NATURE
Beauté, de qui la grftoe étonne la nature ^ etc. (I, 137, vers i. Que ton respect fasse marcher Les astres contre leur nature! (I, 199, vers 36.) Combien qu'il {C homme) soit né pour viTre en la terre, il ose entreprendre sur une autre nature, et rendre la mer une partie de sa domination. (II, 109.)
Nature, sans article :
Il n*est rien de si beau comme Caliste est belle ; C'est une œuvre où Nature a fait tous ses efforts. (I, i3a, yers 1.) Choisissez les fleurs les plus belles... ; En trouTerez-YOus une où le soin de nature Ait arecque tant d'art employé sa peinture? (I, 17$, vers 38.) Les Dieux tout-puissants de nature Cèdent à la nécessité. (I, 14a, vers 41.)
S'il s'en trouve quelqu'un qui d'acquisition on de nature ait un flux de bouche si grand que le bien dire ne lui coûte rien, etc. (II, 58o.)
U y a ici un homme qui a une eau tellement amie de naiure qu'elle remet ceux qui en usent en leur première force. (IV, 49*)
Vous direz que ce sont choses qui viennent de Nature, Ne voyez-vous pas qu'en disant cela vous ne faites que changer le nom à Dieu? (II, 97.)
Voyex tome I, p. 34, Tcrs 37; p. 41 • ^^^ 4a; p. i47» vers a6} p. 156. vers 9; p. 178, Ters 5; p. a36, vers 7; tome II, p. 94, i45, 5a i.
Coi«THB NATURE :
.... [Éson] revint contre naiure En sa jeune saison. (J, a8a, vers 1 19.)
NATUREL, adjectif; Père naturel, par opposition kpère adoptif :
Octavius étoit père d'Auguste ; mais outre que sa condition n'étoit pas des plus illustres, la splendeur du père adoptif aida bien i supprimer aucunement le naturel, (II, 8a.)
NATUREL, substantif:
Vous trouverez partout des âmes grandes, et d'acquisition, et de natureL (n, 355.)
NAUFRAGE, rAiRS naufrage, au figuré :
O beauté qui de mes amours Êtes le port et le naufrage, (I, 14a, vers a7.) Trouvons le salut au naufrage {en mourant), (L, i54y xrs 5o.) Yoycx d-dcMiu, p. 168, DaaHiEa, 4* exemple.
.... Si de cette couronne....
Les lois ne l'eussent revêtu, Nos peuples d^un juste suffrage Ne pouvoient sans faire naufrage Ne i'of&ir point à sa vertu. (I, 77, vers 3g.)
NAULIS, NOLE, prix du passage sur un navire ou une barque :
Quel payement assez grand sauriez-Yoas faire à un qui dans son Taisseau Yous passe la mer d'un monde à Vautre...? Et toutefois vous êtes quitte à lui d*une chose de si grande importance quand vous lui avez payé son naulu. (II, i83.}
.... ÀYoir payé le noU à Caron {être mort), (I, 358.)
HAYE, poar navire, bateau ^ blAmépar Malherbe chez des Portes. (lY, 371.)
NAVIRE, au féminin :
[La Grèce] Traversa les mers de Scythie
En la navire qui parloit. (I, lia, vers 74» voyez I, 7, vers 70.)
NE pour III .•
.... Je ne veux un tombeau Plus heareux ne plus beau. (I, 3i, vert 60 par,) Ne plus ne moins que le pontife.... (I, 4^0.)
Ne, sans pas ou point :
lis (Us Romains) les entrelacent (les pieux) d'une façon qu'il n'y a moyen d'y passer la main. (I, 4^3. )
Je[r]ai fait.... pour ne tomber en des répétitions. (I, 4^4*)
Je ne dirai pas qu'un homme ne soit bon joueur, qui ayant bien reçu la pelote {la balle), et fait ce qu'il devoit faire pour la renvoyer, en a été empêché par quelque inconvénient. (II, 4^0
Le tribun se plaint qu'on ne Ta fait préteur, le préteur qu'on ne Ta fait consul. (II, 41.)
La nature eit toujours après à produire de nouveaux hommes, et fait être ceux qui quelque jour aimeroient mieux n'avoir été. (II, 5.)
Il a voulu mourir plutôt que ne lui donner (à son maître) le loisir de se sauver. (Il, 69.)
Voyez tome I, p. i, tcts i ; p. 7i ^en 83; p. 11» vers 184 ; p* i4} ^^n 2^7 et a6i; p. i5» Ters 289; p. 3i, vers 59; p. 3a, vers i3; p. 80, vers 14a; p. 108, yen 10 ; p. lai, vers 16a; p. ia4, vers a8a et a84; p. lao, vers 7; p. i3o, vers i3; p. l34, vers i3; p. 137, vers 5; p. 141, vers 9; p. iSo, vers 19 wr.j p. 167, vers 16; p. 174, vers 16; p. 176, vers 58; p. 199, vers aS; p. ai3, yers 96 et xoo; p. a3i, ▼ers 54; p. a34, vert 3; p. a4i, vers 3o et 33; p. a75, vers i ; p. a88, vers 65 et 66; p. 3oo, vers 9; p. 309, vers 14; p. 3i4> vers 18; tome II, p. 6, 1. 3o; p. 10, 1. I, 9 et a3; p. i3, 1. i3 et 3a; p. ao, 1. 10 et 19; p. a7, 1. 14 ; p. ^o, 1. 3; p. 45, 1. a7 ; p. 85, 1. a4; etc.
Ne, après un comparatif :
La mer a moins de vents qui ses vagues irritent
Que je n'ai de pensers, etc. (I, 159, vers ao.)
Davantage de bien que nous n'avons (que nous tCen apons), (II, 39; voyez II, 533, 1. 14.)
Ne, omis après le comparatif :
Ils n'eurent non plus de nouvelles les uns des autres qu'ils en aboient eu le jour précédent. (I, 4<)4; voyez I, 4^5, 1. 6.)
Nb, omis après ni et après ou (voyez Ponrr) :
[Je] ne puis ni veux l'éviter. (I, a88, vers 70.)
Toute la France sait fort bien
Que je n'estime ou reprends rien
Qae par raison et par bon titre. (I, 389, vers 116.)
Ne, emplois divers, la plupart dans des tournures où nous l'omc! tons d'ordinaire aujourd'hui :
Il n'est pas impossible qu'il ne survienne des accidents. (II, 309.)
4o8 LEXIQUE DE LA LANGUE [NE
Soit qu'étant le soleil dont je sois enflammé
Le plus aimable objet qui jamais fut aimé,
On ne m*ait pu nier qa il ne fût adorable, etc. (I, a4o, vers 9.)
Il n*y a pas d'apparence.... de donter qu'un maître ne puisse quelquefois être obligé par son senriteur. (II, 76.)
Il y en a qui ne désarouent pas qu'on ne leur ait fait plaisir. (II, i63.) M. Desmamis.... s*étant enfermé dans une cbambrc à l'Arsenac... défendit que l'on n'y laissât entrer bomme du monde. (III, 379.*) Malheibe avait d*iibord écrit : « entrer personne ; » puis il a eflaeé personne.
Vous n'ignorez pas que. . . . son aflection n'aille devant la vôtre. (lY , 217.)
Nous faisons connoitre que nous avons donné pour recevoir, et de cette façon colorons la malice des ingrats, qui semblent avoir dispense de ne rien rendre. (II, 4.)
Il éioit libre de ne rien prendre s'il ne Touloit. (II, 140.)
Un bourbier où vous pouviez ne vous mettre point si vous n'eussiez voulu. (II, 148.)
Nous n'en trouverons pas un. . . . qui ne puisse dire que de cette fontaine de bîen9 il ne vienne quelque goutte iusques à lui. (II, 94.) Qui n'eût cru que ses murailles, Que défendoit un lion, iV'eussent fait des funérailles Plus que n'en fit Ilion? (I, 88, vers a3.)
Il a plus fait que celui qui sans sueur et sans peine n'a pas été sitôt obligé qu'il n'ait trouvé moyen de s'acquitter. (II, i3a; voy. II, 56a, 1. a5.}
Encore s'en falloit-il beaucoup qu'elle ne fût telle qu'elle avoit été par le passé. (I, 406; voyez III, 348, 1. 4.) '
Je.... ne me puis imaginer qu'autre cbose vous ait empécbé de m'écrire que le regret de ne me donner {la crainte de me donner) quelque mauvaise nouvelle. (III, 3ao.)
Pource que je me doute (je crains) que vous et lui ne me veuilliez di* minuer cette douleur, je me range aisément à croire, etc. (III, 188.}
Ne..,, que :
Je ne sais que trop bien l'inconstance du sort. (I, 167, vers 33.) Yojet ci-deuas, p. a69, L 1, ne faire que,
NÉANT (De), sans valeur :
Ces distinctions de néant qui vous arrêtent, etc. (II, 4^^*)