SAGE
Ce ne m*est plas de nooTeanté, Puisqu'elle est parfaitement m^»
Qu'eue soit parfaite en beauté. (I» 1279 vers i3.) Le premier est iogû^ qui parmi, les flèdies qui sifflent de toutesparis...* dans les ruines mêmes de sa ville...» demeure sans s'effirayer, etc. (U, 469.)
SAGESSE (La), les sages :
La sagesse a de l'amitié à l'endroit de tous les hommes ; la folie n'a pas même de l'humanité à l'endroit de ses amis. La sagesse se prépare pour l'utilité de ses amis; la folie, etc. (II, 434 et 435.)
SAGITTAIRE (Lm), constellation. (I, 55, vers ai 3.) SAIE. Voyez Sâtb.
SAILLIE d'nne rivière, sa source, sa naissance :
Nous donnons des autels à la saillie subite de quelque large rivière qui sort de dessous terre. (II, 4i>0
Sailus, au figuré, mouvement subit ou impétueux :
Les passions bien souvent éblouissent la partie raisonnable de Tftme, et nous donnent de mauvaises intentions. Mais quand cette première seûUie est passée, etc. (II, 36.)
Pu* quelque sailUe vertueuse, qui naitra sans y penser en leur âme..., ils se rendront capables de revanche. (II, 5s.)
Quelle vivacité d'esprit, quelle force de courage n'y ai-je point recon nue {dans votre Rvre) I je dirois, quelle saillie/ si en quelque endroit il y eût des reprises d'haleine et des rehaussements par intervalles. (II, 4>70
SAISIR, sens divers :
TuUius Marcellinus.... se trouvant saisi d'une maladie non incurable, mais longue et fâcheuse.... prit opinion de se faire mourir. (Il, Sg6.)
Il a¥oit été saisi {troupe munï) d une longue alêne dont il vouloit tuer le Roi. (m, 4s8.)
SAISON, temps, époqu« de la rie, âge :
On alloit voir une saison Où nos brutales perfidies Feroient naître des maladies Qui n'auroient jamais guérison. (1 , 1 83 , vers 17.) La saison est si stérile de toute sorte d'accidents, que je ne sais de quo vous entretenir. (III, s6.)
Paroles que permet la rage
A l'innocence qu'on outrage,
Cest aujourd'hui votre saison :
Faites-vous ouîr en ma plainte. (I, i5s, vers 9.)
rPonrquoi] Passezrvous en cette amertume
Le meilleur de votre saison? (I, 34, vers 34*)
Jeanne, tandis que tu fus belle,
Tu le fus sans comparaison ;
Anne à cette heure est de saison^
Et ne voit rien si beau comme elle, (I, 143, vers 3.)
58a LEXIQUE DE LA LANGUE [5AI
Qoaod j*étoU jeone» le goût de U jeimene mV e&t ramené (à Pmé); mais à d*autres saisons d'autres penséM. (IV, 17.) Nul antre plus que moi n^a fait cas de ta perte,
Four ayoir tu ses moeurs, Avec étoonement qn*une saison si Tcrte
Portât des fruits si meurs. (I, So, Ters x5 par.) Ma dernière saison^ oragée de tant d*af&cdons qui ont dételé ma Calliope, restent aussi mes enthousiasmes grandement refroidis. (I, 356.)
Yoyas tooie I, p. ^3, ▼«• a s p. soi, fon 10; p. aôi, veri 8; p. a6a, «b« 3; p. aSa, Tcn lao; tome II, p. 383.
H018 DB BAI80N, prématarément ;
On doute pour quelle raison Les Destins si hors de saison
De oe monde Ton! appelée (il s*agit do Marie de Bourbon^ wmrîe a
tdge de quatorze joars), (I, 171, Tcn 10.)
SALASSE, récompense on punition :
Leur salaire payé les services précède, fl, i3. Yen a3a.)
Désirer la mort pour salaire de sa fioélité. (U, 74 ; U s*agit d'un oscIom fui veut mourir pour son maure,) .... De tout mon pouToir Q'] essayai de lui plaire, Tant que ma senritude espéra du salaire, (I, a65, yers 16.)
ReceToir l'injuste salaire
D'un crime qu'ils n'ont point commis. (I, 84» vers 47*)
SALEy malproprei vil, au fi§;aré :
Fabius Persicus, homme si sale et si abominable que les plus smiet el ks plus abominables ne s'en approchoient qu'avec horreur, (u, lai et lat.) .... Gela n'advient qu'aux amours, Où les désirs, comme vautours, Se paissent de sales rapines. (I, 3oi , vers 37.) Ne craindre ni les hommes ni les Dieux ; n'avoir point de Tolonlés sales; borner ses désirs aux choses médiocres. (Il, 584.}
Yojes tome I, p. 16, vers 334; tome II, p. 35, 507.
L'épitbèco sale est appliquée par M allierbe, dans ton Commemtaire sur des Partes, à l'emploi en vert da mot aleère (lY, 37a); da verbe oigmea (lY, a83) ; ^omgmemtt (TY, 43a) ; d'une saignée^^ax un barbier (lY, 336). Yoycs anmi tome lY, p. ^.
SALEE (La plaihb), la mer. (I, an, Yers 65.)
SAUEN (Lb baut), terme de gymnastique (ancienne). (II, 3iS.)
SALLE, salon :
U y eut hier un ballet au Louvre en la salle de Mme de GnercheviUe. (m, 370; dans l'autographe, Malherbe a substitué io/Ze à cAomire.)
SALUT, conservation ou rétablissement dans un état heureux : [Priam,] hors de tout espoir du salut de sa ville. Reçut du réconfort. (I, 41 1 ▼ers 5i.)
Sous Henri, c'est ne voir goutte.
Que de révoquer en doute
Le salut des fleurs de lis. (I, 90, vers 90.)
SALFEj au masculin, décharge en guise de salut :
Une bande de femmes équipées et armées en amatonet loi firoit, de braverie, un salve de mousquetades. (I, 357.)
SANG (Mbttbe la main au), verser le sang :
Celui qui s'est mis sur an chemin pour Toler et ponr tuer est Tolenr derant que de mettre la mtdn au tang, (II, iSi.)