‹ Œuvres de MalherbeChapitre 451 sur 740 · LOUP · texte numérisé non relu

LOUP

Ce mot est au pieux loup. (IV, ifi%,)

Cette location proTerbiale, qae Malherbe applique aa verbe se virer^ employé par des Portes, signifie sans doute ici que c'est un rienx mot, passé d'usage. Antoine OudiUf dans ses Curùuitezjronçoises (aeberées d'imprimer le 3o janvier 1640), donne, à la page 340 (édition de 1 656), l'exemple : ttSùtoires an vieux loup, sottes histoires, fables; » et à la page 4^7 • « Discour* au vieux loup, (discours) impertinents (c'està-dire hors de propos), m II répète cet deox façons de parier dans ses Becherchet italiennes et françoises (i655), oà il traduit « histoires an vieux loup » par historié délie heffane (be/ane) , histoires des marionnettes, des lonps-garous, et c discours au ▼ienz loup m par spropositi, discours hors de propos.

LOURD, an figuré :

Quand je n'alléguerois autre chose, sinon ^e j'ai étudié aux bonnes lettres pour me rendre capable de la vertu, si je suis homme de bien, je rends à mon père en son bienfait même plus que je n'ai reçu de lui ; car en me donnant à moi, il me donna lourd et grossier (en latin : rudem et imperitum), et je lui ai donné un fils qu'il a de l'honneur et du plaisir d'ayoir engendré. (II, 8i.)

LOYER, salaire, récompense :

L'exemple de leur race {de la race des Titans) à jamais abolie DeToit sous ta merci tes rebelles ployer ; Mais seroit-ce raison qu'une même folie

PTent pas même loyer? Çl, aSi, vers 91.) Pourquoi ne soufTriront-nousen 1 acauisitiond'une liberté perpétuelle* . •« ce que tant de fois on a souffert en des occasions où tout le lojer de la patience n'étoit que de ne tomber point à la discrétion du victorieux? (U, 3i6.)

LUCINE (Les muns db), les enfants. (I, a37, vers 3i.}

LUEUR. DiOerence^ntre la lumière et la lueur. Voyez LuMiias.

LUI. Voyez II.

LUIRE, briller, au propre et au figuré :

.... Le soleil semble sortir de l'onde

Pour queloue amour, plus que pour luire an monde. (I, 2i6,?ers 8.)

Allons voir sur les herbes nouvelles Luire un émail, dont la vive peinture Défend à l'art d'imiter la nature. (I, ia6, vers 3.) .... Dans Seine et Marne luira Même sablon que dans Pactole. (I, 900, rers $9.) Je ne parle ni des marbres qui luisent et dans les temples et chez des particuliers, ni de ces arcades^ etc. (II, 718.)

Je Yeux que tous ne puissiez aller en part où tous ne voyiez toujours luire l'ardoise de quelque pavillon qui soit à vous. (II, 707.)

Qu'on me brûle un membre après Tautre, et que goutte i goutte on me fasse fondre, je bénirai les feux qui feront /irire mon innocence. (II, m.) Vous luirez du lustre de Totre science : sa célébrité vous rendra célèbre. (11, 34a.)

Nous ne prenons plus garde à ce qui nous a mis an-deanu des autres, mais à ce qne nous Toyons luire en la main de ceux qui sont au-dessus de nous. (II, 53.)

L'injustice qu'on fit à Rutilius donna réputation à sa prud'homie : en la pressant on la fit imre (en latin: dum TÎolatur, efïulsitj. (Il, 6i5 .) .... Gomme sa valeur (la valeur du Moi)f maîtresse de Torage, A nous donner la paix a montré ton courage. Fais Imre sa prudence à nous l'entretenir. (I| 7I9 Ters 4>*)

Soit que l'honneur de la carrière

T'appelle à monter à oheral....

Soit que tu donnes ton loisir

A faire en quelque autre plaisir

Luire tes grâces nonpareilles, etc. (I, isi, vers 177.) Yoyes tome I, p. m, Tert 90; p. i39, vers 6; p. a83. Tcn 147.

LuiBs. Différence entre luire et reluire (voyez la fin de Tartide Lumière) :

Je troure quelque difTérenoe entre luire et reluire. Les astres ne reluisent point, le feu, ni la chandelle. Il faut dire luire en ces lieux-lâ. L'or, l'argent, et autres telles choses, luisent et reluisent : l'un et l'autre se disent là indifféremment. (IV, 378.)

LUISANT, brillant, au propre et au figuré :

Il tonne quelquefois en temps serein, pour la même raison qu'il tonne en temps nubileux, quand Tair est battu l'un contre l'autre. Et combien qu'il soit plus luisant et plus sec, si est-ce qu'il ne laisse pas de s'amasser, etc. (1, 477 0

Le plaisir qu'apporte la contemplation d'une Ame, quand elle est déjà pure, luisante^ et sans aucune tache.... (II, ^71*)

LUMIÈRE, au propre et au figuré :

.... La nuit s'en ra, ses lumières s'éteignent. (I, 17, yers 358.) Tu me tiens les sens enchantés De tant de rares qualités,

Où brille un excès de lumière, etc. (I, iio, TCrs $7.) Ma mère Tient d'une race Si fertile en demi- dieux.

Que son éclat radieux Tontes lumières efface. (1, 189, vers 8.) Nous attendons ici de voir sortir en lumière (de voir paraUtre) un discours de ce qui s*e8t passé au fait de, etc. (UI| 940 ; Toyez III, 371.)

LuMiÈRB, vie :

.... En cet Affe penchant, la, yers ai 5.)

Ou mon peu de lumière est si près du couchant. (I, a64, rers a ; Toyes I ,

LuMiàan, yeux :

Le nombre est infini des paroles empreintes

Que regarde TApôtre en ces lumières saintes. (I, 8,y. 9a ; voy. 1, 3 5, t. 69.)

LijiiiAbb. Différence entre la lumière et la lueur (voyez la fin de l'article Luias) :

.... La lumière et la lueur : l'une qui a son origine en elle-même, et l'autre qui n'éclaire que par autrui. (U, 349.)

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