‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 31 sur 854 · LIVRE III, CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAP. IV

moiiMjieBojnjfe vertu que Je jeuple <fe k deV^çjatîe. Mais comment les nobles seront-ils contenus ? Ceux qui doivent faire exécuter les lois contre leurs collègues sentiront d'abord qu'ils agissent contre eux-mêmes. Il faut donc de la vertu dans ce corps, par la nature de la constitution.

Le^gpjivejrnement aristocratique a par lui-même une certaine ,. force qiipla 3f ipoçxatie, n'a pas. t^s jiobles j.JFpjrnaeiitjmiaïr|is , A qui , par sa prérogative et pour son intérêt particulier , rjfnjrime le peuple; il suffit qu'il y aijLJgg, jgL»i pour qu'Ji cet égard elles \ soient exécutées. ^

* TVÎais autant qu'il est aisé à ce corps de réprimer les autres , autant est-il difficile qu'il se réprime lui-même (1). Telle est la nature de cette constitution , qu'il semble qu'elle mette les mfrmes gens sous la puissance des lois , et qu'elle les en retire.

Or , un corps pareil ne peut se réprimer que de deux manières; ou par une grande vertu , qui fait que les nobles se trouvent en quelque façon égaux à leur peuple , ce qui peut former une grande république ; ou par une vertu moindre v gui est une certaine modération qui ren<I~ieT~nobles au moins égaux à euxmêmes y ce qui fait leuj^çonseryajiQn.

L* modération est donc Vain* je, çej gouyernemens. J'entends celle qui est fondée sur la vertu , non pas celle qui vient d'une lâcheté et d'une paresse de l'âme.

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