‹ Œuvres de MalherbeChapitre 463 sur 740 · MARCHANDISE · texte numérisé non relu

MARCHANDISE

Que l'envie de produire votre bel esprit ne vous fesse point entretenir toute sorte de personnes. Cela seroit bon si votre marchandise étoit propre pour le peuple. (II, a83.)

MARCHANDOT, diminutif méprisant de marchand :

Un nombre infini de personnes vivent encore à Marseille, qui ont vu arriver le père et Tonde de Cauvet, et là, petits marchandais ^ avec des balles de cannelle, poivre..., commencer leur trafic. (I, 35o.)

MARCHÉ, convention avec un vendeur, un entrepreneur, etc. :

Il y a des choses qui valent plus que ce qu'on les vend, et pour ce, encore que vous les ayez achetées, vous m'en devez quelque chose qui n'est point au mare/té, (II, z83.)

Le marché d'enclore les faubourgs dans la ville est fait. (III, 58.)

Atoie bon mabcbé db, se tirer aisément de, arriver facilement à :

Je vous laisse à penser si un autre que lui eût eu si bon marché de faire on affront à un tribun. (II, 88.)

Vous en aurez bon marc/ié {de la santé), si vous avez seulement la volonté de vous bien porter. (II, 317.)

AVOIB MEILLEUB MABCHÉ DB :

Après les choses de cette n<iture, il y en a d'autres sans qui nous pouvons bien vivre, mais nous ne le devons pas faire, parce que sans elles nous aurions meilleur marché {il nous serait plus avantageux) de ne vivre point : comme la liberté, l'honneur, et la santé de l'esprit. (II, 18.)

Vous n*en voyez guère à qui, devant que mourir, la vieillesse n'ait fait sentir quelque incommodité ; et pour le meilleur marché que nous en ayons ^ la vie nous est inutile {et ce qui peut nous arriver \ie mieux, c^est que la vie nous soit inutile). (H, 4^ 3.)

MARCHER (Le), subsUntivement :

Le seoir. est aussi naturel que l'être debout ou le marcher, (II, 5ao.)

MàBCHEB LE FBEMIEa, MABCHEH DEVANT, MABCBEB APBÈS, aU figUré '.

Il n'y a point, disent-ils {les épicuriens), de volupté sans vertu. Mais pourquoi faites- vous marcher la volupté la première? Non queje dispute de leurs préséances par vanité simplement de marcher devant, (U, 91.)

Vous lui desirvs un danger oertain, tous espoir d'ane aitistanee qai ne l'est pas. Mais prenons le cas que l'un et Tautre soit certain, si est-ce que toujours ce qui le fâche marche devant, (II, 196.)

Le sage a toujours deux succès devant les yeux.... Il marche offris le sort avec un pas suspendu, comme en un chemin glissant. (II, ia6.)

MARÉES, flux et reflux, au figuré :

S^il se trouve une fois embarqué dans les affaires du monde, il n*cn voudra pas toujours souffrir lesnuireej. (II, 347-)

MARI (DoNNEa) à quelqu'un :

Homère.... en a appelé une (une des Grâces) Pasithée» et lui a damné mari, afin que vous ne pensiez pas que ce soient religieuses. (II, 8.^

MARIER, au figuré :

.... Les bienfaits d*nn grand prince Marieront ma fortune ayecqne le bonheur. (I, 3, vers a4-}

MARIN, maritime :

Guise en ses murailles forcées {les muraiiUt de Niee\

Remettra les bornes passées

Qu'avoit notre empire marin, (I, 55, vers 397.)

MARINIER, marin :

Il faut en la plaine salée

Avoir lutté contre Malée,

Pour être cru bon marinier. ÇL, a 13, vers 70.) An delà du cap de Chélidoine, ses mariniers firent quelque nunenr. (I» 449 f '^oy» I» 393, 45o.)

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