‹ Œuvres de MolièreChapitre 147 sur 541 · I. Qae Tont ares toachct. (1681, 94 B · texte numérisé non relu

I. Qae Tont ares toachct. (1681, 94 B

a. MUtlcuHS, LAQUAIS. {tjH.) — H j a dans VAsinaire de Plaate (#«- €onde partie de la tcème il de Vaete f^, vers 886 et euivanie) one ntnatioa presque temblable : Artimon» surprend son mari Déménète à Uble, ebes la courtisans Miilénie; elle apostrophe Tortement la courtisane, et, eomme de raison, traite encore plus mal le galant suranné. (/Vote d'Aager.)

3. Ce rerbefisiiMer, qui se prend aoit actÎTement, eomme ici, soit nentralement, est noté « Tiens » dans les trois premières éditions du Dictioaaaire de F Académies dans les snÎTanles, comme familier seulement ou n*ayant d*i ploi qn*en plaisantant.

i6e LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

DORÀIVTB.

Que voulez-vous dire, Madame Jourdain? et quelles fantaisies sont les vôtres, de vous aller mettre en tète que votre mari dépense son bien, et que c^est lai qui donne ce régale ' à Madame ? Apprenez que c*est moi, je vous prie; qu*il ne fait seulement 'que me prêter sa maison, et que vous devriez un peu mieux regarder aux choses que vous dites.

MONSIEUR JOURDAIN

Oui, impertinente, c*est Monsieur le Comte qui donne tout ceci à Madame, qui est une personne de qualité. Il me fait Thonneur de prendre ma maison, et de vouloir que je sois avec lui.

» MADAME JOURDAIN

Ce sont des chansons que cela : je sais ce que je sais *.

DORANTE

Prenez, Madame Jourdain, prenez de meilleures lunettes.

MADAME JOURDAIN

Je n*ai que faire de lunettesi Monsieur, et je vois' assez clair ; il y a longtemps que je sens les choses, et je ne suis pas une bcte. Cela est fort vilain à vous, pour un grand seigneur, de prêter la main comme vous faites aux sottises de mon mari. Et vous. Madame, pour une grand* Dame ^, cela n*est ni beau ni honnête à vous,

I. Ce régal. (1710, 18, 3o, 33, 34.) — Sur ce mot, id toat à &it tjnoBjme de cadeau (qai te trouTe ci-dessus, p. m), et bien expliqué par le Terbe rég aier, tel qu'il a été employé p. i5o et 160, voyez aux Amant* mêagnififues, tome VU, p. 410, note i. Nous arons dit, m^me tome, p. m, note i, qoe cette orthographe de roriginal {régale) était alors trèt-ordinafarv, et qm*elle mt Utt changée par l'Académie qoe postérieurement a sa première édidim de 1694.

a. Je m*entends, je sais qu*en penser : nous stobs déjà tu dma. foyi m dicton (au Médecin malgré lui, tome VI, p. 37 et p. 61).

3. n 7 a poi (pojr) ici dans Foriginal et dans presque tous BOt Mimens testes, bien qu'ils aient «vt/pinshautfp. 160, 164 et i65), devant d*antretTojdletqa*e.

4. Telle est ici Torthographe des éditions de 167 1, 74, 75 A, 84 4; grmmiê Dame, dans celles de lôSa, 94B et 1734. Voyes ci-detttit, p. 1469 aote I.

AGTB lY, SGENB 11. 167

de mettre de la dissension dans un ménage, et de soof- (rir que mon mari soit amoureux de vous.

DORIMÂNB.

Que veut donc dire tout ceci ? Allez, Dorante, vous vous moquez, de m'exposer aux sottes visions de cette extravagante.

DORANTE *

Madame, holà! Madame, où courez-vous?

MONSIEUR JOURDAIN

Madame! Monsieur le G>mte, faites-lui excuses*, et tachez de la ramener. ' Ah ! impertinente que vous êtes ! voilà de vos beaux faits ; vous me venez faire des affronts devant tout le monde, et vous chassez de chez moi des personnes de qualité.

MADAME JOURDAIN

Je me moque de leur qualité.

MONSIEUR JOURDAIN

Je ne sais qui me tient', maudite, que je ne vous fende la tète avec les pièces du repas que vous êtes venue troubler. (On 6te U uble'.]

MADAME JOURDAIN, sorUnt.

Je me moque de cela. Ce sont mes droits que je défends, et j*aurai pour moi toutes les femmes.

MONSIEUR JOURDAIN

Vous faites bien d'éviter ma colère.* Elle est arrivée

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