MATELOTS
Bellegarde, les matelots
Jamais ne méprisent les flots,
Quelque phare qui leur éclaire. (I, 116, yers aa5.)
MATHÉMATIQUE (La), au singulier :
La philosophie ne demande rien à personne.... La mathématique est superficielle ; le fonds où elle bâtît n'est pas à elle ; sans les principes qu'elle emprunte elle ne sauroit avoir fait un pas. (II, 694.)
MATIÈRE, au propre :
Beaux et grands bâtiments d*étemelle structure, Superbes de matière, et d'ouTrages divers. (1, i38y vers 3.) L'homme.... est une matière nuide, caduque, etc. (Il, 479*)
Matière, dans diverses acceptions figurées :
Ainsi ne sais»je plus que vous dire. Le temps nous taillera' de la matière {des sujets d* entretien^-ÇJl^ 3o9.)
U n'y a ni fortune ni matière (ni objet) quelconque qui ne lui puisse passer par les mains {au sage), (II, 666.) S'il m'advient quelquefois de clore les paupières, Aussitôt ma douleur en nouvelles matières
Fait de nouveaux efforts. (I, 160, vers 38.)
Il se présente quelquefois des matières qu'un juge ignorant peut terminer. (II, 58.)
U y en a que nos stolques appellent premiers biens, comme la joie... ; d'autres seconds, qui sont tirés d'une matière misérable, comme la patience auxtourmenu. (II, 5ii.)
U fait bon être à la torture, et nuuvais être en un festin,... quand à la torture on fait ce qui s*y doit faire, et qu*au festin on ne s'y comporte pas comme on doit. Ce n'est pas la matière qui fait les choses bonnes ou mauvaises: c'est la vertu, en quelque part qu'elle paroisse. (II, 553.) Le silence des nuits, l'horreur des cimetières De son contentement sont les seules matières, (I, Sp, vers 38.)
Y a-t-il quelque chose plus honnête que le ressentiment d'un plaisir qu'on nous a fait? La vie n'a point plus d'étendue que la matière de cette vertu. (II, iio.)
Un bienfait.... n'est visible qu'aux yeux de l'esprit. H y a bien de la différence entre la matière du bienfait et le bienfait. (II, 11.)
Un vicieux est aussi peu supportable quand il se fait soi-même la omtière de son intempérance, que quand il se donne carrière en quelque autre sujet. (II, 143.)
Je lui désire si bonne fortune qu*il ait toujours moyen de faire plaisir et jamais besoin d'en recevoir; que la mature d'obliger les hommes loi afflue de toutes parts. (II, 197.) Vo^cx I, 57, vers i3; 87, vers 7; 116, vers 244^ 284. vers 3; II, x5o, 65o.
MEC] DE MALHERBE. 38i
MATIN, au figuré :
Après ^u'il (P homme) est parti du monde, La nuit qui Ini sument n'a jamais de matin, (I, 369, rers 18.) .... Ceux {les saints innocents) qui massacrés d'une main violente Virent dés le matin lear beau jour aocourci. (I, ii, Ters 189.)
On doute pourquoi les Destins
Au bout de qaatorxe matins
De oe monde l'ont appelée. (I, 171, vers 10 par,)
Lv MATIN, le soleil levant, Torieut :
[O soleil,] jadis l'horrenr d'un festin
Fit que de ta route ordinaire
Tu reculas vers le matin. (I, 78, vers 64; voyez I, 98, vers 167. )
MATINÉE, en parlant de la yie :
Réservez le rejpos à ces vieilles années
Par qui le sang est refroidi :
Tout le plaisir des jours est en leurs matinées; La nuit est déjà proche à qui passe midi. (I, s37, vert 35.)
MAUGRÉ, malgré :
La gloire est l'ombre de la vertu : maugré que nous en ayoni» elle nous accompagnera. (II, 614.)