PITIÉ
O qu'un jonr mon Ame aurait de gloire D'obtenir cette heureuse victoire, Si la pitié de mes peines passées vers 37.)
Vous disposoit à semblables pensées! (I, 317, vers 35; voyez I, 170, Mettons fin à des jours que la Parque elle-même A pitié de filer. (I, a 56, vers 4s*)
PITOYABLE, qui éprouve de la pitié :
.... Les Dieux pito fables, (I, i53, vers 3i.) vers 38.)
A U fin mes ennuis la rendront piiojraAle, (I, 176, vers 59 ; voyez I, x35 ,
MAuniBB. T 3o
PLACE, emplois divers :
Il n*e8t place où l'ombre soit bonne,
Qui soir et matÎD ne résonne
Ou de Toix ou de cbalumeaox. (I» ai S, yert 148.)
A ces mots tombant sur la piace^
Transi d*nne mortelle glace,
Alcandre cessa de parler. (I, iS4f vers 6i*)
Les pilotes du fils d*Éson....
Ont gagné la première /^/ac«
En la fable de la toison. (I, 31 a, rers 79.) Les degrés du théâtre destinés aux cberaliers romûns leur »ont eommons à tons ; et cependant quand j*y ai pris plaee^ je la puis appeler mienne.... Si j*ai /^/ace aux sièges des chevaliers, etc. (II, aaS.) .... Celle qu*en tAplace {pour la remplacer) il {le Toge) nous doit enTOjer. (I, .... Si, comme nos Dieux il n'a place en nos temples, s3i,t. 4^-)
Tout ce qu'on lui peut faire est moins qu*il ne lui faut. (1, 171, Tcrt i%.)
C est bien un courage de gUce,
Où la pitié n'a point de place, (I, lox, vers 44.)
.... Qn'en leur âme {dans Fdme des cruelles) tronre placé
Rien de si froid que votre glace.
Cela ne se peut nullement. (I, 97, vers 16.) Pai moyen de m'ouvrir le passage et me faire faire place, s'il se présente quelque chose devant moi pour m'empécher. (II, 54x •) Enfin cette beauté m'a la place rendue Que d*un siège si long elle avoit défendue. (I, s8, vers i.)
Là placb, le Forum :
De quoi loi servit jamais {à Caion) tout oe qu'il sut crier et tempêter, que d'irriter une populace qui tantôt l'enlevoit tout couvert de crachat hors de la place ^ et tantôt du sénat le trainoit en la prison? (II, 3i5.)
PLAIE, au figuré, blessure morale, douleur :
Qu*à la fin la raison essaie
Quelque guérison à ma plaie ^
Cela se peut fiicilement. (I, 98, vers 3i.) Henri IW\
C'est bien à tout le monde une commune plaie {il s'agit de la mort de Et le malheur que j'ai chacun l'estime sien. (I, 179, vers i3.)
AixBB AUX PLAiBS, se battre, chercher des blessures :
Ils {les gladiateurs) reçoivent ^es coups s'ils refusent èi aller aux plaies, et faut que tous nus ils cherchent l'épée l'un de l'autre, etc. (II, »8i.)
PLAINDRE, se plaindre; PLAnmas quelque chose, se plaindre de quelque chose, le déplorer; PLAtuDaB quelqu'un, le regretter :
E>urqnoi] Passez-vous en cette amertume meilleur de votre saison, Aimant mieux plaindre par coutume Que vous consoler par raison? (I, 34f ▼ers 35.) Les bienfaits et les injures , je les renvoie à un même juge. Autrement il ûiudroit aimer et hiir, plaindre et remercier en même temps. (II,
Enfin ma patience, et les soins que j'ai pris ,
Ont selon mes souhaits adouci lc« esprits
Dont l'injasle rigueur si longtemps m'a ftât plaindre :
CesMU^de soupirer. (1, 940, ▼. 3 ; voy. I, x5§, ▼. 17 ; 3os, v. 10.)
Il senit possible aoMi qne plaitub-ê ne fikt pas pris ici duu I0 sens neatre» et que « m*a £ût plaindre » lÙt pour c m'a fût me plaûulre, m
Comme un homme dolent, que le glaiye contraire A prÎTé de son fils et du titre de père,
Plaignant deçA delà son malheur advenu, etc. (I» i4, vers 985.) Quantes fois, lorsoue sur les ondes Ce nouveau miracle flottoit, Neptune en ses caves profondes Plaignit'îl le feu qu'il sentoiti (I, 47» ▼^r* 54.) J^ai perdu le bien que j'avois fait.... La perte que nous plaignons à cette heure est faite il y a longtemps. (Il, s 47*}
Alcandre ^/aûif la captivité de sa maîtresse. (I, i58, au titre.)
De tous les troubles de Tâme, le plus excusable..., c'est le déplaisir que
nous arons d*étre privés des personnes qui nous sont chères ; mais.... si
nous n*apportions du choix à discerner celles que nous devons plaindre^
ce seroit nous exposer tellement aux injures dt la fortune, etc. (Iv, 160.)
Plautdeb quelque chose, s'apitoyer dessus :
L*art aussi bien que la nature
Eut fait plaindre cette peinture {eût fait de cette pànture tobjet ^une plainte, Peut fait regarder avec pitié), (I, 2^^, Tcrs a.)
Si plàutdab qub, se plaindre de ce que :
Le tribun se plaint ^u'on ne Ta fait préteur, le préteur ^tt*on ne Ta &it consul. (Il, 41O
La plupart oa monde.... n*estiment pas comme ils doivent les biens que les Dieux nous ont faits, et en parlent indiscrètement. Ils se plaignent que les éléphants sont plus grands, les cerfs plus vites, les oiseaux plus légers. (II, 4a; Toyez II, 43, 341.)
PLAINE (Là) saléb, la mer :
U faut en la plaine salée
Avoir lutté contre Malée....
Pour être cm bon marinier. (I, an, vers 65.)
PLAINT, poarplainief Uâmé par llbiherfae cbes des Portes. (!▼, $71, 443.)