CHAPITRE XX
Des usures maritimes.
La grandeur de l'usure maritime est fondée sur deux choses : le péril de la mer , qui fait qu'on ne s'expose à prêter son argent
(i) On ne parle point des cas où l'or et l'argent sont considérés comme marchandises.
que pour en avoir beaucoup davantage; et la facilité que le commerce donne à l'emprunteur de faire promptement de grandes affaire* et en grand nombre : au lieu que les usures de terre , n'étant fondées sur aucune de ces deux raisons, sont, ou proscrites par les législateurs , ou, ce qui est plus sensé , réduites à de justes bornes.