‹ Œuvres de MalherbeChapitre 496 sur 740 · MUSIQUE · texte numérisé non relu

MUSIQUE

Ce ne sont que festins, ce ne sont que musiques De peuples réjouis. (I, aSo, vers 26.)

Cest pour lui {pour le corps) que se tiennent les écoles de bal cl des musiques efféminées. (II, 716.^ ^

Ne -voycz-TOUs pas de comoien de voix on compose nne musique? Et toutefois elles n*ont tontes ensemble qu'un son. (II, 65a.)

MUTATION, changement :

Pourquoi [Caton] se fût-il troublé de la mutation de la République?

Il {le monde) est sujet k mutation^ et ne demeure pas en un état. (IT,

479; voyez iy,a4i.)

MUTIN, adjectif :

Nombre tous les succès ou ta fatale main....

De tes peuples mutins la malice a détruite. (I, 16, vers i3.)

MUTUEL, alternatif:

Les aventures du monde

Vont d'un ordre mutuel.

Comme on voit au bord de l'onde

Un reflux perpétuel. (I, 34, vers 3a.)

MYRTE, sens allégorique :

Il faut mêler pour un guerrier

A peu de mjrrte et peu de roses

Foroe palme et force laurier. (I, ii3, vers 139.)

NAR] DE MALHERBE. /io5

NAGER, au figuré :

Liet doQceun où je nage ont une violence

Qui ne Be peut celer. (I, i57, yen 37.)

NAGES, de l'espagnol naguasy enaguas^ jupon, jape de frise noire qui se portait dans les grands deuils, (III, a53.)

NAGUÈRE QUB, autrefois lorsque :

Naguère que j'oyois la tempête souffler... , Eussé-je osé prétendre à Tnenreuse merreille D*en être garanti? (I, 240, vers i3.) NAÏF.

Si quelqu'un après boire avoit laissé aller une parole un peu libre, si un autre en se riant avoit dit quelque cbose de naif (en latin : simplicités jocantium), tout étoit mis aux tablettes. (II, 75.)

NAISSANCE (Atoib) :

Tes desseins TLont pas naissance

Qu'on en Toit déjà le bout. (I, 91, vers 11 3.)

NAlTRE.

[Mopse] Avoit toujours fait espérer Qu'un soleil qui nattroit sur les rives du Tage &i la terre du lis nous viendroit éclairer. (I, a36, vers 3.)

FAïaE naItbe :

.... Quel Indique séjour

Une perle fera naître

D'assez de lustre pour être

La marque d'un si beau jour? (I, 94» v^rs 18.) Il ne reste plus i parler que des cboses que l'abondance fait naùre^ et qui servent plus aux délices qu'à la nécessité ni au profit. (II, 19.)

Ni À, NÉ pouB, qui a du penchant pour, enclin à, destiné à :

Nous voyons les esprits nés à la tyrannie....

Tourner tons leurs conseils à notre affliction. (I, 73, vers io3.)

Il n'est guère d'hommes si nés à la reconnoissance, qu'ils ne perdent la mémoire d'un présent aussitôt qu'ils en ont perdu la vue. (II, ao.)

Pour juger qui est le bien d'une chose, il faut regarder à quoi elle est née y et pourquoi on en fait cas. (II, 587.)

Étant né comme vous êtes à faire de bons offices, si ce n'est vous obliger de vous offrir des sujets d'exercer votre bonté , au moins est-ce en quelque chose satisfaire à votre désir. (III, a 60.)

Y a-t-il homme du monde.... si né pour avoir de l'affliction, qui en quelque chose ne se ressente de leur libéralisé (des Dieux)? (II, 93.) Tojez I, 391, 1. a5; 459, 1. 7; II, 3i8, 1. 10; 3a5, 1. la ; IV, ao, 1. 6.

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