‹ Œuvres de MolièreChapitre 472 sur 541 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

(Imîtëe par Molière duos la scène vn de Pacte II des Fourberies de Scapim^ ci-desfuj, p. 475-4B3.)

CORBUIEU (psUet dmj'emne Grmmger, fourbe), GRANGER (Pèdami, primei^l dm collège de Beamsmù)^ PAQUIER (JHerre Pa^tùêr^ Cmstre dm PèdsuU, JaiseuU le plaisant),

coBBnrau.

.... Hâatl tout est perdu, rotre fils est mort.

I. On ne dto pat dtt Pèdami /orné d*Midon antérieon à celle dt t654 ; noat reproduitons le teite de la rèhapresnon da 17 arril 1671. Une alludon expliquée ei-aprèfl, p. Sai, note 1, ionble devoir iaire reporter à Tannie id45 la compétition de la pièce. On pent ▼oir ter raateor, Savinien de Cyrano Bergerac (i6i9-i655), qui £at condiiciple de Molière, et ior ea comédie, VÉpître et la Préface miscf, par ion ami d*eafance le Bret, en llte de VEistoire comique dee État et empire de la Lmne (i6^( le Dietêommaire de Jal; le Mènagiama (aTcc let addiàona de la Monnoye), tonM D, p. ei-aO, et m, p. 240-242; VBieteire dm théâtre fhmneoie des frères PaÂiet, tome VU, p. 3B9-3|4, et tome Tm, p. 1-27 ; la IVeiUe de M. Ifldor Foomel, an tome m, p. 379-381 des Cemiemparame de MolUre, Toyes en partienlier, •or cet extraits, le commentaire de M. Poemel, même tome III, p. 391-394* p. 395-397, et d-dessos la JhHee, p. 396-398.

2. Le collège de Bsearàis, aind nooîmè de son iandatenf, lean de Dormant, èréqne de Betorais, qid l'établit en 1370, était dtnè dans la me SalnS- Jean-de-BsenTals, qd, dn collège et d'âne chapelle TobiM de saint Jsan l*Érangèliste, ptille nom de

5ao APPENDICE

OBAX6IE.

Mon fils est mort I es-ta hors de sens ?

COBBimUl.

Non, je parle sérieusement : votre fik, à la yërité, n*est pas mort, mais il est entre les mains des Turcs.

OaABGBB.

Entre les mains des Turcs ? Soutiens-moi, je suis mort.

GOEBUrXU.

A peine étions-nous entrés en bateau pour passer de la Porte de Nesle au Quai de TEcole*....

GRAHOBB.

Et qu'allob-tu fSûre à TÉcole, baudet?

COBBIBBLI.

Mon mattre sVtant souvenu du commandement que vous lai avez fait d*acheter quelque ba^telle qui fât rare A Venise et de peu de valeur à Paris, pour en régaler son oncle, s*étoit imaginé qu*une douzaine de cotrets n*étant pas chers, et ne s*en trouvant point par toute TEurope de mignons comme en cette ville, il devoit en porter là : cVst pourquoi nous passions vers TÉcole pour en acheter; mais, A peine avons-nous éloigné la côte, que nous avons été pris par une galère turque.

GBAVGBB.

Hé I de par le cornet retors de Triton Dieu marin ! qui jamais ouït parler que la mer fÙt à Saint-Cloud ? qu*il y eût là des galères, des pirates ni des écueils ?

COBBIHELI.

C*est en cela que la chose est plus merveilleuse. Et quoique Ton ne les aje point vus en France que cela *, que sait-on s'ils ne sont point venus de Constantinople jusques ici entre deux eaux ?

PAQUIEB.

En effet, Monsieur, les Topinambours*, qui demeurent quatre ou cinq cents lieues au delà du monde, vinrent bien autrefois à

I . Aujourd'hui « quai du Lourre » ; ainsi appelé de Teiicienne éeole de Saink-Germain-rAnxeiTois; en (ace, sur la rive gauche de la Seine, était la porte de Netle atteoante à l*h6tel de If erers (plus tard de Gnénegand).

a. c Que là », dans le texte suivi on corrigé par M. Foumel. Nous croyons que le nôtre, qui est aussi celui de i654t P^ut s'expliquer : Quoiqu'on ne les ait pas TUS plus que cela, tus seulement cette fois, en cette occadon.

3. Cinquante naturels du BrésU, de cette race des Topinambons on Tupinambas (Topinambour, forme plus populaire, est resté le nom d'un tubercule comestible), s'étaient montrés dans tontes sortes d'exerdees et de danses aux fêtes données à Rouen, en i55o, à Henri II et à Catherine de Médicis : Toye» une Fête hrétiliennê célébrée à Rouen en i55o.... de M. Ferdi^ nand Denis (i85o). Us avaient pn venir juiqa'i Paris. Montaigne, i la fia

AUX FOURBERIES DE SGAPIN. 5ai

Paris ; et Tautre jour encore les Polonois enlcTèrent bien la princeiM Harie en plein jour à l*hôtel de Nerert >, tant que personne osât branler.

oomBnmu.

Mais ils ne se sont pas contentés de ceci : ils ont touIu poignarder Totre fils..*.

FAQum.

Quoi ? sans confession ?

COBBOnU.

.... s*il ne se raobetoit par de Tardent.

GaAXOim.

Âb! les misérables : cVtoit pour inenter* la peur dans cette jeune poitrine.

PAQUm.

En effet, les Turcs n^ont garde de toucber Pargent des cbrëtiens,

à cause qu'il a une croix.

GomBDniJ.

Mon maftre ne m*a jamais pu dire autre chose, sinon : « Vat*en trourer mon père et lui dis.... s Ses larmes aussitôt, suffoquant sa parole, m*ont bien mieux expliqué qu*il nVût su Aire les

tendresses qu*il a pour tous.

oaAVGim.

Que diable aller fiûre aussi dans la galère d'un Tnro? D*nn Turc !

OOBBUnU.

Ces écumeurs impitoyables ne me rouloient pas accorder la liberté de tous Tenir trouver, si je ne me fusse jeté aux genoux du plus apparent d'entre eux. « Hé I Monsieuh4e. Turc, lui ai-je dit, permettea-moi d'aller arertir son père, qui tous enrojera tout à l'heure sa rançon. »

OBAVOBB.

Tu ne derois pas parler de rançon : ils se seront moqués de toi.

da chapitre xzx <!■ Etts 1 dst Eumis, parle de trok amtret Brénliciit tau- ▼aget qo*U vit aniai à Ronea da tCBps de Charles IX.

I. iJliitioB an aaariage par proenratioa, eiliM aa Palaia-Royal, le 5 novembre 1645» de Looise-Marie de Goasagne, fille ataée do dac de Ne\era Goasagoe, aoor de la Palatiae, atee le roi de Pologne Vladialaa VU ; aae ambaaaade poloaaiae la neaa en pompe de PhAlel de Nerert aa palais : voyez la BOte de M. Foorael (p. 39a), et on iat^rctiaat pamage de sa NcHcê sor Raymond Poiasoa (tome 1* des Ceaftfayereûw de JTelièv, p. 411 et 41a].

a. Imettn^ fidre pèntew de Cvree, jeter. Cala, eette menace, était bien fait poor jeter la pear.... imemiÊr et plaa hae ohêomdn ae sont point là eoouae TÎeox aaoti de la laagae : le Pédaat paile latb en frinfiii

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