ASSERVIR
Et j'ai bien fait aussi d^asserçir ma raison
En si belle prison. (I, 3o, Ters 39.) Asservir ne signifie pas tenîr en serpitude^ mais réduire en servitude. (TV, 4^5; critique de ce vers : Asseï tu as sa franohise asserrie.)
Tma AMiavi. (I, 287, vers 6o.)
ASSEZ DB, avec l'article défini :
Vous aTCz du cœur asset (vous ne manquez pas de cmur). (II, 3o5.) Quand la pauTreté ne tous serriroit qu'il tous faire connoltre qui vous aime, n'est-ce pas du sujet assez de la tous faire aimer? (II, 339.) Je n'aurai pas du temps asuz pour, etc. (II, 100 ; Toyez 11^ 1S6, 54a.)
AasBS, suffisamment, assez longtemps :
Auez de leurs complots l'infidèle malice
A nourri le désordre et la sédition. (I, 277, Ters 9.)
ÊTtm AS», suffire :
Ces ambitions disproportionnées, k qui les royaumes entiers ne sont pas encore assez, (II, 34 1.)
4a LEXIQUE DE LA LANGUE [ASS
C'bst assez qub :
Ceux font les choses au rebours, qui.... attendeat à juger d*uiie personne après qu'ils se sont embarqués à Taimer; et comme ils Tont reconnue, cVi/ assez ^u'ilsen retirent leur amitié. (Il, 170; roy . I, sqS, t. i .)
ASSIDU, continu, constant :
Ils ont beau Ters le ciel leurs murailles aoeroitre.
Beau d*un soin assidu trarailler à leurs forts. (I, 278, vers 34.)
ASSIDUITÉ, continuité, constance :
Une défluxion, par aMM2uf/« faite incurable, ulcère le poumon. (II, SSa.) Ces austérités fantastiques où par caprice les grands vont chercher de
Tappétit, quand V assiduité des délices leur en a fait perdre le goût. (II, 33o.) Il n'y a simple soldat qui avec plus ^assiduité ait tenu pied aux armées
romaines (j soit demeuré constamment). (I, 46a.)
Assiduités, constants services et devoirs :
Je n'6te rien.... aux profusions excessives qu'il fait de son bien pour votre service, ni aux AMÛ/uif/f infatigables qu*il y rend. (I, 353.)