‹ Œuvres de MalherbeChapitre 436 sur 740 · LARMES · texte numérisé non relu

LARMES

Qui doute que si de ses armes

Uion aToit eu l'appui,

Le jeune Atride a^ecque larmes

Ne s'en fut retourné chez lui? (I, 217, t. ii3; Toy. I, 3o5, t. 24.)

LARMOTABLB, déplorable, lamentable, blAmé, comme c m.'mTais mot », par Malberibe cbes des Portes. (lY, 444.)

LASIhélasI

Mais lasl U perte de non fils,

Set auMthn d'orgueil bonflfis.

Ont tonte ma vigueur rarie. (I, %S6^ Ters 19.)

LAS, adjectif :

Beanté, par qui les Dieux, Us de notre dommage,

Ont ▼onln réparer les défaut! de notre âge, eto. (I, ai, rers i3.)

La marquise lui a fait des demandes qu'il n'a pas jugées être à propos de lui accorder, ^ de ce qu'elle demandoit cinq villes. (DI, 58a.)

LASSER, 8B LA88BB, LASSi :

La moisson de nos champs lassera les faucilles. (I, 73, vers 83.) Sa parole se lasse {Use fatigue déparier)^ et le quitte au besoin. (I, 18,

▼ers 387.) Ces misérables.... se sont lassés de vin et de femmes. (II, 489.) Les soldats se lassent à des labeurs superflusi pour se fortifier aux nécessaires. (II, 33o.)

Lassez-'ifous d'abuser les jeunesses peu cautes* (I, 3oi, vers a3.} Ne te lasse donc plus d'inutiles complaintes ;

Mais sage à l'avenir, Aime une ombre comme ombre.... (I, 40, vers 33.)

[Bellonne,] Lassée d'un repos de douze ans. (I, 9x3, vers los;

voyez I9 49) ▼^n 98-)

LATINERIE, latinisme. (IV, !i7d.)

LAURIER, emblème de la gloire guerrière :

n faut mêler pour un guerrier A peu de myrte et peu de roses Force palme et force laurier. (I, ii3, vers 140.) L'ombre de vos lauriers admirés de l'envie

Fait l'Europe trembler. (I, x5o, vers 33.) Quel ordre merveilleux de belles aventures Va combler de lauriers votre postérité ! (I, 104, vers 4*) Toyex tome I, p. a6, vers i ; p. a8, vers 7; p. a83, vers 149.

LAVER, baigner, en parlant de fleuves :

[Les plaines] Que llnde et l'Eupbrate lavent. (I, a5, vers 56.) [Les neuves] Qui lavent les pieds du liban. (I, 5o, vers 114O

LE, i.a, £B8, article.

i» Emplois divers :

Les vœux {ees vœux que Je forme) sont grands; auiis avecqne raison Que ne peut fardente oraison (une ardente prière)} (I, 196, v. 41 et ^%,) Les élépbants par/« bon traitement se laissent aller jusques i la servitude, rii, 6.)

Tant ae perfections qui vous rendent superbe. Les restes du mari, sentiront le reclus. (I, a, vers i40

S Quelle puissance] Garderoit que jusqu'aux enfers ^e n'allasse avecque les armes Rompre vos cbaînes et vos fers ? (I, 167, vers i3.) La rigueur ae ses lois, après tant de licence, Bedonnera le cœur à la toible innocence. (I, 71, vers 56.)

Qu'il soit le premier de sa race et n'ait pas le liard en sa bourse..., je pense que vous ne laisserez pas de l'avoir en bonne opinion. (II, 588.) L'édttioa de 1648 porte ; « un liard. »

Malhkbbb. V 93

Il y a loDgtemps que nom sommes sales ; il est malaisé de nous nettoyer : ce ne sont point taches ordinaires qae les nôtres ; elles sont à rhuile. (II, 486.)

Il n*y a guère de gens qui ne connoissent nn yisage oà Ton a mis U blanc et U rouge {du blanc et du rouge), (II, 616.)

Comme si c*étoit la coutume de nommer les filles premier que les mères, on que les poètes aient donné des noms qui passent rendre la signification Téritable par ce qni puis après en arri^eroit. (Il, 9.)

Crispus Passiénus disoit ordinairement qu'il y aroit de certaines gens de qui il estîmoit plus le jugement que le bienfait, et d'autres aussi de qni il aimoit mieux te bienfait que le jugement; et en donnoit cet exemple : c J'aime mieux , disoit-il , U jugement d'Auguste que le bien&it de Clandius. » (II, 34)

Ce seroit quelque consolation à notre imbécillité, si les réparations se faisoient aussitôt que les démolissements. Mais celles-là yont le pas {pont au dos), et ceux-ci la poste. (II, 727.)

Nous nous gâterions, si nous roulions ou tonjours écrire ou toujours lire.... La meiUenre (mamière ou méthode^ ce qu*il jr a de mieux à faire) est de les échanger par yicissitndes, et tempérer l'un par l'autre. (Il, 65o.)

.... Soit que l'audace Au meilleur avis ait fait place, etc. (I, 48» vers 66.) .... Laisser promptement une basse demeure, Qui n'a rien que du mal.... (I, i3, Tcrs sSi.)

a® Lv, LA, LBSy où le sens veut ou admet un pronom possessif: Sans donner à ses pas une règle certaine, U erreyagabond où U pied le conduit. (I, 14, rers 176.] Peuples, qu'on mette sur la tète Tout ce que la terre a de fleurs. (I, 44» '^^^ > 0

L'ararice est comme la flamme.... En une richesse commune, les monrements (mcs mouvements) peuvent avoir quelques bornes ; mais en une fortune extraordinaire, il n'est rien d'assez fort pour l'arrêter. (II, 41*)

C'est la règle des bienfaits qu'on ne les puisse reconnoître qu'en vidant la bourse. (II, 4^0

Des bienfaits que les enfants reçoivent tlet pères. j(II, x 93 ; voyes H, 85.)

Son père fut si peu de chose que depuis la mort tUi fils on ne l'a pas seulement nommé. (II, 8a.)

Il ne faut exhorter personne à se vouloir du bien, parce que c'est nne affection qui sort avec l'homme du ventre de la mère. (II, 107.)

La principale beauté de Tenfance est en ia sortie. (U, 3o9«)

Les pauvres serviteurs sont là, qni n'osent pas seulement mouvoir les lèvres. S'ils soufflent, aussitôt le bâton est sur Us épaules. (II , 4^8.)

3* Lb, article, devant un nom propre de personne :

Il avoit eu cette place du Gast (de Michel de Gast) par le prix de cent mille écus. (III, 417O

Je n'ai jamais été que six mois en pension, chez Us Philippcs {dams la famUU Philippe), à Caen. (I, 336.)

V* Lb, là, lbs, commun à plusieurs substantifs ou adjectifs :

La justice, probité, prudence, valeur, et tempérance, sont tontes qualités qui se peuvent trouver en nne seule &me. (II, 98 ; voyez III, 61 , 1. 18.)

5* La, article, devanl un adjectif ou une locution adjective :

En notre ville assiégée,... les capables de porter les armes sont avec l'épée à la main derrière la porte. (II, 440.)

Qaî leroît si mauTais censear contre ses enfants» an*il aimftt mieux le sain qne le malade, le grand et de belle taille, que le court et le petit?

Sa leçou {TeMeigmemeHi de la tûgeue) est des choses divines et du humaines, (n, 696.)

6** Le, article y devant des infinitifs pris substantivement. Voyez

BlBNVAIHB, CbAHIOBB, DiRB, DoNNEB, DoRMIB, Êt&B, HlBILLEBy JOUEB, MaHGBR, MaBCHBB, Moi7BIR,PABLBByPÀBTIB,PBNSBB, PbBDBB, FÎlBirDBB,

Pbofitbb, Recevoir, Refuser^ Rendre, Rougir, Seoir, Souffrir, YibilijR, Vivre, etc.

7® Lb, article, employé où nous l'omettons d'ordinaire aujourd'hoi :

LesLisubriens.... Tattaouèrent.... si vertement, que ceux qui portoient les enseignes furent contraints de lâcher le pied. (I, 4440

Jules César.... fut ingrat d'avoir laissé la guerre de Gaule et d'Allemagne pour venir assi^er Rome, et.... donner le rendez-vous à ses troupes dans le cirque de Flaminius. (II, i55.)

On députe à Carthage pour lui faire faire son procès {à Annibat), H en a le vent (il en a vent), et s'enfiiit vers Antiochus. (I, 398.)

Entre onze heures et le minuit. (III, 376.)

Le mtlord Rich est ici. (IV, 64 ; voyez IV, 61.)

Faire trois parts de la République, pour en retenir lei deux en sa maison. (II, i55.}

Comme un des ornements </«« premiers de nos jours (comme un des premiers

ornements de nos jours), (I, ao4, vers s.)

S'il se gouverne par ce conseil, il ne faut pas douter que tout n'aille /e bien (n^aille bien), (III, 19a.) Là se perdent ces noms de maîtres de la terre. D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre. (I, 374, ▼ers J^o.)

8* Le, la, omis où nous l'employons aujourd'hui :

Si vous avez patience de m'écou ter*. ., vous changerez d'opinion. (II, 47*) Il disparut comme flots courroucés

Que Neptune a tancés. (1, 196, vers 3i.) Je fus hier ouïr meste aux Jacopins. (ill, 546 ; voyez III, 8.)

Tu perds temps de me secourir {tu perds le temps^ ton temps à poU'

loir me secourir), (I, i3o, vers 5.) Qui ne pensoit qne les Furies

Viendroient des abîmes à*enferf (I, i83, v. 91; voy. I, ai4i ▼• i>70 .... Ces Ames ^ enfer (infernales), (I, 977, vers 6.) .... Tes doctes écrits Montrent le soin que ta as pris A savoir toutes belles choses. (I, aS5, vers 3.) n est seul qui reconnoît des personnes qui ne le pensent point avoir obligé. (II, 563; voyez I, 969, vers 3i; II, iSa, 6o5.) .... Dans Seine et Marne luira

Même sablon que dans Pactole, (I, 900, vers Sp et 60.) Voyez tome I, p. 49,Ter8io4; p. 5o, vers 108$ p. 986, vers 99; p. 819, ver8 5,etc« Yojez auMi Doinria, FAna, etc.

L' AUTRUI. Voyez Autrui.

L'on. Voyez On,

L'un.... l'autbb... ; l'un bt l*autre» Voyez Un.

Lb, pronom. Voyez II.

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