QIATK1ÈME DiMAJNCilE DE i/AYKIST
garde, avec dos yeux jaloux la rôpulalion ou la prospérité de mes égaux ; de cet air lier et censeur, qui juge de tout et ne se juge jamais soi-même; de cet ascendant de mollesse, de volupté, d'imraortiticalion , qui fait comme mon fonds et mon être propre? L'aveu que je \ iens de faire de mes foi blesses au ministre de Jésus-Christ, les a-t-il déracinées de mon cœur? suis-je une nouvelle créature? il n'y a qu'un homme ressuscité qui puisse aspirer à ce pain céleste dont je >ais me nourrir : le suis-je à vos j eux , 0 mon Dieu? ne porté je pas le nom de vivant , étant encore mort en effet? le fort armé entrant dans mon aine, la possédera- t-il en paix, et n'y trouvcra-t-il pas sept esprits immondes qui l'en chasseront? Eclairez-moi, Seigneur, et ue souffrez pas que votre Christ , que votre Saint descende dans la corruption. Voilà , mes Frères , comme il faut s'éprouver. Le Seigneur avoit défendu autrefois aux Juifs d'offrir du miel et du levain dans les sacrifices : voyez si , en approchant de l'autel, vous n'y portez pas le levain de vos crimes et le miel de la volupté; c'est-à-dire , et ce goût dn inonde et du plaisir, et ce caractère mou et sensuel, ennemi de la croix , inalliable avec le salut. >i approchez pas , si vous ne vous sentez pas assez pur : cette chair sainte, dit le Prophète, ne vous Oleroit point votre malice ; elle en ajouteroit une nouvelle ; votre religion seroit vaine , votre culte idolâtre , votre sacrifice un sacrilège, éprouvez-vous donc vous-même, et après cela mangez de ce pain réleste ; mais il n'en faut demeurer au simple discernement et à l'épreuve. Jusque là vous n'avez fait qu'éloigner les obstacles ; mais vous n'avez pas mis les dernières dispositions : vous avez retranché tout ce qui pouvoit bannir Jésus-Christ de votre ame ; vous n'avez ,»as acquis ce qui pouvoit l'attirer : vous avez pris des mesures pour ne point le recevoir indignement; vous n'en avez point pris pour le recevoir avec fruit. 11 ne suffit pas d'être exempt de crimes, il faut être revêtu de justice et de sainteté; c'est peu de ne le point trahir avec Judas, il faut l'aimer avec les autres disciples; c'est peu, en un mot, de n èire plus profane, mondain, volupiueux, mou, fier, vindicatif, attaché, il faut être grave, doux, humble, ferme, chaste, fidèle, chrétien. Toutes les fois que vous ferez ceci , faites-le en mémoire de moi : c'est la troisième disposition , communier en mémoire de Jésus-Christ.
TROISIÈME KÉFEXION.
Qu'est-ce que communier en mémoire de Jésus-Christ? C'est, en premier lieu, mes Frères, retracer en soi-même tout ce qui se passa daos le cœur de Jésus-Christ, dans l'institution de ce sacrement adorable. J'ai désiré ardemment , disoit- il à ses disciples, de manger celte Pàque avec vous : Desiderio duideravi hoc , Pascha manducare vobiscum (Luc, xxn, 15). Il soupiroit après ce moment heureux; il ne le perdoit pas de vue; il se consoloit dans ce souvenir de toutes les amertumes de sa passion : Antequàm patiar ( Ibid. ).
DISPOslïlON À LA COMMUNION. 121
Que vutiloit-il nous apprendre par-là, mes Frères? ah! c'est qu'il faut apporter à cette table divine un cœur embrasé, pénétre, consumé; un coeur impatient, empressé, avide; une faim et une soif de Jésus-Christ; un goût reveille par 1 amour ; en un mot. ce que j'ai appelé une foi ardente qai nous fasse aimer. Ce pain, dit un Père . demande un cœur affamé : [nierions hominis quœrit esuriem. Ah ! Seigneur, dît alors lame fidèle avec saint Augustin SumAug., in Conf. . /. i . c. 5 . eh : qui me donnera que nous veniez dans mcu cœur pour en prendre possession; pour en remplir tout le vide pour y régner seul ; pour y demeurer avec moi jusqu'à la consommation des siècles; pour m "y tenir lieu de tout: pour y faire mes plus chastes délices: pour y répandre mille secrètes consolations, pour le rassasier, l'enivrer, me faire oublier mes malheurs . mes inquiétudes . mes vains plaisirs . tous les hommes . l'univers entier, et me laisser tout à vous , jouir de votre présence , de vos entretiens, des douceurs que vous préparez à ceux qui vous aiment ? Peut-être, .- jneur. la maison de mon a me n'est pas encore assez parée pour nous recevoir; mais venez en faire vous-même tout 1 ornement Peut-être y apercevez- vous des souillures qui vous en éloignent . mais vous les purifierez par votre divin attouchement Peut-être y découvrez-vous encore des ennemis invisibles; mais n'êtes-vous pas fi armé0 votre seule présence les dissipera . et tout sera en paix quand une fois vous vous en serez mis en possession. Peut-être a-t-elle des rides qui l'enlaidissent ; mais vous renouvellerez sa jeunesse comme celle de l'aigle. Peut-être est-elle encore flétrie dos taches de ses anciennes infidélités ; mais votre sang achèvera de les effacer. Venez. Seigneur, et ne tardez pas ; tous les biens marriveront avec vous. Méprise, persécute, afflige, dépouillé, calomnie. je ne compterai plus mes malheurs pour rien, du moment que vous viendrez les adoucir ; honoré, favorisé, élevé, environné d'abondance, ces vaines prospérités ne me toucheront plus . ne me paroi - Iront plus rien . du moment que vous m'aurez fait goûter combien vous êtes doux . Tels sont les désirs qui dui vent nous conduire à l'autel. Mais, helas: les uns y apportent un dégoût et une répugnance criminelle : il leur faut des occasions pour les y déterminer : d'euxrsêmes ils ne s'en avis ?roient jamais. Mais que dis-je? des occasions : il faut des foudres et des anathèmes ; il faut que 1 Eglise tonne . foudroie Bon Dieu : que la tiédeur des chrétiens ait réduit votre Eglise d leur faire une loi de la participation à votre corps et à votre sang : qu'il ait fallu des peines et des menaces pour les conduire a l'autel . et les obliger de s'asseoir a votre table : que toute la félicite du chrétien sur la terre soit devenue pour lui un précepte pénible : que le privilège le plus glorieux dont vuus puissiez favoriser les hommes soit pour eux une gêne et une contrainte ! Ah : ^elgneu^. quand vous donnâtes a votre Eglise le pouvoir de lier, vous attendiez-qu'elle en dût faire cet usage? et son autorité etoit-eîle destinée i
traîner ses enfants à l'autel , ou à en séparer ses ennemis ? Les autres en approchent avec un cœur pesant , un goût émoussé , une ame toute de -lace • gens qui vivent dans le commerce des plaisirs et des sacrements qui participent à la table de Satan et à celle de Jésus-Christ, nui ont des jours marqués pour le Seigneur, et des jours destinés au siècle • gens à qui une communion ne coûte qu'une journée de gêne et de réserve qui ce jour-là ne jouent pas , ne voient pas , n'étalent pas ne médisent pas , ne s'assemblent pas. Mais ce régime ne va pas plus loin ; toute la dévotion finit avec la solennité : c'est une action de cérémonie ; on est content de soi-même , après cette courte suspension ; on rentre tranquillement dans ses premières voies , car c'étoit un article dont on étoit convenu avec soi-même ; on vit uniment dans ce tranquille mélange de saint et de profane : les sacrements nous calment sur les plaisirs; les plaisirs, pour être plus tranquilles du côté de la conscience, nous conduisent aux sacrements ; et l'on est à demi bon, pour être mondain sans scrupule. Ainsi, on porte à l'autel un goût affadi par les amusements et les joies du siècle, par l'embarras des affaires , par le tumulte des passions : on ne sent pas les douceurs ineffables de cette viande céleste ; on retrouve jusqu'au pied du trône de la grâce les images des plaisirs dont on vient de sortir; désintérêts qui nous occupent, des projets qui nous embarrassent, des idées qui nous arrachent de l'autel pour nous rentraîner dans le monde , font sur le cœur des impressions bien plus vives que la présence de Jésus-Christ. Mais n'est ce pas, Seigneur, contre ces chrétiens monstrueux que votre Prophète indigné vous disoit autrefois : Ah! Seigneur, que votre table leur devienne un piège y une punition, une pierre d'achoppement et de scandale {Ps., lxviii, 23)!
En second lieu, communier en mémoire de Jésus-Christ, c'est vouloir réveiller par la présence de ce gage sacré tout ce que son souvenir peut faire d'impression sur un cœur qui l'aime. L'absence ralentit les liaisons les plus vives : Jésus-Christ prévoyoit bien que , montant au ciel , ses disciples insensiblement oublieroient ses bienfaits et ses divines instructions. Hélas ! Moïse ne reste que quarante jours sur la montagne, et déjà les Israélites ne se souviennent plus des prodiges qu'il avoit opérés pour les délivrer de l'Egypte. Qu'est devenu ce Moïse? s'entredisoient-ils; faisons-nous des dieux qui nous précèdent et qui nous défendent contre nos ennemis. Jésus- Christ, pour parer à ces inconstances du cœur humain, voulut, en montant dans la céleste Sion, nous laisser un gage de sa présence : c'est là qu'il veut que nous venions nous consoler de son absence KDftibfe , c'est là que nous devons retrouver un souvenir plus vif de ses merveilles, de sa doctrine, de ses bienfaits, de sa divine personne ; c'est là que , sous des signes mystérieux, nous venons le voir naissant à Bethléem , élevé à Nazareth, conversant avec les hommes et parcourant les villes delà Judée « faisant des signes et des prodiges
que nul autre avant lui n'avait jamais faits , appelant à sa suite des disciples grossiers pour en faire les maîtres du monde , confondant l'hypocrisie des pharisiens , annonçant le salut aux hommes , laissant partout des traces de sa puissance et de sa bonté, entrant en triomphe à Jérusalem , conduit sur le Calvaire , expirant sur une croix, vainqueur de la mort et de l'enfer, menant avec lui dans le ciel ceux qui étoient captifs , comme les trophées de sa victoire , et formant ensuite son Eglise par l'effusion de son esprit et l'abondance de ses dons ; en un mot , nous l'y retrouvons dans tous ces mystères.
Vous enviez , dit saint Chrysostôme , le sort d'une hémorroïsse qui touche ses vêtements , d'une pécheresse qui arrose ses pieds de ses larmes, des femmes de Galilée qui eurent le bonheur de le suivre et de le servir dans les courses de son ministère , de ses disciples avec qui il conversoit familièrement, des peuples de ce temps-là qui entendirent les paroles de grâce et de salut qui sortoient de sa bouche : vous appelez heureux ceux qui le virent ; bien des prophètes et des rois l'ont souhaité en vain : mais vous, mes Frères, venez à l'autel, vous le verrez, vous le toucherez, vous lui donnerez une saint baiser ; vous l'arroserez de vos larmes, et vos entrailles mêmes le porteront comme celles de Marie. Hélas ! nos pères alloient dans une terre sainte y adorer les traces de ses pieds, et les lieux qu'il avoit consacrés par sa présence. Ici, leur disoit-on, ilproposoit la parabole du bon pasteur et de la brebis égarée ; ici il réconcilioit une femme adultère; ici il consoloit une pécheresse ; ici il sanctifioit les noces etles festins par sa présence ; ici il multiplioit des pains pour rassasier un peuple affamé ; ici il défendoit à ses disciples de faire descendre le feu du ciel sur une ville criminelle ; ici il s'abaissoit jusqu'à converser avec une femme de Samarie ; ici il souffroit les enfants autour de lui, et blâmoit ceux qui vouloient les éloigner ; ici il rendoit la vue aux aveugles, il redressoitles boiteux, ildélivroitles possédés, il taisoit parler les muets et ouïr les sourds. A ces paroles, nos pères se sentoient saisis d'une joie sainte; ils versoient sur cette terre heureuse des larmes de tendresse et de religion ; ce spectacle, ces images leur rapprochoient le temps , les actions , les mystères de Jésus- Christ, rallumoient leur ardeur, consoloient leur foi : les pécheurs y trouvoient une douce confiance , les foibles une nouvelle force , les Justes de nouveaux désirs.
Ah ! Chrétiens, non, il n'est pas nécessaire de traverser les mers; le salut est proche de vous ; la parole que nous vous prêchons sera, si vous voulez, sur votre bouche et dans votre cœur : ouvrez les yeux de la foi, regardez sur ces autels, ce ne sont pas des lieux consacrés autrefois par sa présence, c'est Jésus-Christ lui-même: approchez en mémoire de lui ; venez y rallumer tout ce que votre cœur a jamais senti de tendre, de touchant, de vif pour ce divin Sauveur. Que le souvenir de sa douceur, qui ne lui permeltoit pas de briser un roseau
lit QUATRIÈME DIMANCHE DE LAVENT.
déjà cassé et d'éteindre une lampe encore fumante, calme vos emportements et vos impatiences : que le souvenir de ses travaux et de sa vie pénible vous confonde sur votre mollesse : que le souvenir de sa modestie et de son humilité, qui lui faisoit prendre la fuite lorsqu'on vouloit le faire roi, vous guérisse de vos vanités, de vos projets, de vos prétentions frivoles : que le souvenir de son jeûne de quarante jours vous détrompe sur les fausses raisons qui vous portent ou à rompre le vôtre, ou à l'adoucir : que le souvenir de son zèle contre les profanateurs du temple vous apprenne avecquel respect et quelle sainte frayeur vous devez y entrer : que le souvenir de la simplicité et de la frugalité de ses mœurs condamne les vaines superfluités et les excès des vôtres : que le souvenir de ses retraites et de ses prières vous avertisse de fuir le monde, de vous retirer quelquefois dans le secret de votre maison , de passer du moins quelques heures de la journée dans la pratique indispensable de la prière : que le souvenir de sa tendresse et de sa compassion pour un peuple affamé, vous donne des entrailles de charité pour les malheureux : que le souvenir de ses saints entretiens vous instruise à converser innocemment, saintement, utilement avec les hommes ; en un mot, que le souvenir de toutes ses vertus, plus vif alors, plus présent au cœur, à l'esprit, vous corrige de toutes vos foiblesses ; voilà ce qu'on appelle communier en mémoire de lui.
Mais porter toujours à l'autel les mêmes foiblesses; mais se familiariser de telle sorte avec la chair de Jésus-Christ, qu'elle ne réveille plus en nous de sentiments nouveaux, et nous laisse toujours tels que noussommcs ; mais se nourrir d'une viande divine et ne point croître ; mais s'approcher souvent de cette fournaise ardepte et n'y pouvoii réchauffer votre tiédeur ; mais se présenter avec des fautes cent fois délestées et encore chères, avec des habitudes d'imperfection , qui , quoique légères en elles-mêmes, ne le sont plus pourtant par rattachement et la pente qui nous les rend inévitables, et par la circonstance du sacrement qu'on se met en danger de profaner ; mais faire profession de piété, d'éloignement du monde, être presque tous les jours dans le commerce des choses saintes et s'être fait comme un point fixe de vertu au-delà duquel on ne va jamais, se traîner toujours autour des mêmes confessions et des mêmes chutes, et n'être pas plus avancé après dix années d'exercice de piété qu'on l'étoit d abord, avoir même fait quelques pas en arrière et relâché de sa première ferveur ; mais sans cesse user de ce remède divin, et ne m niir rien de changé à ses maux; mais entasser sacrement sur sacrement, si je l'ose dire, et ne jamais vider son cœur pour faire place a celle viande céleste; mais nourrir des envies, des animosités, des délicatesses, des attachements secrets, un fonds dïmmortiûcation, des désirs de plaire, de paroître,de parvenir; mais se permettre d'habitude, dans ses entretiens, des vivacités, des discours libres sur autrui, des épanchements tout mondains, de* inutilités éternelles.
des sentiments tout profanes, des airs vains et piquants, des détours (^ui blessent la sincérité, des déguisements qui familiarisent avec le mensonge, des impatiences et des éclats; mais cultiver des liaisons que la piété couvre peut-être , et que le penchant tout seul assortit et soutient ; mais être sur sa gloire , sur ses intérêts, sur ses droits, d'une jalousie outrée ; mais se sentir révolté au plus léger mépris, et ne pouvoir digérer un seul geste désobligeant ; mais être d'une attention infinie sur soi-même, et dans une parure simple et modeste s'y rechercher ; choisir ce qui convient avec plus de soin peut-ê.re qu'une ame mondaine, et là-dessus vivre du pain des anges : ô mon Dieu! en voilà plus qu'il ne faut pour nous faire trembler.
Mais est-ce manger ce pain indignement que de le manger avec tant de foiblesseet d'imperfection? Eh! qui le sait, Seigneur, que vousmême ?Tout ce que nous savons, c'est que ce n'est pas communier en mémoire de vous; c'est qu'il y aura des justices au grand jour qui paroîtront comme un linge souillé à vos yeux ; c'est que plusieurs de ceux qui avoient même prophétisé en votre nom seront rejelés; c'est que tout est à craindre dans cet état Pierre n'est admis à votre cène qu'après que vous lui avez lave les pieds; et cependant vous nous assurez qu il étoit tout pur. Madeleine est éloignée, et vous lui défendez de vous approcher au sortir du tombeau, parce qu'un goût encore trop sensible étoit le principe de son empressement ; et cependant elle avoil beaucoup aimé, et lavé vos pieds sacrés et ses péchés de ses larmes. Et nous , Seigneur, pleins de misères , vides de fruits sincères de pénitence, tout pétris de mollesse et de sensualités, liédes et sans goût , immuables dans un certain étal de piété languissante et imparfaite, plus soutenus par l'habitude et par les engagements d'une profession sainte, que par votre grâce et une foi vive et solide : hélas ! nous faisons de votre corps notre nourriture ordinaire. Quels abîmes, Seigneur ! quelle suite de crimes peut-être qu'on ignore, dont on ne serepent point, qu'on multiplie à l'infini, qui sont comme le germe sur lequel on ente ensuite mille nouvelles profanations! Quels abîmes encore une fois! et que votre lumière nous manifestera au grand jour de terribles secrets! Que suis je à vos yeux, ô mon Dieu? je ne puis ni vous déplaire, ni vous plaire à demi; ma condition ne souffre point ces états mitoyens de vertu qui tiennent comme un milieu entre l'innocence et le crime : si je ne suis pas un saint, je suis un monstre; si je ne suis pas un vase d'honnour, je suis un vase d ignominie; si je ne suis pas un ange de lumière, il n'y a point à balancer, je suis un ange de ténèbres; et si [e ne suis pas un temple vivant de votre esprit , il faut que j'en sois le profanateur. Bon Dieu! quels puissants motifs de vigilance, d'atlention sur moi-même, de circonspection, de frayeur, en approchant <le vos autels; d humilité, de larmes, de componction, en attendant la manifestation de vos jugements adorable* ! Mais ce n'est pas encore q> assez communier en mémoire de Jésus-Christ , mes Frères ;
m QUATRIÈME DIMANCHE DE L'AVENT.
et ponr nous retracer le souvenir de sa vie, il faut encore, et c'est ia àVrnière disposition, rappeler le souvenir de sa mort, et l'annoncer toutes les fois que Ton mange son corps et que l'on boit son sang : c'est ce que j'appelle une foi généreuse qui nous fasse immoler.