‹ Œuvres de MalherbeChapitre 389 sur 740 · INCOMMODER · texte numérisé non relu

INCOMMODER

De le méconnoître {un plaisir reçu), il y a de la vilenie extrême, quand ce ne seroit qne cette considératiou, que sans nous incommoder autrement, la volonté seule suffit i nous acquitter. (II, a.)

Je n'oserois vous solliciter d'y venir (à l'entrée de la Reine) ^ pource que vous êtes en un lieu d'où l'on ne vous peut tirer sans incommoder votre repos. (III, 14a.)

Le plus fort u'avoit point encore pris an collet le plus foible, ni l'ava* ricieux mis en trésor ce qui ne lui servoit qu'à laisser le nécessiteux ineommodé. (II, 7a3.)

Vous dites que la maladie ne vous laisse rien £ûre, et que toutes vos aetiont en sont incommodées, (II, 608.)

3a8 LEXIQUE DE LA LANGUE [INC

INCOMMODITE.

Je ne reconnoU que je suit pauvre qu'en cette ineommodiiéf que je n*ai rien à tous offrir qui «oit digne de vous. (II, i3.)

Ne trouTex-vout point de différence entre celui qui fait un plaiiirbien à son aise, et sans qu*il lui coûte rien, et un autre qui s'engage pour remédier il V incommodité de son ami ? (II, Sg.)

Si quelque mauTais destin se préjxare pour l'un de nous deux, et qu*il faille ou que Vineommodité de tos affaires tous fasse avoir besoin de ce que j'ai de vous, ou que ma misère, etc. (Il, 1 1 x .)

Ce n'est plus à un homme de mon âge i chercher les plaisirs : quand il les ohercfaeroit, il ne les trouveroit pas. Il lui doit suffire de n'être point dans leiineommoditét. (IV, 17.)

Il faut un goût aussi délicat à choisir à qui devoir, conmie à qui prêter ; car quand il n'y auroit point un noraore infini d*ineommodités qu'il y a, nous sonmies assez gênés de devoir à un i qui il nous déplaît d'être obligés. (II, 33.)

[La vertu] n'est pas moins en son naturel dans les incommodités de quelque action magnanime, que l'autre (la volupté) parmi les délices d'un repos efféminé. (II, 93; voyez II, 63, x39.)

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