PREMIER
Je ne trouTe pas.... cette question si subtile comme il la iait : qui a été \t premier en Tusage des tenailles ou du marteau. (II, 71 3.)
Eu la lie même des bommes, il s'en est trouvé qui.... n'ayant pu.... faire élection des instruments pour se tuer, ont pris le premier ce qui leur est Tenu à )a main. (II, 54a.)
Si.... j'ai ajouté ou retranché quelque chose.... J'ai fait le premier pour éclaircir des obscurités..., et le second pour, etc. (I, 4^4 » ▼oyez II, 99.)
Si quelqu'un m'a fait plaisir sans le savoir, je ne lui dois rien. S'il m'a fait plaisir en me voulant nuire, je Terrai de faire comme lui. Revenons 9XL. premier {au premier de ces bienfaiteurs). Vous Toulea, etc. (II, 178.)
Je TOUS écrirai plus au long par le premier (par le premier courrier^ la première occasion). (III, 80; Toyez III, i4i*) J'estime la Geppède, et l'honore, et l'admire, Gomme un des ornements des premiers de nos jours. (I, ao4| Ters a.)
Au rasMua, signifiant ^ur la première /ois, Uâmé cbes des Portes. (lY, 3 14.)
Pkbmiik QuXy locution conjonctive, avant :
L'idée tut premier que la matière. (I, 4730
Nommer les filles /^rfiniVr^rM les mères. (II, 9.) Premier que d'aroir mal ils trooTent le remède. (I, i3, Ters a 3 3.)
Il se faut préparer à mourir /^r^inier ^ii'à riTre {avant de se préparer à vivre). (II, 49^.)
Voyez II, 368, 396, 45a, 498 ; III, i53 et x54; HT. 3, note 4» aai.
PREMIÈREMEM*.
Ils mettent un dieu de la partie, et lui font aimer une femme, d*où.... le commencement de leur race est premièrement sorti. (II, 76.)
PRENDRE, au propre et au figuré; compléments divers; locutions diverses :
Formes aociennes i je prias (lY, 47, 91}; ilprint (lY, 10, aa, 79, 355); qme voue ne priassiez (lY, i38).
Que TOUS senrent.... tant.... de Tcnaisons prises vrto tant de péril?
Je le fis prendre prisonnier en Tertu de ladite sentence. (I, 344» Toyez rV, 43o.)
Les ¥0101 de retour, ces astres adorables, Oik prend mon Océan son flux et son reflux. (I, i56, vers 6.)
.... D'elle {de la Discorde) prirent le flambeau
Dont ils désolèrent leur terre ,
Les deux frères de qui la guerre
Ne cessa point dans le tombeau. (1, 186, vers 97.) Beaux pas de ces seuls pieds que les astres connoissent, Gomme ores à mes yeux vos marques apparoissent I Telle autrefois de vous la merTcille me prit {V admiration s'empara de
moi)y etc. (I, 16, Ters 3ai.)
Je ne ressemble point à ces foibles esprits,
Qni bientôt déliTrés, comme ils sont bientôt /^rî# (fui cessant tTaimer aussi
vite qu'ils ont eommeneé)^ En leur fidélité n*ont rien que du langage. (I, i36, vers 44.)
Gaton fut brave certainement de prendre son âme avec la main et la mettre dehors, quand il rit qu'elle ne sortoit pas assez tôt par rouTer> ture que Tépée aroit faite. (II, 54>«)
Les Toluptés leur sont aussitôt possédées que souhaitées, sans que la honte ni la crainte les empêchent ae les prendre, (II, $73 ; Toyez II, 609.)
Que me sert d^étre un suffisant homme k prendre\e»piedê d'un arpent, et savoir qne c'est.... que doigt et que pouce, si le voisinage d'un grand, qtd empiète quelque chose sur moi, me rend mélancolique? (II, 689.) [O beaux yeux,] Vives sources de flamme, où j'ai pris une ardeur Qui tonte autre surmonte. (I, i55, vers 8.) Que cette peur s'évanouisse ; Vous W prenez mal à propos. (I, 80, vers is4*} 11 faut par la raison adoucir le malheur, Et telle qu'elle vient prendre son aventure. (I, 809, ven ii.)
Où est la folie, la peur y est perpétuelle.... Elle.... prend l'alarme de oenx mêmes oui viennent à sa défense. (II, J^SS.)
Celui est ooligé chez qui le plaisir prend sa première assiette (e* laiin : nbi beneficium mcipit). (II, 160.)
Quand nous sommes suivis, le moyen de nous garantir c'est de faire ferme. Ceux qni prennent la chasse (jjui fuient) ne faillent jamais d'être abattus. (II, 606.)
L'un, qui étoit un peu poltron, lui donnoit le conseil qu'il auroit pris pour soi. (II, 596.)
Ceux qui ne prennent conversation particulière avec pas on esprit, mais passent en poste par-dessus toutes choses, etc. (Il, 167.) Ajoutez à tons ces miracles Sa bouche, etc. ; Prenez garde à ses mœurs, considérez-la toute. (I, 17$, vers 40.)
Quand vous voudrez essayer les progrès de votre suffisance, prenez garde si {en latin : observa an) vous voulez aujourd'hui ce que vous vouliez hier. (II, 896.)
Prenons,,,, garde si nous nous habillons point d'une façon, et gouvcr^ nous notre maison de Tautre. (II, 338.)
Il faut prendre garde d'obliger plutôt que nul autre ceux que nous pensons qui en auront du ressentiment, (tl, 17.)
"Ne prenant pas garde qui donnoit la bourgeoisie, mais qui étoient ceux à qui on la donnoit, il la reçut fort volontiers. (II, ai.)
Il arrive ordinairement que pour ne prendre pas ganle à nos actions, et les remettre plutôt à la fortune qne de les conduire par discours, nous faisons une infinité de fisiutes. (II, 1.)
Vous ne vous prenez pas garde que vous baillez un exemple qni peut tourner à votre préjudice. (II, s8s.)
Son serviteur.... vit que Maro.... s'en étoit pris ^ràe, (II, yS.) Bien est-il malaisé que l'injuste licence Qu'ils prennent chaque jour d'affliger l'innocence En quelqu'un de leurs vœux ne puisse prospérer. (I, ao8, vers a6.)
Je ne parle pas de ceux.... qni tiennent leurs volontés en leur pois* sanoe, tt prennent d'eux-mêmes une loi qu'ils ne violent point. (II, 3a.)
Tul lins Marcellinns .... prit opinion {résolut) de se faire mourir. (Il , 696 • )
Marc Antoine, voyant que la fortune prenoit parti ailleurs, et qu'il ne ponvoit plus disposer de rien que de sa vie, ete. ^11, 170.)
Quand nous sommes prêts à mouriry... nons/»r«iio«f peine (nous tdekotu) de laisser tout le monde content. (11, xi3.)
Que ne joucz-Tous le personnage que tous apez pris? (H, 3o.)
Qui est celui qui ne prenne plaisir qu'on l'estime libéral? (Il, 107.) [Tu] jit toujours aimé Tinnocence, Et prû plaisir aux bonnes moeurs. (I, 11 5» Ters aoo.)
Celles (les choses),,,, sans qui nous ne prendrions point de plaisir de TiTre, etc. (II, 18.)
Combien prend un homme plus de plaisir quand on lui donne ce qu'il n'a point, que ce qu'il a en abondance ! (II, ao ; Yoy. I» 1 1 a, t. 106 ; II, 8a.)
Nous avons besoin de quelqu'un sur lequel nous prenions les préceptes de notre vie. (II, 3oi.)
Prenant la protection de telle manière de gens, tous accotiez leur mémoire pour excuser leur Tolonté. (II, 5i.)
[Carmagnole] Va son counroux soUicitant, Et rîuTite à prendre pour elle Une légitime querelle. (I, 54f ▼ers igS.) Enfin ma patience, et les soins que j'oî pris Ont selon mes soubaits adouci les esprits Dont l'injq^e rigueur si longtemps m'a fait plaindre. (I, a4o, Ten i.)
Je n'ainle pas tant le traTail, que j'en Teuille prendre pour une chose de si peu de fruits (I, ^62,)
Quelquefois un homme est tenu pour ingrat, et ne l'est pas.... Le remède, c'est sa bonne conscience, qui.... prend sur soi l'éTénementde tontes choses {en latin : omnia in se reponit). (II, 11 a.)
Ceux qui passent leur Tie à Toyager font beaucoup d'hâtes et point d'amis. Il en prend de même {il en arrive de même) à ceux qui , etc. (Il, 267; Toyez II, 193.)
Les esprits les plus nets se broniUent de boire trop , et gAtent leur bonne disposition. 11 leur en prend comme aux yeux, que les longues maladies, pour les aToir tenus lonctemps à l'ombre, ont tellement débilités, qu'ils ne peuvent supporter de voir luire le soleil. (II, 649.)
Qui, s'il a été pris de court, n'a.... demandé terme? (II, 3.)
PaBNDRBy recevoir, opposé à donner ou à bailler :
La manière de donner^ prendre et rendre un bienfait. (II, 8.)
S'ils {les bienfaits) ne sont accommodés autant à celui qui les prend
3 n'a celui qui les donne, il est impossible qu'ils soient ni bien^rû m bien onnés. (II, 3o.)
Il {Brutus) fit bien toutefois de prendre la rie de lui {de César) ^ et pour cela ne fut pas obligé de le tenir pour père, puisque, etc. (II, 35.)
Vous me direz oue.... tous serez cause qu'une autre fois on ne sera pas si prompt à faire plaisir. Mais dites au contraire qu'on ne sera pat si prompt kit prendre, (II, 63.) Bien que tout réconfort lui soit une amertume..., EUe prendra le tien {celui qui viendra de /oi), et selon sa coutume SuiTra ta Tolonte. (I, 180, tcts 39.)
Si un ami m'a fait un petit présent aTec beaucoup d'affection..., s'il m'a baillé comme s'il eût pris, etc. (II, i3.)
Falloit-il donc refuser ce que donnoit Claudius ? Non ; mais il falloit prendre de lui comme de la fortune, que l'on s'assure d'aToir pour ennemie an premier jour. (II, 94 i ▼oyei U, 45.)
Pkbvdhb, substantivement : '
Vous voulez que je vous doive ? laissez en ma liberté le prendra et le refuser. (II, 34.)
PRÉOCCUPER, prendre d'avance, d'abord :
Besoin est-il d'aller au-dcTant des maux, préoccuper Un latin .* pnesumere) une douleur que nous sentirons assez tôt quand Toccasion en sera venue? (II, 354*)
Ne désespérons point de nous parce que nous sommes de longtemps accoutumés au vice. Il n'est point de sage qui n*ait été fol. Nous a^oms été lova préoccupés {en latin : prcoccnpati). U faut apprendre les Tertus, et désapprendre les vices. (II, 446; voyez II, 583.)