‹ Œuvres de MontesquieuChapitre 530 sur 854 · LIVRE XXIV, CHAP. V. 38i · texte numérisé non relu

LIVRE XXIV, CHAP. V. 38i

révolutions se firent sur le plan de l'état politique. Luther , ayant pour lui de grands princes , n'aurait guère pu leur faire goûter une autorité ecclésiastique qui n'aurait point eu de prééminence extérieure; et Calvin, ayant pour lui des peuples qui vivaient dans des républiques , ou des bourgeois obscurcis dans des monarchies , pouvait fort bien ne pas établir des prééminences et des dignités.

Chacune de ces deux religions pouvait se croire la plus parfaite; la calviniste se jugeant plus conforme à ce que Jésus-» Christ avait dit, et la luthérienne à ce que les Apôtres avaient fait.

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