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CHAPITRE XIV

Des productions de la terre qui demandent plus ou moins d * hommes.

Les pays de pâturages sont peu peuplés , parce que peu degens y trouvent de l'occupation : les terres à blé occupent plus d'hommes , et les vignobles infiniment davantage.

En Angleterre (4) 9 on s'est souvent plaint que l'augmentation des pâturages diminuait les habitans j et on observe en France que la grande quantité de vignobles y est une des grandes causes, de la multitude des hommes.

Les pays ou des mines de charbon fournissent des matière* propres à brûler, ont cet avantage sur les autres , qu'il n'y saut point de forets, et que toutes les terres peuvent être cultivées.

Dans les lieux où croît le riz } il faut de grands travaux pour ménager les eaux ; beaucoup de gens y peuvent donc être occupés. Il y a plus : il y faut moins de terre pour fournir à la subsis-

(t) Le Japon est composé d'Iles $ il y a beaucoup de rivage* , et la mer y est très-poisson neuae. — (a) La Chine est pleine de ruisseaux. —(3) Voye* leP.dnHalde,tomeII,p» i3û, i4aetsuiv. — (4) La plu part des proprié* taires des fonds de terre, dit Burnet , trouvant plus de profit en la vente de leur laine que de leur Mé , enfermèrent leurs possessions. Les communes, qui mouraient de faim , se soulevèrent : on proposa une loi agraire ; le jeune roi écrivit mémo là-dessus: on fit des proclamations contre ceux qui avaient renfermé leurs tesres. (Abrégea* t Histoire de la reforme , p.44«8i.)

36o DE L'ESPRIT DES LOIS.

tance d'une famille que dans ceux qui produisent d'autres grains : enfin la terre qui est employée ailleurs à la nourriture des animaux y sert immédiatement à la subsistance des hommes $ le travail que fout ailleurs les animaux est fait là par les hommes ; et la culture des terres devient pour les hommes une immense manufacture.

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