CHAPITRE II
Différence des peuplée par rapport au courage.
Nous avons ijéjà dit que la grande chaleur énervait la force et le courage des hommes et qu'il y avait dans les climats froids une certaine force de corps et d'esprit qui rendait les hommes capables des actions longues , pénibles , grandes et hardies. Gela se remarque non-seulement de nation à nation , mais encore dans le même pays d'une partie à une autre. Les peuples du nord de la Chine (a) sont plus courageux que ceux du midi : les peuples •du midi de la Corée (3) ne le sont pas tant que ceux du nord.
Il ne faut donc pas être étonné que la lâcheté des peuples des climats chauds les ait presque toujours rendus esclaves ; et que le courage des peuples des climats froids les ait maintenus libres. C'est un effet qui dérive de sa cause naturelle.
Ceci s'est encore trouvé vrai dans l'Amérique : les empires despotiques du Mexique et du Pérou étaient vers la ligne; et presque tous les petits peuples libres étaient et sont encore vers les pôles.