LOIN
En ce piteux état si j'ai du réconfort.
C'est, ô rare beauté, que vous êtes si dure,
Qu'autant près comme loin {de vous^ je n'attends que la mort. (I, iSg, v. 14.)
Gi^oyez] comme notre espnt agrée e s'entretenir près et loin Avec l'objet qui le récrée. (I, 988, vers 88.) Loin de mon front soient ces palmes communes Où tout le monde peut aspirer ; Loin les vulgaires fortunes.
Où ce n'est qu'un jouir et désirer. (I, 348, vers 3i et 33.)
Lom DE (voyez le premier vers de Fe^emple précédent) :
Loin des mœurs de son siècle il bannira les vices. (I, 71, vers 67.) A qui ne donnez-vous une heureuse bonace. Loin de toute menace Et de maux intestins et de maux étrangers? (I, 339, vers 17.)
LOIRE f sans article, la Loire. (I, 1 15, vers an.)
LOISIR, temps, espace de temps :
Je n'ai pas le loisir k cette heure de rechercher les signifioationi d*niie parole amniguë. (II, 440.)
Qu*e8t-oe que je n'en dois appréhender {de la fortuné) an progrès de mon affectiou, si bien à peine eue a eu le loisir de la laisser naître pour commencer i la travailler? (IV, iSy.)
La viande qu*on rejette aussitôt qu'on Ta prise ne peut faire bien, d'autant qu*elle n'a pas le loisir de se joindre à la substance du corps* (H, a67.)
Ceux qui ont tftche n'ont jamais loisir de faire les fols. (Il, 468; Toyez II, 439*)
[Mon Roi] L*a su tellement presser {/Sedan) D*obéir et de se rendre.
Qu'il n'a pas eu pour le prendre Loisir de le menacer. (I, 88, vers 40.) Si je TOUS montre un serriteur qui, Tépée en la main pour venger la vie de son maître,... s'est opiniâtre tellement au combat, qu'il a voulu mourir plutôt que ne lui donner le loisir de se sauver, direz- vous qu'il n'a point fait de plaisir à scm maître? (II, 69.) Soit que l'nonneur de la carrière T'appelle à monter à cbeval..., Soit que tu donnes ton loisir
A prendre quelque autre plaisir, etc. (I, m, vers io5.) Il ne tombe point de choses grandes que ce ne soit avec quelque loisir; mais en celle-ci le changement de tout en rien n'a point eu plus d'espace que du soir jusqu'au matin. (II, 736.)
Si en notre ville assiégée, où les femmes et les vieillards portent des pierres pour la défense de la muraille..., vous me voyez bien de loisir dans une chaire mettre en avant ces plaisantes questions..., ne diriezvous pas que j'aurois perdu le sens ? (II, 44o>)
C'est une moquerie de dire que les occupations nous empêchent d'étudier.... Pour moi, Lucilius, je suis de loisir^ et en quelque part que je sois, je suis à moi. (II, 493-)
Résolvons-nous au travail et appelons quelqu'un à notre secours. — Mais qui? — N'importe. Adressez-vous à ces premiers qui sont de loisir^ autant des siècles passés que du présent. (II. 4^ a.)
Je ne suis pas ae loisir d'écouter vos niaiseries ; j'ai bien autre chose
àdéméler. (II, 441O
Que ce coup m'est sensible, et que tout à loisir
Je vais bien éprouver qu'un déplaisir extrême
Est toujours à la fin d'un extrême plaisir 1 (I, i34f ^ers 10.)