LIVRE XXVI. CHAP. V. 4o
incertain , il avait rendu précaire son obligation naturelle ; que % dans le second , il avait flétri la vie qu'il avait donnée, et que le plus grand mal qu'il pût faire à ses enfans , il l'avait fait en les, privant de leur caractère; que, dans le troisième , il leur avait rendu insupportable une vie qu'ils trouvaient tant de difficulté à soutenir. La loi n'envisageait plus le père et le fils que comme deux citoyens > ne statuait plus que sur des vues politiques et civiles; elle considérait que, dans une bonne république , il faut surtout des mœurs. Je crois bien que la loi de Solon était bonne dans les deux premiers cas, soit celui où la nature laisse ignorer au fils quel est son père , soit celui où elle semble même lui ordonner de le méconnaître : mais on ne saurait l'approuver dans le troisième , ou le père n'avait violé qu'un règlement civil*