ACTE V, SCÈNE II. îSi
SOPHOMSBE lit.
« Il ne m'est pas permis de vivre votre époux ;
« Mais enfin je vous tiens parole, « Et vous éviterez Taspect du Capitole,
« Si vous êtes digne de vous.
« Ce poison que je vous envoie
« En est la seule et triste voie; « Et c'est tout ce que peut un déplorable roi
a Pour dégager sa foi. »
Voilà de son amour une preuve assez ample.
Mais, s'il m'aimoit encore, il me devoit l'exemple : Plus esclave en son camp que je ne suis ici.
Il devoit de son sort prendre même souci.
Quel présent nuptial d'un époux à sa femme !
Qu'au jour d'un hyménée il lui marque de flamme ! Reportez, MézétuUe, à votre illustre roi Un secours dont lui-même a plus besoin que moi ; II ne manquera pas d'en faire un digne usage Dès qu'il aura des yeux à voir son esclavage. Si tous les rois d'Afrique en sont toujours pourvus Pour dérober leur gloire aux malheurs impré^nis, Comme eux et comme lui j'en dois être munie ; Et, quand il me plaira de sortir de la vie.
De montrer qu'une femme a plus de cœur que lui. On ne me verra point emprunter rien d'autrui '.
' Comment se peut-il faire <pi*une scène où un mari envoie du {toison à sa femme, soit froide et comique? C'est que cette femme loi renvoie son poison après que ce poison lui a été présente comme ■■ message tout ordinaire \ c'est qu* elle lui fait dire qu'il n a cprà
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