‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 2)Chapitre 101 sur 119 · PSAUME CXXV · texte numérisé non relu

PSAUME CXXV

In convertendo Dominus captivitatem Sion.

Dès qu'il plut au Seigneur mettre fia à nos peines.

Sitôt qu il eut Lrisé nos fers , Nous traitâmes de songe et de chimères vaines

Les maux que nous avions soufferts.

Un plein ravissement de tout notre visage

Bannit les marques du passé, Et , j usqu au souvenir d'un si dur esclavage ,

Tout cessa, tout fut e£Facé.

Toutes les nations qui voyoient notre joie,

Se disoient d un air sourcilleux :

Il faut que le bonheur on leur Dieu les renvoie

Soit bien grand et bien merveilleux I

Oui, leur répondions-nous, c'est le Dieu des merveilles.

C'est lui qui nous tire d'ici; Et, comme ses bontés sont pour nous sans pareilles,

Notre alégresse l'est aussi.

Favorisez, Seigneur, des mêmes privilèges Ces restes pour qui nous tremblons;

Comme vent du raidi faites fondre les nei{;es Qui fertilisent leurs sablons.

Ils ont semé leurs hieds, mais sous des lois sévères Que leur iiiiposoient leurs malheurs;

Leur douleur égaloit Texcès de leurs raisères: Autant de pas, autant cUî pleurs.

Mais s'ils les ont semés avec pleine tristesse,

Accablés d'eu nuis et de maux, Ils reviendront, Seijjneur, avec pleine alé(jresse

Chargés du fruit de leurs travaux.

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