ACTE I, SCÈNE III. 4at
HTACINTE.
Je veux croire que vous sentez ce qne vous dites, et je ne doute point que vos paroles ne soient sincères ; mais je crains un pouvoir qui combattra dans votre cœur les tendres sentiments que vous pouvez avoir pour moi. Vous dépendez d'un père, qui veut vous marier à une autre personne ; et je suis sûre que je mourrai, si ce malheur m'arrive.
OCTAVE
Non, belle Hyacinte, il n y a point de père qui puisse me contraindre à vous manquer de foi, et je me résoudrai à quitter mon pays, et le jour mème^, s'il est besoin, plutôt qu'à vous quitter. J'ai déjà pris, sans l'avoir vue, une aversion effroyable pour celle que l'on me destine ; et, sans être cruel, je souhaiterois que la mer Técartat d'ici pour jamais. Ne pleurez donc point, je vous prie, mon aimable Hyacinte, car vos larmes me tuent, et je ne les puis voir sans me sentir percer le oœur*.
HVACnfTB.
Puisque vous le voulez, je veux bien essuyer mes pleurs, et j'attendrai d'un œil constant ce qu'il plaira au Ciel de résoudre de moi.
OCTAVE
Le Ciel nous sera favorable.
HYACINTE.
Il ne sauroit m'être contraire, si vous m'êtes fidèle.
OCTAVE
Je le serai assurément.
HYACINTE.
Je serai donc heureuse.