us César un jour lui voulut donner deux cents talents {à Dimétritu le cjnique^ dont le nom est mentionné trois pages plus haut), (II, 917; voyez n, i38, 1. 4» <^i se rapportant à Cléanthe, nommé douze lignes plus haut.)
Cherchez i qui rendre ce que vous devez. Qu'iV {que celui à qui vous rendez) soit homme de bien ou méchant, ce n'est pas à vous de vous en informer. (II, a4o.)
La question est de savoir qui a reçu le plaisir. On ne s'informe point de ce qvL*il {celui qui a reçu le plaisir) en a fait, ni avec qui il l'a partagé. (II, 159.) , •
Il ne s'en voit point qui fassent papier de ce qu'ils donnent, ni qui, comme rigoureux créanciers, en demandent les payements à point nommé. Un homme d*honneur n'y pense jamais, sinon quand en le lui rendant (en lui rendant ce qu'on a reçu de lui) on l'en fait ressouvenir. S'i/ {si t homme qui donne) en fait autrement, c'est argent prêté que le plaisir qu'il a fait. (Il, 6.)
Ce sont les préceptes que Démétrins veut qui ne nous partent jamais des mains.... (/est avec cette règle qu'il faut qu'i/ se représente {que nous nota représentions y que Chomme se représente) que la volupté est une chose fragile. (II, 817.)
Pourquoi est-ce que le monde fait son tour? A quelle fin est-ce que le soleil allonge tantôt les jours, et tantôt les accourcit? Tout cela sont bienfaits; car ils {ces bienfaits ^ ces choses que je nomme bienfaits) se font pour notre commodité. (Il, io3.)
Au bienfait, nous y pouvons tout. Voilà pourquoi je les juge {Us bien' faits) sans séparer ni diviser. (II, 174O
Qui est-ce qui voudroit.... bailler un dépôt i un qui fait coutume de ^xnier? (Il, 117.)
Quand tout ce qu'il y avoit de mains en son armée tireroient une flèche, l'air auroit trop peu d'espace pour les recevoir. (II, aoo.)
Quand nous disons qn'un bien rà^ude bon cœur est reconnu, nous ne Texeniptons pas pourtant {celui qui le reçoit) de rendre quelque chose de sembbble à ce qu'#/a re^. (II, 48.)
Je ne tiens pas qu'un homme fasse plaisir s'il n'en a l'intention, enccrae qu'il fasse chose d'où il nous revienne quelque profit. Appelez-vous bien-
3i6 LEXIQUE DE LA LANGUE [IL
fait une chose qui le toanneote et qui Tafflige [eeUù qui Ut doRne)} (II, i6i.) .
AoMi ii*y a-t-il gens an monde.... de qui les injures soient plus ou» trageuses, que de ceux qui ont appris à Us faire en Us recelant. (II, 77.)
Les denz /«#, rartoot le second, représentent injures dans on antre sens. Ha antre rapport an sujet, que cenx oà il est pris après de qui.
C'est de ces choses-là, qui sont aussi bonnes à donner qa*à prendre, que le commerce est louable entre les amis.... Pour payer une dette, le marchand a besoin d'une heureuse navigation... ; mais il ne iui faut {à votre ami) qu*nne bonne Tolonté pour payer. flI, 398.}
Dieu.... ne veut pas prendre la peine ae faire plaisir ou déplaisir. Quiconque tient ce langage n*oit pas les requêtes qui Uur sont adressées journellement (aux Dieux). (II, g%.)
Quand l'opulence et la félicité de celui qui vous a fait du bien ne voos laisseroit avoir moven quelconque de vous revancher, je vous vais dire une chose de quoi les plus contentes fortunes ont affaire... : un qui parle franchement, et oui trouvant un homme engagé aarmi des conteurs de fables..., l'a tiré aVntre leurs mains et lui a ouveif les yeux pour connoitre le mensonge.... Ne voyes-vous pas en quels précipices les jette {Jette ces hommes fortunés) la liberté qu*i7« suppriment et la fidélité qu'/^ ravalent à des obéissances serviles? (II, 198.)
Comme seroit-il possible que je susse gré d'un plaisir qu'on m'anroit jeté d'une façon arrogante, comme par dépit, et pour se délivrer de mon importunité? Qui lasse une personne i U remettre {à remettre cette per» sanne^ cet homme) d'un jour à l'autre, et le cène à le faire attendre, il se trompe s'il en espère m revanche ni ressentiment. (II, 3.)
Vous ne savez point le prix de l'amitié, si vous ne jugez que lui donnant un ami vous lui donnez ane chose rare {que vous donnez une chose rare à celui à qui vous donnez un ami). (II, ao3.)
Ce bienfait qui est l'action de iaire au bien, est reconnu quand nous le recevons avec l'affection qu'il faut. Cet autre qui consiste en la chose donnée, nous ne l'avons pas encore rendu, nous en avons la volonté. Le cceur a payé le cœur; la chose reste à payer, il lui en faut bailler une semblable {à fauteur du bienfait), (II, 48.)
U ne faut pas..., quand j'ai besoin d'un plaisir, m'adresser au premier venu. Je U dois élire (je dois choisir celui a qui je demanderai ce plaisir),
Us disent qu'en Inde il se trouve du miel aux feuilles des cannes... ; cl que nous avons des herbes qui ont la même vertu, mais non si apparente, et seulement connue de ces ^tites bétes que la nature a députées à faire ce métier. Les antres ont opinion qu'elles ont une adresse ae confire les tendrons des fleurs et des feuilles, et par leur disposition lui faire prendre cette qualité (faire prendre à ce miel cette qualité de mUl), (II, 65 1.)
9l^ II, kllb, lk, l4, lis, se rapportant à des noms employés d'one manière indéterminée ou au pronom indéfini quelqu'un :
Ce qui est de meilleur en un bienfait, c'est d'être donné avec jugement. S'i7 y manque {si U jugement jr manque), il n'y a plus de bienfait. (U, a4.)
Faites-moi p'âoe, et vous Taurez. (I, 144, vers 4 de la pièce xxxxx.)
Il n'y a rien qui lui porte plus de préjudice (à la ohilosophie) que cette profusion de langage aussi violent et dér^lé. U est non qu'iV {que le lan* gofé) ait de la rorce, mais modérée, et qu'e/Ze coure , mais comme on ruisseau. (II, 408.)
IL] DE MALHERBE. 3i7
Je ue Tout fids point de profession nouvelle de service. // {mon ser" 9iee) Yoos est tellement acqais.... qne tous deres tous en assurer. (III,
Tout est paisible, Dieu merci : je le prie (je prie Dieu) qu'i/ nous y conserve. (III, 334-)
Je TOUS écris toujours en hâte, mais certainement eile ne fut jamais précipitée comme i celte heure. (III, 48a.)
Tel est ordinairement le visage de ceux qui font plaisir et de ceux qui ie revivent. (II, 7; voyez II, 3, 1. 3; 4» !• i4; $7» 1. 7 et 8; 65, 1. ao.)
Je ne sais..., si ce riche tomboit en pauvreté, oonune il ia supporteroit patiemment. (Il, 340.)
Pour ce qu'il ne se passe presque audience oà il ne se publie quelque divorce, à force d*en ouïr parler elles (les femmes) ont appris à ie faire (à faire le divorce^ à Mporeer), (II, 66.)
Le sage ne change point d'avis, tant que les choses demeurent en l'état qu'elles étoient quand il /*a pris {eei am). (II, ia6.)
Les degrés du théâtre destinés aux chevaliers romains leur sont communs à tous; et c^Mudant, quand j*y ai pris place, je la puis appeler mienne. (II, aa8.) r
Ce sont bien souvent mêmes choses que les plaisirs des amis et les vœux des ennemis. L'envie des uns nous désire du mal; l'indulgence inconsidérée des antres nous le procure. (II, %S.)
Celui qui fait mal est aussi foible que celui qui le reçoit. (II, 584*)
Je suis en une matière qui n'auroit jamais de fin, si je ne /a lui mettois moi-même. (II, 677.)
Vous avez mis en terre un homme que vous aimiez ; le remède est d'en aimer un autre, vous aurez moins de peine à refaire un ami qu'à le pleurer {qu à pleurer celui que vous avez perdu), (II, 497-)
Le contentement qu*il a de soi n'est pas tel qu'il ne veuille point avoir d'ami, mais que n'en ayant point il a moyen de s'en passer. S'il le perd, il ne se désespère point. (II, 389.)
Si quelqu'un les a gratifiés..., ils ne /!e voient plus si souvent que de coutume. (II, 37.)
Quand Us ont foulé quelqu'un aux pieds, ils prennent plaisir qu'i/ les remercie. (II, 107.)
3* II, le, dans le sens neatre de cela; II, lui^ le, ils, les, se rapportant à des mots indéterminés, comme rien^ ce qui^ ce que^ ceLa^ quoi que^ etc.; ou seulement à l'idée contenue dans ce qui précède ou dans ce qui suit :
Je raccorde, il est véritable :
Je de vois bien moins désirer. (I, i3i, vers 3i.)
Les incommodités..., quand elles se rencontrent avec elle (avec la 9ertu)f ne paroissent non plus que l'eau d'une nuée en la mer. Et pour montrer qu'i/estcomme jele vousdis, etc. (II, 5i5.)
Il se dit communément un propos qui est fort i votre goût : qu'il est vilain d'être vaincu de courtoisie. Et toutefois on doute s il {si ce propos cm si cela) est véritable. (Il, i35.}
Je ne tiens point que cela soit, et 9*il est, j'avoue bien qu'un sage en a fait l'invention. (II, 730.) .... Quand ie fai promis, j'aime éternellement. (I, i36, vers 48.)
Ma maladie m*a repris.. • : c'est la courte haleine; quand cela me prend il semble d'un coup de vague, mais il ne me tient pas plus d'une neure ai, 459.)
3i8 LEXIQUE DE LA LANGUE [IL
Rien n'est contemptible quand il est rare. (II, so.)
Rien n*est yertuenx li le jugement ne Raccompagne. (Il, 99.)
Par leur présomption ils font rire le monde, et sont cause qu'on Test
mal à ce qui seroit aimable s*i/ étoit manié d'autre façon. (II, 96.)
.... Ce qui s^offre i moi, s'i/n'a de l'amertume, Je ne puis l'endurer. (I, i59, vers 39.) Il n'y a.... point de bien que ce qui est bonnéte, car 1/ est mesoré.
Ce qui est bonnéte se fait suIttc pour l'amour de /i»«mème. (II,
Ce n'est rien que ce qu'on donne plaise i l'heure qu'on le reçoit, s'î/
ne plaît encore après Taroir reçu. (II, 17.)
Prenea.... garde i ce que je vous dis, et je m'assure que vous m'acoor^ derec qu'i/ est véritable. (II, 48.)
Tout ce qu'un serviteur fait outre ce que sa condition veut qu*il fasse, et qu'il ne fait point parce qu'i/ lui est commandé, mais parce qu'il le veut faire, c'est bienfait. (II, 71.)
Je ne vis jamais bomme.... qui fasse plus de cas de ce qu*on lui donne, pour petit et [peu] considérable qu*i7 soit. (II, i34>)
Ce qu*il a reçu n'étoit pas un bienfait, mais il en avoit le nom. (U, i5«.)
Il n'y a point ni plaisir ni bonneur i mander oe qui sera vieil et ridé devant qu*i/airive. (III, 417.)
Ce ^e nous défendons de redemander, c'est pour faire la leçon i ceui qui exigent avec trop de rigueur. Nous ne voulons pas qu'i/ ne se &sie jamais, mais qu'iV se fasse peu. (II, a4a.)
U en est de même de ce qui est honnête, de ce qui est bienséant, de ce qui est juste et de ce qui est légitime, ils (à savoir f honnête, û bien" séant, etc.) sont tous limités de certains termes. (II, 5xa.}
C'est à la vertu de juger, et non d'être jugée. S'il n'y a moyen de la faire plus droite qu'elle est, il s'ensuit aussi qu'en tout ce qui sera dressé sur eue, il ne peut y avoir rien qui soit plus ou moins droit l'on que l'autre; car étant force qu'i/r [tous ces actes dressés sur la vtrtu) se rapportent i Irur règle, la raison veut aussi qu'i/r se trouvent conformes entre eux. (U,55a.)
Personne ne lui profite {au méchant), parce que, quoi (ju'on lui donne, il (cela) se corrompt tout aussitôt, i faute qu*il n'en sait pas bien user.
Quoi qu^un homme nous ait piété..., pourvu qu'i/ soit de mise, n'importe. (II, i5a.)
Quoi que Ton fasse pour nous, nous le prenons. (II, 39.)
La vertu.... donne la forme des objets où elle se vent travailler. Quoi qu'elle touche, elle lui donne (à ce quelle touche) sa ressemblance et sa teinture. (II, Sis.)
Ne trouvez-vous point de différence entre celui qui fait un plaisir bien à son aise, et sans qu'i/ {sans que cela) lui coûte rien, et un autre qui s'engage pour remédier à l'incommodité de son ami ? (II, 58.)
Je vondrois bien lui rendre le plaisir qu'il m'a fait, mais il me ooàten trop. (II, II 5.)
Celui qui se revanche, il faut qu'i/ lui coûte quelque chose, comme à un qui paye de l'argent qu'il doit. (II, 147.)
Ne faut point avoir honte de devoir des choses que nous ne pourrons pas rendre : parce que nous savons bien qu'i/ ne tiendra pas à nous. (U. 139.)
Je crois que ce soit une demeure bonne pour toutes les saisons de l'an-
IL] DE MALHERBE. Sig
née. Elle est droit an poDant, et le reçoit tellement, qu*f7 est cause (^ tf« ceia êst cause) que Baies ne Ta point. (Il, 464-)
L'édition de i659 porte : qu'elle est cause.
Cest bien chose que je ne défends point à un homme sage, que Taisance de parler : toutefois je ne le lui commande pas (Je ne lui commande pas cela). (11, 4io; Tédilion de 1745 djnne la,)
Ce n*est point le sang qui fiùt épand re le sang {on ne tue pas pour tuer) ; si quelque»*uns le font, cela irarrive |ias bien souvent. (11, 3x40
Les biens du corps sont bons au corps, mais ils ne /« sont pas généralement (i/f ne sont pas généralement U ni). (II, 556.)
Il ne Toulut pas prendre une bcnue somme de deniers que Fabius Persicus lui en\oyoit.... Rébilus, qui ne Taloit ^uère mieux..., lui en envoya davantage, et le pressa fort de le recevoir (de recevoir ce qu'il enpojrait), (II, 36.)
Je devois bien recevoir plus que je n*ai reçu, mais il ne me pouvoit donner plus que ce qu*il m*a donné. Il en avoit beaucoup à gratiiier. Ce qu*il en a fait n*est qu'un commencement. Si je le reçois (ce qu'il donné) de bonne grâce, cette démonstration de ma volonté lui donnera sujet de continuer Ta sienne. (II, 41 >)
Je ne dis pas ceci pour ruiner la révérence que nous devons à ceux qui nous ont engendrés. Au contraire, si les enfants le goûtent (goûtent ce que je dis) comme ils doivent, ce leur est une instruction pour en devenir meilleurs. (II, 86.)
Puisque je suis si curieux de savoir à qui j'aurai bienfait, il semble que j'aie intention de le redemander (ce que f aurai fait de bien),,,. Un mauvais homme, quoique vous le redemandiez, ne le vous rendra pas. (II, 163.)
Je n'ai de quoi remplir ma lettre si je ne me sers des compliments ordinaires.... Votre amitié toute solide n*aime point les cérémonies, ni moi aussi ; mais la nécessité me le fait faire (fait que je me sers des compliments ordinaires), (III, 76.)
Il avoit été fait capitaine de la porte, et favoit vendu (et avait vendu cette charge); depuis premier maître d'hôtel, qu'il avoit vendu aussi, (ni, Soa.)
Je crois que la dernière lettre que vous avez eue de moi /*a été (vous a été portée) par an nommé Etienne que vous aviez envoyé par deçà. (UI, i56.)
Nous nous gâterions, si nous voulions ou toujours écrire, ou toujours lire. ... La meilleure (méthode) est de les échanger (d'échanger eu deux choses ^ le lire et f écrire) par vicissitudes, et tempérer l'un par l'autre. (Il, 65o.)
La mauvaise fortune a de la légèreté comme la bonne; il (eela^ à savoir les accidents de la mauvaise fortune) peut être, et aussi n'être pas : quoi
e c'en soit, il n'est point ; proposez-vous quelque chose de meilleur.
Cela ne se peut appeler bienfait, qui ne part point d'une bonne intention, et que celui même qui le fait ne connolt point. (II, 178.)
Un tel a eu autant que moi. mais je /*ai eu sans Tavoir recherché. Il a eu autant que moi, mais je Tai eu tout incontinent, et il a été longtemps à le gagner.... On me Ta donné sans espérance de le retirer* (II, a3.)
Le meilleur est de donner sans se faire prier, et ne redemander jamais ce qu'on a donné; si on nous le rend, s en réjouir..., et le prendre.. •• pour un plabir qu'on nous fait. (II, 3i.)
Il faut un grand courage (un grand cœur) pour faire jugement des choses qui sont grandes ; autrement nous ^imputerons (nous devons imputer le faux jugemeni que nous porterons de ces grandes choses) à un« fiante qui
vient de nous (en imtm : ma^gao animo de rèbns magnis judioandam eti; alioqui TÎdebitar illarom vitium eue qnod noctrum est). (Il, 5S3.)
Il y a ordinairement une éponge aux privés... ; il la prit avec le morceau de bois oÀ elle est attachée, eise U fourra tout {et te fourra tout cela) dans la gorge. (II, 54*0
Je vous écris a bâtons rompus ; lisez-Ze de même. (IV, 36.) Pensez de vous résoudre à soulager ma peine,
Ou je me vais résoudre à ne i« souffrir plus {à ne plus souffrir cela, ce que
je souffre), (I, 36, vers 40
Si c*étoient biens que ces choses qui nous servent par le ministère du corps, il faudroit croire qu*f/ seroit pire {que cela, que leur eomlition serait pire). (II, 591.)
Une des premières et principales leçons de la philosophie, c*est de connoitre bien ce qu'on doit et le bien payer. Or quelquefois, pour être qtdlte, il sufBt oe fa vouer {d'avouer que ton doit)» (II, 565.)
Je vous ai assez entretenu de choses qui ne le valent pas {qui ne méri' tant pas qu*on vous en entretienne), (III, a4^9 voyez III, 43» 1. ai; 4^5, 1. dernière.)
Il n*est point de blancheur si nette qui ne se tache, quand on rapproche de quelque chose qui ne Test point {qui r^ est point net), (II, i83.)
Vous de\*ez savoir comme cela se décide en vos écoles, mais au Palais nous le pratiquons {nous pratiquons la chose) de cette façon. (II, 173.)
/*/, pour cela, blâmé, comme viigae, par Bflalbeibe cbez Jet Portes. (IT, 435.)
Pour le faire plus court {pour faire la chose plus courte , pour ahréger; en latin : ut, quod volo, exprimam breviter). (II, 5ao.)
Le {Timon) provençal a de quoi renchérir par-dessus {de quoi renchérir sur) le grec. (iV, i3i0
4* II, devant des verbes employés impersonnellement :
//n*est ennui si grand que celui que j*endure.(l, i37,v. 5;voy.I, i39,v. 3.) // ne se fit jamais un acte si cruel. (I, 309, vers la.)
// s*est demandé trois ou quatre combats ; mais tout a été appointé.
(in, 95.)
Oh ! qu*c7 nous eût coûté de morts, Avant que d'avoir par les armes Tant de provinces qu'en un jour
Vous nons acquérez par amour! (I, aos, vers a5; voyez I, a8o,
vers 71 ; et ci-dessus, 3®, p. 3 18, vers la fin.) Quels langages ils eurent ensemble, il ne se dit point encore, (in, 1 19.) Faites ce qu'i/ vous plaira. (I, 319, vers 6.) Yoyes d-après, 8*, p. Stii et 3aa, de nombrenset ellipses d*i7 derant des verbes impersonnels.
5® Ils, les, lbitb, on, les hommes, les gens, etc. :
Vous appelez bienfait d*avoir donné i quelqu'un droit de bourgeoisie en une ville d'importance.».. Mab de lui avoir donné un bon conseil, lui avoir rompu un mauvais dessein..., qui sera-ce qui en fera l'estimation? qui sera-ce qui ordonnera qa'ils soient récompensés de semblables bienfaite? (U, 60.)
Qui est celui.... qui, s'il a fait quelque injure, ne la fit volontiers passer pour obligation? Amsi quand ils ont foulé quelqu'un aux pieds, Us prennent plaisir qu'il les remercie; et ne pouvant être ut bons ni libéraux, montrent toutefois qu'i^ seroient bien aises qu'on les eât en cette opinion.
(Il, 107.)
Les trois mille écns de dot de ma femme furent.... prêtés i la oommu-
IL] DE MALHERBE. 3a i
nauté de Brîgnole. Aa boot de Tao, iù (ies membres de la communauté) forent somma.... de rendre ladite somme. (I, 337.)
La procession.... alla du long du quai des Augosiins au bout du pont Saint-Micbel, où Madame Chrétienne et Madame Henriette étoient chez un tapissier à les Toir passer (les gens de la procession)» (III, 4^0*)
cboscs dont il est question ; car nous ne les leur donnons pas {nous ne les donnons pas aux gens) comme à gens qui le méritent. (Il, lai.)
n n'est pas possible de souhaiter au genre humain une condition meilleure que celle qu'il aToit alors. . . . Toutes choses leur étoient oommunei (étaient communes aux hommes), (II, 73a.)
Pour le regard de ce qoL*ils aisent(^« ceaue les gens disent)^ qu*on se doit
aussi rerancher d'un bienfait pour le pront, et non pour l'honneur, etc.
(II, xo6;ToyezII, xi6,U a6; 3ii,l. a; 399, l. i5; 585, 1.3o; 733,1. 8.)
Dns cet sept ezcmplM, et dans les cinq do tome II aiixqaels nous Tenvayoïis, iû
me peat m rapporter à ancim mot précédemment exprimé.
6^ II, iLSy airec changement de tournnre, après qui :
n y en a encore une troisième sorte, de ceux qui ne tiennent pas la sagesse à pleine main, mais ils y vont (mais qui j pont) toucher du bout du doigt. (II, 56i.)
7* II, ils, sLLBy BLLis, employé par pléonasme :
Le fib, s'il a donné la rie à son père, il lui a donné nue rie qui pour subsister n'aroit besoin que d'elle-même. (II, 86,)
Les Dieux, s'ils font quelcpe chose, ils n'y apportent jamais antre considération que la raison qu'ils ont de la faire. (II, 1x6.)
Comme celui qui désire du bien à quelqu'un pour y avoir part, encore qu'il semble penser aux afbires d'autrui, toutefois il a soin des siennes ; ainsi qui désire de voir son ami en quelque peine pour y survenir et l'en dégager, il montre son ingratitude. (II, 3o5.} .... Qui veut m'affliger, il fisiut qu'i/ me conseille De ne m'affliger pas. (I, 161, vers 59.)
Quiconque.... prêche contre l'ingratitude, il parle autant pour les Dieux que pour les hommes. (II, 44 •)
Gela ne vient pas de foiblesse d'âme, mais de la nouveauté des choses, qui bien qu'elles n'étonnent pas, elles troublent toutefois. (II, 399.) De murmurer contre elle, et perdre patience,
// est mal à propos. (I, 43, vers 83.) Toyesl, ai, vers 33; II, 37, 1. 8; 46, 1. 3o; ii5, I. 33; i3f» I. 7; 333, I. 3i; a33, 1. 4; 3i4, 1. 38; 487. I. 3g*, 56i, 1. i3; 570, 1. 3 et 33.
8^ II, ellb, LE, omis où nous les emploierions aujourd'hui :
Un valet peut être Juste,... vaillant,... magnanime; il peut donc aussi fiiire plaisir; car ce wemier est une action vertueuse aussi bien que les antres. Et est si véritable que les serriteurs peuvent obliger leurs maitres, que bien souvent les maîtres ont été le bienfait même de leurs serriteurs*
(ïi, 69.)
Sans doute quelque vertu divine y est descendue, et n^est pas croyable qu'une âme si excellente.... puisse avoir son mouvement d'ailleurs que de quelque puissance du ciel. (II, 4i>*)
U est de certaines choses que depuis aue nous les avons une fois sues nous les savons toute notre vie, et en est a'autres aussi qui s'oublient aussitôt qu'on discontinue d'y étudier. (II, 55.)
MauixaBB. v 31
3i2 LEXIQUE DE LA LANGUE [IL
On ne tanroit perdre son bien plus faoutensement que de le donner ma! à propos. Et r ^ plan de quoi se fâoher de n^aroir pas donné comme il faut, que de n^avoir pas été remercié. (II, 99.)
Encore qu*un homme ne Tive pour personne, il ne sVnsuit pas qu*il vive pour soi ; mais y a tant de gloire à n'être point Tariable..., que même on porte quelque révérence à ceux qui s*opintâtrent à se reposer. (Il, 4^3 .)
Cela a fait perdre Tenvie de faire des ballets, et y en avait tout plein de couTés qui-n*écloront point. (III, 81.)
N*y aura-t-il point quelque différence de nous à eux? Si aura certes, il y en aura beaucoup. (II, 977.)
Ils {les gladiateurs) reçoivent des coups s'ils refusent d*aller aux plaies, ei faut que tons nus ils cbercbent Tépée l'un de Tautre. (II, 989.)
Nos affaires sont quelquefois d'une façon, que derant que de payer la première dette, il faut faire un second emprunt. Et ne faut point avoir honte de devoir des choses que nous ne pourrons pas rendre. (Il, iBq.)
Si leur conscience n*est bonne, les caractères du plaisir qu'on leur a fait ne laissent pas d'y être gravés, et se peut faire qu'on jour la honte les avertira de leur devoir. (Il, 59.)
Le Roi fut hier à la chasse; le cerf fut pris à une lieue de Marconssy, où est Mme la marquise de Yemeuii, et n'y alla point {et le Roi fCalla point à Marcoussj\ (lH, 94.)
La sixième {place) ^ il la réserve pour lui, et s'' appellera (et elle s^apptl'^ lera) Bourbon. (III, 58.)
Oyez un peu les harangues de ceux qui demandent quelque plaisir.... La perte de la vie est trop pen de chose pour être le témoignage de leur affection ; et sont bien marris qu'il ne se troave encore des rabmisMons pins cérémonienses. (II, 55.)
Que ce quelle est à cette henre, Mlle soit jusqu'à la mort. (I, 807, vers 98.) .... Quand j'aurai, comme /espère^ Fait* ouïr du Gange à l'Ibère Sa louange k tout l'univers, etc. (I, 910, vers 35.)
VojeK I, 29, V. 37 et3i; 79, v. ro5; 194, v. 267; t34, v. 5; lôfi^v. lo; 989, v. 99; II, 9, 1. 7; 18, 1. 16; 94,1. 18; 54, 1. 38; 57, 1. 3; 85, I. 4; 99, 1. II et 29; 170, 1. 10; 194, 1. 91 ; 445, 1. 14*, 463, i. a4; 590, 1. 6-, 709, 1. i5; lll, 437; ete.
9' Lui, sujet :
Ce peuple.... ne voulut point permettre de combats où le vaincu fût lui-même contraint de prononcer l'arrêt de sa honte.... Ce que lui (ee peuple) fait pour la police d'une république est généralement observé par tous ceux qui aiment l'honneur. (II, i36.)
I &* Lui, LEURy compléments indirects, emplois divers :
.... Tout l'unirers lui sera trop petit. (î, 106, vers 14.) Je ne me pique pas de ce que la volupté précède la Tertu ; mais quelle apparence y a-t-il de l'associer avee nue oui la méprise, qui lut est ennemie capitale, qui cherche le travail et la aouleur pour se séparer d'arec elle. (Il, 99.)
Après qu*il (Phomme) est parti du monde, La nuit qui lui survient n'a jamais de matin. (I, 969, vers 18.)
Que se propose celui qui fait un plaisir, sinon du bien pour aatmi, et du contentement pour soi? Si cette intention lui est réussie..., il a ce qu'il a demandé. (II, 45-)
Soit que le Rhône outre ses bords
Lui vit faire éclater sa gloire, etc. (I, Ii5, vers 914.)
IMA] D£ MALHERBE. 33*$
Penser au change leur est crime. (I, Soo» vers 17.) Ne doit-on pas croire qu'ils honorent, comme lenrs propres pères, cetK
qui /etir sont cause d'un si grand bien? (II, 569.)
Les Toluptés leur sont aussitôt possédées que souhaitées, (II, 573.)
Je ne leur trouve point de comparaison plus propre que de ceux-ci qui
joueut sur les échafauds (je ne trouve point à les comparer plus proprement
^u^à ceux qui, etc.). (II, 619.)
1 1*' D'elle, à elle, à eux :
Je me rends donc sans résistance
A la merci (Telle et du sort. (I, x3i, vers 38.) Il parle à elle en tierce personne. (TV, 377; voyez III, 4l5.) Voici.... comme il faut parler à eux, (II, 87.)
ia<» Le, L4y les, coustmction :
Je le voulois voir au gibet. (I, a5o, vers 4«) Aime ton prince, et le délivre. (I, 371, vers 77.) n est comme je le vous dis. (II, 5i5; voyez II, 33, laS.) Si ceux qui se chargent de mes lettres sont aussi diligents à les vous rendre que moi i les tous écrire, vous n'avez point de quoi vous plaindre. (III, 395.) Yoyex V Introduetion gmmmaticale,
tLEy modeste habitation, traduisant le latin insuia» (II, 707.) ILLÉGITIME.
.... L*espoir illégitime De la rebelle ambition. (I, 114, vers 179.)