‹ Œuvres de MolièreChapitre 500 sur 541 · I. SCÈIfE VI · texte numérisé non relu

I. SCÈIfE VI

Là GOKnUB, JUUB, AVDaSB, CmiQUST.

CaïQUKT.

PUtt-U ? {1734.)

a. Il 7 «Tait, cha les prmeet, les grands aeîgnears, des ccojers de euisiaa (fojet rAcadémie 1694, et les Mémoires dg Smimi^Simomy tome IV, aote i de la page 327, édidon de la CoUectioa]. Mais ee outtre Charles « doit être pl»-

• Ce simple prénom après maftrê indiquait nne très-humble conditioa, de maître ralet tout an pins on d*artisan. « Ans artisans, dit Fisrttièm

ses LA COMTESSE D'ESCARBAGNAS.

LA COMTESSE

Tais?z-vous, sotte que vous êtes : vous ne sauriez ouvrir la bouche que vous ne disiez une impertinence. Des sièges. Et vous', allumez deux bougies dans mes flambeaux d'argent^: il se fait déjà tard.Qu*est-ce que c'est donc que vous me regardez toute effarée ?

ANDRÉB.

Madame....

LA COMTESSE

Hé bien, Madame ? Qu'y a-t-il ?

ANDRÉE

C'est que....

tôt quelque cocher ou quelque factotum comme maître Jaequet. Ait reste, Andrée ii*a sans doute aucune idée de ce que pourait bien être Téenjer que sa maltresse fait semblant d*aToir à son serrice. La Comtesse vent parler d*un écujer de main : c*est, nous apprend Furetière (i6^), < celui qui ches les princesses et grandes dames, non-seulement commande leur écurie, mais encore celui qui leur donne la main pour leur aider à marcher. Vicmyer de la Reine, de Madame, etc., et on les appelle éeujrereoo, ehepaliert «tkonr neur. Ce mot s*est étendu à tous ceux qui donnent la main aux dames, soit qu'ils soient leurs domestiques, soit qu'ils soient leurs galants, soit qu*ils le fassent par pure cÎTilité ou rencontre. » Avoir un écuyer était bien plus relcTé que d'avoir un petit laquais, ou supposait de bien plus ridicules prétentions. II ne fallait pas, pour être tentée d'en faire montre, être- dame de si haut parage \ c'est ce que fait Toir ce bout de dialogue de Dancourt dans /# Chevalier à la mode (1687), acte IV, scène iv : c M. Sbrrbfo&t {parlant d'une simple marquise). Ce sont ici les dernières paroles qu*elle nous a fait porter par son écuyer. Madame Patin. Par son écuyer. Monsieur, par sua écuycr ! Oh rraiment il faut attendre à faire cet accommodement que j^aye un écujer comme elle ; et quand nous agirons d*écuyer à écuyer, il ne faudra peut-être pas tant de cérémonie. SuiRKFoaT. Comment donc, Madame, un écuyer? étes-rous femme à écuyer, s'il tous platt ? et ne songex-yous pas...? Madame Patin. Tenez, Monsieur, point de contestation, je tous prie.... Pour peu que tous m^obstiniez^ tous me ferez prendre des pages. » I. (A Criquet.) Des sièges. [A Andrée,) Et tous. (1734.) a. Cette affectation d'exprimer la qualité des choses qu*on possède on dont on se sert appartient à la Tanité bourgeoise : chez les grands, le bon goût Tcut tout le contraire. Mme d'Escarbagnas ordonne qu'on allume des bougies i on dit chez le Roi : allumez les chandelles. [Note d'Auger, i8a5.)

(1690), on donne la qualité de maître jointe à leur nom propre seulement lleur prénom) f sans y mettre leur surnom [leur nom dejamille)^ conune on tait aux aTocats.... Jdattre Jean le savetier, »

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