PERTE
.... Un destin fitrorable M'offinoit en ce danger un sujet honorable D'acquérir par ma perte (par ma mort) un triomphe à ma foi. (I, x i ,▼. 186.)
Kos navires,] riches de la perte i Tunis et de Biserte. (I, 3i5, vers 5.) J'ai perdu le bien que j'avois fait.... La perte {de notre èUnfait) que nous plaignons à cette heure est faite il y a longtemps. (II, 347 ; ▼oyes, ci-dessus, p. 4^7, Pbbdbm.)
PESANTEUR, au figuré :
Les maladies du oorps ont toujours quelque pesanteur de nerit, qodqne lassitude sans travail. (II, 578.) Je sais bien quel effort cet ouvrage demande; Mais si la pesanteur d'une charge si grande Résiste à mon audace, et me la refroidit, Vois-je pas vos bontés à mon aide paroitre? (I, a44v ▼en 10.)
On ne dit point que les.... Fabies furent vaincus, mais bien qu'ils furent tués... ; et ainsi de tout homme à qui la fortune n'a point abattu le courage, de quelque pesanteur qu'elle se laisse tomber sur lui. (II, 137.}
La nouveauté donne de la pesanteur aux infortunes. (II, 7a6.)
PESER, aa figuré :
Ne nous persuadons pas que si dès aujourd'hui nous pouvons sauver un homme, nous le devions laisser languir jusques à demain, pour en faire peser davantage l'obligatiou (pour ia rendre plus pesante^ plus grasM\ qu'il nous en aura. (Il, 18.)
Il leur demeure toujours quelque douleur qui pèse bien autant que le plaisir. (II, 404.)
PESTE, au figuré, fléau :
La pauvreté, la mort et les autres pestes de la vie. (Il, 168.) Ce public ennemi (Pj4mour\ ot^e peste du monde. (I, 149, vers 5.) La discorde aux crins de couleuvres, Peste fatale aux potentats. (I, 186, vers 91; voyez I, 319, vers 4;
3o3, vers iS.)
PETIT, au sens physique :
[L'Amour] Se trouve à la merci de nos petites mains (ea sont de petites
** npnphes qui parlent), (I, 149» vers 8.)
Je dis que sa grandeur n'aura point de limite. Et que tout l'univers lui sera trop petit, (I, 106, vers 14.}
PBTrr, au sens moral, de peu d'importance, hmnble : Si la fortune t'a fait capable de donner des villes..., ce n*est pas à dire
qu'il n^y ait qnelqoe homme an monde si petit^ qu*homiètemeiit ta ne Ivi poiasefl mettre une ville entière en la manche. (Û, 99.)
.... Si tu la troïxreB petite (mon offrande)^
Resaouriens-toi qu'une action
Ne peut avoir peu de mérite.
Ayant beaucoup d'affection. (I, 116, yen 937.) Sont-ce territeun? ce sont hommes, ce sont domestiques, ce sont pe^ tiu amis {en latin : humiles amici). (II, 418.)
Uif pBTiT, adverbialement, un peu :
Elle se ressuscite un petit, (III, 307.)
J'en envoie un {un exemplaire des vers de Jf . Critton) à Monsieur le premier président, qui est un petit plus entier. (Œ, 4*)
RtouiAE AU PETIT PixD, fédoire à une situation infime : La vertu quelquefois a beaucoup d'étendue. Elle a la police d'une ville, le
Î;ouvemement d'une province, le maniement d'un royaume.... Quelquebis la pauvreté, l'exil et la solitude la rédaisent au petit pied, (II, 577.)
PEU, UH PEU :
Il faut mêler pour un suerrier A peu de myrte et peu ae roses Force palme et force laurier. (I, ii3, vers 139.) Ëtoit-il pas aiïUHpeu digne de servir, comme liaro de manger en cota.' ^MgjoitÇneméritaii'itpas mieux ^ de même quê diaro méritait moins)} (II, 7$.) Peu de ventres sont aisés k paitre, quand ils sont réglés (i7 est aisé de nourrir peu de ventres^ quand, etc.). (Il, 3a5.)
Peu a'arpents de terre fournissent de la pAture pour un bœuf {peu Jtar^ pents suffisent à fournir ^ etc.). (II, 490*)
&i je parle, c*est à regret,...
Tant y^ipeu d'assurance en la foi de personne. (I, 174» vers 11.) Llngratitude et peu de soin Que montrent les grands au besoin De douleur accablent ma vie. (I, 986, vers ss.) .... Les vœux que j'ai faits pourront si peu sur moi. Que je quitte ma dame, etc. (I, 3o4, vers 9.)
La vie est un peu de chose. (Il , $97 ; dans Tédit. de i645 : c est peu de chose. 1}