‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 410 sur 854 · CHAPITRE XIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIIL

Ce qui détruit cette liberté.

La ou il y a du commerce , il y a des douanes. L'objet du com* merce est l'exportation et l'importation des marchandises en faveur de l'état; et l'objet des douanes est un certain droit sur cette même exportation et importation , aussi en faveur de l'état. Il faut donc que l'état soit neutre . entre sa douane et son commerce , et qu'il fasse en sorte que ces deux choses ne se croisent point ; et alors on y jouit de la liberté du commerce.

La finance détruit le Commerce par ses injustices, par ses vexations, par l'excès de ce qu'elle impose ; mais elle le détruit encore, indépendamment de cela , par les difficultés qu'elle fait naître, et les formalités qu'elle exige. En Angleterre , oii les douanes sont en régie , il y a une facilité de négocier singulière : un mot d'écriture fait les plus grandes affaires ; il ne faut point que le marchand perde un temps infini , et qu'il ait des commis exprès pour faire cesser tqutes les difficultés des fermiers , ou pour sJy soumettre.

(1) Acte de navigation de 1660. Ce n'a été qu'en temps de guerre que ceux de Boston et de Philadelphie ont envoyé leurs vaisseaux en droiture,, jusque dans la Méditerrannée, oorter tours denrées»

afe DE L'ESPBIT T>ES LOIS.

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