CHAPITRE XIV
Des fief» de Char Us-Martel.
Je ne dirai point si , Charles-Martel donnant les biens de l'Église en fief, il les donna à vie on à perpétuité. Tout ce que je sais , c'est que, du temps de Charlemagne (3) et de Lothaire Ier (4) il y avait de ces sortes de biens qui passaient aux héritiers et se partageaient entre eux.
Je trouve de pins qu'une partie (5) fut donnée en alleu , et l'autre partie en fief.
J'ai dit que les propriétaires des alleux étaient soumis au ser-
(1) Voyez le capitolaire de Charlemagne, de l'an So3,art. 2 , édit. de Balaie, page 379} et Fédîtde Louis-le-Débonnaire, de l'an 834 , dans Goldaat, Constitutions impériales , tome 1. — (3) Cela est dit dans le fameux canon, ego Ludovicus, qui est visiblement supposé. Il est dans l'édit. de Balaze, page 591 , sur Tan 817. — (3) Comme il parait par son capîtnlaire de l'an 801 , art. 17, dans Bal use , tome I, page 5€o. — (4) Voyez sa constitution insérée dans le code des Lombards , liv. III, tiL I,$.44. — (5) Voyez la constitution ci-dessus, et le capitolaire de ,Charles-le-Chauve,deTan 846, chap»XX,in pilla Sparnaco , édition deBaluse , tome II, page 5i ; et celui de Tan 853 » cjiap. III et V , dans le synode de Soi ssons , édit. de Bal uze , tome II, page 54; et celui de Tan 854, apudAttuiiacum ,chap. X , édit. de Bal use, tome II , page 70. Voyez aussi le capitolaire premier de Charlemagne , incerti anni , arL 49 et 56 , édit, de Baluze , tome I , page 5ig«