LIVRE XXIII, CHAP. XIX
« On me demandera , dit Tite-Live (i) , où les Volsques ont » pu trouver assez de soldats pour faire la guerre, après avoir été » si souvent vaincus. Il fallait qu'il y eût un peuple infini dans h ces contrées , qui ne seraient aujourd'hui qu'un désert , sans » quelques soldats et quelques esclaves romains. »
« Les oracles ont cessé , dit PI ut arque (2) , parce que les lieux » où ils parlaient sont détruits; à peine trouverait-on aujour- » d'hui dans la Grèce trois mille hommes de guerre. »
« Je ne décrirai point , dit Strabon (3) , l'Épire et les lieux m circonvoisins , parce que ces pays sont entièrement déserts. » Cette dépopulation , qui a commencé depuis long-temps , conta tinue tous les jours ; de sorte que les soldats romains ont leur » camp dans les maisons abandonnées. » Il trouve la cause de ceci dans Polybe , qui dit que Paul Emile , après sa victoire , détruisit soixante et dix villes de l'Ëpire , et en emmena cent cinquante mille esclaves.