VRAIMENT
Vraiment je puis bien avouer
Que j*avois tort de me louer. (I, 149» vers 19.)
VU, avec ou sans accord, attendu, eu ëgard à :
Le sieur de Malherbe le pria que, vu la parvité de la somme, il ne s*en parlât point en ladite transaction. (I, 840.)
M. oe Candale s'en étoit aussi allé..., vue la dispute qu'il prétendoit contre M. le duc de Montbaaon pour le rang. (III, 456.)
Vu QUE :
Vous demandez.... comme vous devez donner, de quoi il ne serott point de besoin, si le donner étoit chose désirable de soi, vu fBe..., en quelque fiiçon qu'on donnât, ce seroit toujours un bienfait. (II, 99.)
Gomme pourroit un homme apprendre â faire la guerre aux vices, vu qu^ïX ne peut vaquer aux choses louables qu'autant que les vices ne k tiennent point occupé? (II, 486; voyez II, 59, 985.)
VUE, acceptions diverses :
.... Sa vue abaissée Remarque les endroits où la terre pressée A des pieds du Sauveur les vestiges écrits. (I, i5, vers 198.) Mes yeux, vous m'êtes superflus :
Cette beauté qui m'est ravie Fut seule ma vue et ma vie; Je ne vois plus, ni ne vis plus. (I, 398, vers 3.) . ... Au lieu que vous deves mettre un bien que l'on vous a fidt i l'entrée
de TOtre âme, pour aToir sujet d'y penser à toutes heures » tous le serrez si mal, et le jetez si hors de Totre vue, qu'après avoir été longtemps sans savoir où il est, TOUS veniez enfin à ne savoir plus qu'il soit chez vous. TU, 5a.)
U me reste trop peu de papier pour en parler selon la dignité au fait : ce sera, s*il plaît à Dieu, pour notre première vue, (III, 75.}
Il est logé en une maison sombre, et qui n*a que des vues empruntées. (H, 507.)
YiDB, en style juridique :
Je devois me trouTer à une vue avec vous (en latin : in rem pnesentem venire); mais mon fils est malade. (II, 197.)
Se trouver à une vue, c'est, dit Faretière, « se transporter sur on hérltsge oontentienz pour le montrer à sa partie, et Tassarer de ce qui loi est demandé. »
VULGAIRE, commun :
Mon mal ne m*étonneroit guèies,
Et les herbes les plus vulgaires
M'en donneroient la guénson. (I, xoo, vers 93.)
Y, adverbe pronominal, équivalent à Ih^ ou à un pronom précédé de dans^ en^ à, etc., et qui tient la place d'un nom de chose et parfois se rapporte à Tidée plutôt qu'à un des mots précédents :
Je.... m'étonne bien qu'il ait pris cette résolution. Si j'^ eusse été, je n'eusse pas donné ce conseil-là. (III, X17.)
Tout cela {un logis ^ un couvert, etc.) se trouve en une hôtellerie, et cependant nous savons combien il nous jr doit coûter. (II, i84-)
Nous appelons un homme ignorant, non qui n'a du tout point de lettres, mais qui n*x a pas fait beaucoup de progrès. (II, i5i.)
Qu on die ce qu'on voudra de la prudence humaine,... pour ce qui est des événements, il fandroit d'autres exemples que ceux que j'ai vus.... pour me faire croire qu'elle jr ait aucune jurisdiction. (IV, 78.) .... Tant de beaux objets [de sujets d'éloge) tous les jours s'augmentants, Puisque en âge si bas leur nombre vous étonne (il parle aux Muses), Gonune y foumîreZ'Vous quand il [Gaston duc d'Orléans) aura vingt ans? Le parfait chrétien..., (I, aSg, vers i4*)
Créé pour obéir ici, Y tient [tient ici, en ce monde) sa fortune asservie. (I, 387, vers 60.)
Vous pourrez encore dire que certainement il se fera moins de plaisirs, • mais que ceux qu'on fera seront plus véritables ; et qu'aussi bien il n'y a point de mal de régler cette confusion qui j^ est. (Il, 63.)
Vous avez envie d'en écrire quelque chose de grand, et qui ne vaudra pas moins que ce que les premiers jr ont fait [ont fait à ce sujet), (II, 61 3.)
U y a environ trois ans qu'il vous plut me faire expédier un don de
Îielque nombre de places de maisons à bâtir dans l'enceinte du port de oulon. U fut oublié d'/ employer le droit de lods et ventes. (Iv, laS.) Malherbe arait d*abord écrit : « d^ employer dans les lettres, m Celle qu'avoit Hymen à mon cœur attachée.... Au marbre que tu vois sa dépouille a cachée. . . . Ni prières ni vœux ne m'j purent servir : La rigueur de la mort se voulut assouvir. (I, 393, vers 9.)
n «t tempt.... de traiter de qoélle ûiçon il fiint reoeroir. VwtofÊnoe jr est éyitable comme à douier. (tl, 3i.)
[Il] confesse qu'il doit, et désire de s'acquitter. Si tous y demandci quelque chose de plus, le défaut ne Tient pas de lui. (II, m.)
Quelle subtile distinction peut-il alléguer entre le sort et le destin? Les poètes ny en font point. (IV , 385.)
Les princesses. . . . n*ont point enroyé à Fontainebleau. ... Je crois qu'elles n'j ont point pensé à finesse. (III, SSg.)
Si un père oui a ses fils en danger les peut eeooQvrer par mon moye»..., je serai bien aise d*^ faire ce qui me sera possible. (Il, 17.)
n avertit.... ceux des villes voisines de se trouver.... à Apélauie.... Sitôt qu'ils jr eurent satisfait, il part à l'heure même. (I, 4i^0
Un plaisir m'est agréable, quand. •••celui qui me le fiût.... n'a pas seulement égard k me secourir en ma nécessité, mais x ajoute encore le respect de considérer de quelle &çon je veux être seoonm. (Il, 96; voyei II, §8y 1. II et 19.)
Vous voulea qu'on croie que vous lui postes honnenr {à Diem) comme à votre père?... Mais aussi faut-il que tous m'accordîes que» puisqu'il n'y a m espérance qui vous jr convie, ni prétention de récompense qui vous en.soUicitey il y a donc quelque chose désirable de soi-même, de qui Texcellence vous jr attire, qui est l'honnêteté. (Il, iio.^
Il ne s'en voit point qui fassent papier de ce qu'ils oonncnt, ni qui es demandent les payements k point nommé. Un homme d'honneur nV pense jamais, sinon quand en le lui rendant on l'en fisit ressouvenir. (Il, 6.)
Quand il est en vous de vouloir ou ne vouloir pas, avisez-/. (Il, 33.) S'il ne la possède, Il s'en va mourir :
Donnons-/ remède.
Allons la quérir. (I, a35, vers 11.)
Celui-là sait très-mal comme la libéralité aoit être exeroée, qui choisit un méchant pour lui bienfiûre, et ne considère pas qu'il jr perd oe qu^ j met. (II, 1x8.)
Combien ferie^vons plus honnêtement de lui devoir avec une bonne affection, que de chereher un mauvais moyen de le payer I 0 y anroit moins de mal à lui nier la dette : il n'r perdrait que ce qu'il r anroit mu* (11,195.) t- 1 ^ y
Je ne crois pas qu'elle {U BoehelU) soit si longtemps sans se vendre. On y travaille par deux voies. (IV, 66.)
Nous avons à cette heure à discourir des plaisirs que nous devons fiûre, et de quelle façon il/ (sut procéder. (II, 17.)
Un autre fera le froid et le dédaigneux en prenant.... Un antre/ procédera si nonchalamment, que celui qui lui mit plaisir doutera qu'il ne s'en soit pas aperçu. (II, 38.) Un siècle renaîtra comblé d'heur et de joie...; Tous venins / mourront comme au temps de nos pères,
Et même les vipères Y piqueront sans nuire, ou n'/ piqueront pas. (I, i3a, vers 64 el 66.)
Je n'Aie rien.... aux profusions excessives qu'il {JdekdUii) &it de son bien pour votre service, ni aux assiduités infatigables qull y rend avec un péril extrême de sa santé. (I, 353.)
J avois^ commencé des vers.... Je suis après de les achever, el les vo«s envoyerai tout aussitôt, avec le plus bel air du monde, qui / eit déjà fait. (ly, 176.)
Il est de certaines choses.... qui s'oublient anisitôl qu'on diaooatinne d'/ étudier. (U, 65.)
Qu^iin homme de bien voie une chose lonable, il aTf en tn sans marchander. (II, 5i5.)
Tout est paisible. Dieu merci : je le prie <piHl nous/ oonserre. (111, a34.)
Tout ce qa*il avoit de fortnne, il le deroit 4 Auguste ; car au commencement qu'il Tint à lui, c'est chose assez connue qu*il n*j apporta qu'une pauTreté bien empêchée à consenrer la qualité de noblesse. (II, 40.)
Quand on dit qu'un homme est sans tristesse, ce n'est pas ^'il ne se
fouisse quelquefois attrister; mais il n*/ e*t ni fréquent ni excessif, n, 655.)
JTaTois donné charge à quelques relieurs de me trourer quelque gentil gar^n qui reliât bien. Hier Proyence me fit parler k un qui me promit a*r aller. . . . Hormis le dé&ut d'Ace, je crois qu'il tous contentera. (lU^ i x 5 •) (Test fait, belle Caliste, il n'/ Uut plus penser; Il se &ut affranchir des lois de votre empire. (I, 140, Ters x.)
Yy équivalent à on pronom précédé d'une préposition et qui tient la place d'nn nom de personne :
Quoi que l'esprit / cherche (dam dU, dans Atme d'Autriche), il u*j voit Qui le captivent k ses lou. (^I, %Zy^ vers 17.) que des chaînes
Voyant ma Caliste si belle
Que l'on n*jr peut rien désirer, etc. (I, xaG, vers %,) ITohlifferai-je à un méchant? Si je m'/ obligCi que ferai-je pour m'en acquitter? (H, 35.)
On peut demander ce qui est 4 lui on ce qui n'/ est pas sans diminuer rien de sa grandeur. (H, 399.)
C'est bien un courage de glace (quê ceiui de GfyUre), Où la pitié n'a point de place. Et que rien ne peut émouvoir; Mais quelque défaut que j'/ blAme, Je ne puis l'ôter de mon âme. (I, lox, vers 46.) Ce sont choses qu'il faut avoir auprès de nous, mais non pas les jr coller. (II, 573.)
.... Le(|uel portrait je porterai à mon père» Dieu aidant, au voyage que j'j vais faire. (I, 345.)
Y AVoia, avec nn certain rapport d'/, à ce qui précède :
Tous les objets.... sont fantômes.... H n*/ a rien de stable... ; et cependant nous ne laissons pas de les désirer. (II, 4^0,)
Je sais d'où vient ce que vous m'écrivez : il n*f a ni fard ni déguisement. (II, 3a I.)
La durée de ces biens insidieux n'est pas étemelie, et bien souvent l'espérance en est meilleure que la possession. S'il jr apoit quelque chose de solide, il jr aurait de quoi se rassasier. (H, 3ao.)
Je trouve que la question vaut bien d'être débattue, et qu'il u*jr a pas si peu de difficulté que vous pensez. (II, i35.)
J'ai trouvé votre père mort ,. . . et l'ai mhumé. Je n'ai rien fait pour lui. . . , et n*ai rien fait aussi pour son fils.... Voulez- vous que je vous die ce qu'il jr a de gagné? Tai &it un office qu'il falloît qu'il fît. (Il, 161.)
Quand mes affaires seroient si décousues qu'il n j aurait plus rien d'entier, je n'irai jamais chercher le remède vers un homme avec lequel il me faille lutter. (II, i63.)
Y AYon, dans le sens à^étre^ exister, sans rapport à ce qui précède *
S'il est vrai que la raison soit divine, et qu'il u'/ ait rien de bon s'il n'^ a de la raison, il s'ensuit que tout ce qui est bon soit divin. (H, 5x3.)
68o LEXIQUE DE LÀ LANGUE DE MALfiEEBE. [T
n ny peat avoir de longs interraUes en one diose qui est tonte comte
(H, 439.) Il y va du soin et de la diligence à garder ce qa'on toos donne, et a*/
en a point à donner. (II, 312.)
Y ALLBBy y procéder, s'y prendre, se montrer :
A quoi tient-il donc que nous jr allions si lentement (en latim : qoîd ergo est.quod nos facit pigros inertesque ?} ? (II, 541*)
La vertu va tout d'un branle..*. Nous ne nous y banderons jamais, tant que nous penserons qu'il y ait du mal. Il faut que cette persuasion nous sorte de l'esprit : autrement nous n*/ irons pomt comme il j fiint alUr, (II, 638.)
Il ne se faut rien proposer d'arare ni de sordide quand il est question de faire plaisir. Il y faut aUer d'une humeur libérale. (II, 104.)
Antias.... dit que Philippe y perdit quarante mille hommes. Quant ans prisonniers, il / pa plus retenu. (I, 409-)
T AixBRy impersonnellement; Il t ta, il s*y emploie, s'y dépense; IL Y VA DU MiBN| DU yôtrb, etc.y U est de mon, de votre intérêt :
// y va du soin et de la diligence à garder ce qu'on tous donne, et n'y
en a point à donner. (II, ai a.)
A attendre il y va an temps. A n'attendre point il y a du hasard. (Il, xa40 La prière que je vous îIa n'est pas toute pour votre profit; Ufvmdm
mien. (II, SgS; voyez Allba, ci-oessns, p. a6.)
Y, employé par pléonasme :
Au bienfait, nous jr pouvons tout. (II, 174 •)
Il fait bon être à la torture, et mauvais éM en un festin. Mais c'est quand A la torture on fait ce qui s'y doit £ûre, et qu'au festin on ne s'/* comporte pas conmie on doit. (II, 553.)
U est vrai qu'à la manier (/a philosophie) ^ il x faut.... apporter de la douceur et du jugement. (II, 3i5.)
Il faut qu'en la sobriété tout y soit honnête. (Il, 177.)
Avec moi, vous jr êtes perpétuellement. (Il, 499-)
Où est la folie, la peur jr est perpétuelle. (Il, 485.)
Il y a eu des maisons brûlées, où ceux qui étoient dedans n'/ aont pas demeurés. (II, 309.)
Il est de b^iucoup de choses qu'il n'y avoit moyen de donner A oortaines gens sans les donner à tous. De celles-li, où nons jr sommes tons appelés sans différence, je n'en dispute point. (II, lao.)
Parez vos maisons de marbre, afin que ce ne soit pas assez d'avoir des richesses, si vous n'^ marchez dessus. (II, 3a3.)
YEUX. Voyez (Eu..
9915. — Imprimerie gèa&ale de Ch. Lshore,* me de nenros, 9, à Paris.