POPULAIRE
En ces harangues pepul€Ùres {faites pour le peuple), où le but n'est que d'émouToir un peuple, etc. (II, 407.)
PORCHE, au féminin :
Ces arcades sous qui nous faisons dei porches assez spacieuses pour mettre le peuple de toute une Tille à couTcrt. (II, 718.]
PORT, havre, au propre :
Quand elle [Âlejrone) eut trouTé dans le port
La perte qu'elle aToit songée, etc. (I, Sa, tcts 8.)
PosT, an figoré, lieu de refuge, refuge :
Beauté, de qiû la grâce étonne la nature,
II fant donc que je cède à l'injure du sort,
Que je vous abandonne, et loin de Totre port
M'en aille au gré du -vent suivre mon aventure. (I, 187, vert 3.)
Bellegarde, unique support
Où met vœux ont trouvé leur port. (1, 107, v. 6 ; voy . T, 1 4^ , v. 37. )
PORT, prix du port, au figuré :
Les vrais biens sont de même port {en latin : idem pendunt) et ont même étendue les uns que les autres. (II, 5 18.)
PORTABLE, qui peut être porté :
L'action n'a point de corps.... Quant à la chose, elle est portable d'un lieu à l'autre, et peut à tonte heure clianger de main. (II, 169.)
PORTE, au sens propre :
La /yorfe de Saint-Honoré. (III, 176.)
Monsieur le Prince entra par la même grand'/>or/tf. (III, 473.)
PoBTE, PORTES, au figuré :
L'Aurore..., en sortant de ses portée, etc. (I, 17, vers 36 1.)
Je ne dis pas qu'il ue les faille voir {les dialecticiens) , mais il les fiint voir seulement, et leur donner le bonjour de la porte. (II, 44o.} .... La porte est dose aux tempêtes civiles. (I, a53, vers i.) Les Numantins [sont] braves, qui savent qu'ils ne sont point enfennés, puisqu'ils ont la porte de la mort ouverte. (II, 5i3.) .... L'amour de la terre, et le soin de la chair Aux fragiles pensers ayant ouvert la porte^ etc. (I, 4> 'vers 10.) Ce miracle d amour, ce courage invincible {saint Pierre),.,, Aux portes de la peur abandonne son maitre, Et jure impudemment qu*il ne le connoit pas. (I, 6, vers 41 •)
Apollon à portes ouvertes
Laisse indifféremment cueillir
Les belles feuilles toujours vertes
Qui gardent les noms de vieillir. (I, 188, vers 141 •)
PORTEMENT, manière dont on se porte :
Elle m'a.... réjoui de m^avoir assuré de votre hon portement, (III, 36.)
PORTER, an propre et au figuré, emplois divers :
Une ville fut portée {transportée) par ses habitants du lieu où elle étoit en un autre. (II, 466.)
Aller sur les pas d*Encelade Porter des échelles aux cieux. (I, 55, vers 110.) Si nous jouons avec un qui soit encore écolier, nous.... frapperons si bellement que nous lui porterons la pelote jusque dans la main. (II, 3o.)
Lutteur que trois fois on a porté par terre. (II, i36; voyez II, 3o6.) Celle dont mes ennuis avoient leur guérison S*ea TU porter ailleurs ses appas et ses charmes. (I, i34f ^evs 3.) fLes vices] Qui nous at^oi^^ji^^or/M jusqu'aux demiershasards. (1,79, v. 69.) Que vos jeunes lions vont amasser de proie. Soit qu'aux rives du Tage U» portent leurs combats, etc. ! (1, 104, vers 6.)
.... Mégère le regarde, Et loi porte l'esprit à oe vrai sentiment.
Que d'une injuste offense il aura, quoiqu'il tarde. Le juste chAtiment. (I, 381 » Ters 98.) Ceux.... que la fortune a portés au haut de sa gloire. (II, ao3.) Le plaisir est arrivé où nous avions envie de le porter» (II, 47-) ....Four obliger Taffection da Roi, que Ton croil portée à ai
jeune prince. (III, 4^8*)
Je suu marri que la colère Me /M»rf0 jusqu'à lui déplaire. (I, 99, vers 8.) La vertu.... ne demande point que nous lui portions des œillets et des roses, roau que nous la servions avec le sang et la soeur. (II, 5>9.) .... Quelque excès d*amour qu'il (Henri IF) porte à notre bien, Comme échapperons-nous en des nuits si profondes? (I, 70, vtrs ai.) Nous savons quelle obéissance Nous oblige notre naissance De porter à sa royauté. (I, 85, Ters 33.) Vous voulez qu'on croie que vous lui portez honneur comme à votre père? (II, iio.)
[II] y a tant de gloire à n'être point variable..., que même on p^rte quelque révérence à ceux qui s'opiniàtrent à se reposer. (Il, 4^3.)
Je le tenois pour homme nien suffisant ; yavois porté les oreiilet onTettes (en iatin : erexeram aures), mais il m'a trompé. (II, 53a.)
.... L'homme qai porte une Ame belle et haute. (I, 18, vers 391.) Il est bien assuré que l'angoisse qu'il porte Ne s'emprisonne pas sous les cle» d'une porte. Et que Je tous côtés elle suivra ses pas. (I, 8, vers 97.) .... C'est aux foihies courages.
Qui toujours i»orf en/ la peur au sein.
De succomner aux orages. (I, 348, vers 16.)
PoATBBy produire, avoir pour suite, avoir :
La gloire des méchants est pareille à cette herbe
Qui, sans ^orfer jamais ni javelle ni gerbe.
Croit sur le toit pourri d'une vieille maison. (I, 108, vers ao.)
Le venin de la malice.... ne déploie point bien sa forée que ooolie ceux qui \e portent. (II, 637.)
Quelle vaine résutanoe
A son puissant appareil.
N'eu/ porté la pénitence
Qui suit un mauvais conseil? (I, 89, vers 63.) Toutes les autres morts n'ont mérite ni marque ; Celle-ci porte seule un éclat radieux.
Qui fiiit revivre l'homme, etc. (I, a8a, vers ia6.)
PoaTBB, supporter :
Il porteroit sa fin et celle des siens avec pins de patience qu'il ne fidt. (n, 55o.)
PoaTSB LÀ QUBUB, au figuré, suivre comme inférieur, comme serviteur :
La vertn ne s'abaisse jamais à porter la i/ueue [en latin : sequi). (II, 91.)
Ëtkb pobtA, être en mouvement, être mû :
Les feux {Us astres) sont quelquefois portés (sont en mouvement^ ekangeni de place) f et ne demeurent pas fermes (en latin t aliqnando feruntnr ignés, non sedent)* (I, 477*)
C'est grand cas qa*îl soit des hommes si présomptueux, qn'Us.... estiment que cet univers.... n*ait point de conseil, et soit porté (en iaiin : ferri) casuellement, ou par une témérité sans dessein et sans ordre, ou par la nature qui ignore elle-même ce qu'elle fait. (I, 4730
Sb rosTBBy sens divers :
Si l'esprit s*eit fortifié contre les choses casuelles, et porté an delà de Tappréhension..., il n'ignore rien de ce qu'il est utile.... desayoîr. (U, ai5.)
Un antre m'aToit fait de la courtoisie...; mau depuis il m*a traité si outrageusement est s*est porté {comporté) si indignement en mon endroit, etc. (II, 17a.)
Un khoureur prend plaisir de Totr fructifier ses arhres..., un nourricier de voir bien porter (/e bien porter) son nourrisson. (II, SgS.)
P0RTRA1RB, dépebdre, bllné ches des Portes par Malheihe, qui veat que l'on dise pouriraire, (lY, 442; Toyes PouaTaAiai.)