‹ Œuvres de MalherbeChapitre 634 sur 740 · REGAGNER · texte numérisé non relu

REGAGNER

Un athlète.... qui porté par terre d'un croc-en-jambe, a regagné le dessus de son ennemi, etc. (il, 3o6.)

REGARD (Poum lb) db, au BBGAan nB, quant à, pour, en ce qui concerne :

Il peut bien y avoir du manquement en la chose donnée..., m^i« po„ U regard de ratlection, il n'y en a point. (II, 46.)

La peine se peut appeler immortelle oour U regard de Favenir. mais non pour le passé. (IV, 3i6.)

Les Étoliens, qui prétendoient que. . . . Fharsale et Leucade leur dévoient être rendues, furent pour ce regard renvoyés an sénat. (I, 441.)

Je trouTai cette lettre de Barclay, qui me fut présentée comme nonvdle; elle l'est à U vérité »oar mon regard^ je ne sais si elle le sera pour U Pâtre, (in, a48; voyeï I, 414; H, 58, 68, 106, 989 et 199.)

Celui qui est prudent et tempérant est en repos au regard de de son âme, mais non touchant l'événement. (Il, 659.)

REGARDER, au propre et au figuré, sens et emplois divers : L'Aigle même leor a fait pkoe.

RÈG] DE MALHERBE. 547

Et let regardant approcher

Comme fions à <]ui tout cède,

N'a point eu de meilleur remède.

Que de fuir et se cacher. (I, 184» vers 47.) On les fait riantes {Um Grdees\ ponrce que tel est ordinairement le TÎsa^ de ceux qui font plaisir... ; et les robes à jour, parce que la gloire des bienfaits est qu'ils soient regardés, (II, 8.) Telle que notre siècle aujourd'hui tous regarde^... TeUe je me résous de tous bailler en garde Aux fastes étemels de la postérité. (I, a44» ▼ci^ 5«) Le nombre est infini des paroles empreintes

Que regarde rAp6tre en ces lumières saintes (e^est^à^tre des paroles qu*U

lit dans les jeux du Sauveur), (I, 8, vers 91.) Begarder^ employé pour cwir, ett blâmé par Bfalherbe diei des Portes. (lY , 440.)

On ne sauroit mieux faire connoitre le peu de Tolonté que l'on a de se ressentir de quelque obligation, que de s'en détourner les yeux et ne la Touloir pas seulement regarder,,,. Si elle {la mémoire) perd quelque chose, c'est pour n'aToir pas été souTent curieuse de la regarder, (II, 53.)

Nous ayons une infinité de choses à l'entour de nous qui nous regardent^ et ne font qu'attendre l'occasion d'entreprendre sur noua. (II, 63 a*)

Le bienfiiit regarde l'utilité de celui à qui il est fait, et non la nôtre : autrement c'est à nous, et non à lui, que nous le faisons. (II, io3.)

Nous ne croyons pas.... aux préceptes que nous ont donnés les hommes sages...; mais.... pensons aToir asseï fait quand nous les avons regardés par-dessus (e« latin : leviterque tam magnas rei insislimus). (II, 486.)

Toutes ces choses mondaines qu'on estime si relcTées n'ont du tout point de hauteur, qu'en les regardant auprès de celles qui sont les plus TÎles. (H, 654.)

Un cjmique demanda un talent à Antigonus ; il lui répondit que o'étoit

S lus qu'un cynique ne devoit demanda*. Et là-dessus le cynique lui emandant un denier, il lui répliqua que o'étoit moins qu'un roi ne de» yoit donner.... Au denier, il regarda la magnificence d'un roi; au talent, la profession d'un cynique. (II, 3o.)

L'opinion tient toutes choses suspendues : l'ambition, la luxure et TaTance ne sont pas seules qui la regardent (çuijr ont égard). (II, 6o5.)

En tout payement, nous ne regardons pas cle rendre les mêmes espèces, mais le même nombre d'argent. (II, lyi.)

Quand je regarde (en latin : eligo) à qui je donnerai, ibon intention ett que ce que je donne soit un bienfait.... C'est chose désirable de soi crue de renore une chose baillée en garde; et toutefois.... je regarderai à ratilité de celui à qui j'ai à la rendre. (Il, 99.)

RÉGENT, précepteur, pédagogue :

Ariston.... dit que c'est un exercice de régent plutôt que de philosophe, comme si le philosophe étoit autre qu'un régent uniTcrsel du genre humain (en latin : humani generis paedagogus). (II, 704*)

RÉGIMENT, traduisant le latin legio. (II, ai8 et 219.)

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