‹ Œuvres de MalherbeChapitre 494 sur 740 · MOUVEMENT · texte numérisé non relu

MOUVEMENT

Approche-toi, mon prince, et vois le mouvement

Qn en ce jeune Dauphin la musique réveille. (I, io5, vers 3.)

MUL] DE MALHERBE. 4o3

Il {thomme) a mouvement de lai-méme. (II, S87.)

L'aTarice est comme la flamme, qui s'daDce a*aatant plus haut qu'elle part d'un plus grand embrasement. En une richesse commune, les mou^ vements {de V avarice) peuvent avoir quelques bornes ; mais en une fortune extraordinaire, il n*est rien d^assez fort pour l'arrêter . (II, 40)

Votre courtoisie.... saura bien considérer le mouvement que j*ai en cette prière. (IV, 140.)

MOYEN, emplois divers :

En une chose de quoi nous avons moyen de nous passer, nous pouvons faire les dégoûtés. (II, 18.)

Si nous ne donnions qu'avec espérance de retirer, il ne faudroit pas donner à qui seroit le plus digne ae recevoir, mais k qui auroit plus de moyen de rendre.... Et puis, s'il n'y avoit que l'utilité qui nous conviât à faire plaisir, ceux qui en ont le plus de moyen^ comme les riches..., en auroient le moins d'occasion, parce qu'ils se peuvent passer du bien d'autmi. (Il, 91.)

Vous dites que vous voulez acquérir de quoi vivre : apprenez par même moyen de quelle façon il le faut acquérir. (II, 3a6.)

Ajoutez-y qu'il défende son père..., que des moyens acquis en la guerre (en latin : raptas belli jure opes) il le secoure en sa pauvreté. (II, 83.)

Le sage, encore qu'il se contente de soi-même, ne laisse pas de vouloir avoir un ami,... non point.... pour avoir qui.... l'assiste ae moyens^ s'il est en nécessité ; mais au contraire pour avoir quelqu'un qui reçoive ces offices de lui. (II, 390.) •

Il me prie de l'assister contre ses ennemis. Ce sont gens de beaucoup de moyen et de crédit. (Il, io5.)

MOYENNEMENT, avec modération :

Désirer sans mesure des choses qu'il ne faut désirer que moyennement,,,. C'est une trop ardente convoitise des choses qui ne sont que moyennement désirables. (II, 58a.)

MOYENNER, ménager :

n a écrit à Madame sa mère qu'il la prioit d'apaiser l'aigreur du Roi, et moyenner son appointement (sa réconciUation)^ pourvu que ce fut à son honneur. (III, lao.)

MUGUET, critiqué par Bfalherbe, comme mot de satire on de comédie, dans ce ver§ de des Portes :

Sur tant de vains muguets dont l*Ame est si vobge. (IV, 869.)

MULE (Garder là). Voyez Garder.

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