‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 160 sur 278 · PLAUTINE, LACUS, MARTIAN, FLAVIE · texte numérisé non relu

PLAUTINE, LACUS, MARTIAN, FLAVIE

LACUS

Madame, enfin Galba s'accorde à vos souhaits; Et j'ai tant fait sur lui, que, dès cette journée ', De vous avec Otbon il consent Thyménée.

PLAUTINE, à Martian.

Qu'en dites-vous, seigneur? Pourrez-vous bien souffiir Cet hymen que Lacus de sa part vient m'offrir? Le grand maître a parlé, voudrez-vous l'en dédire, Vous qu'on voit après lui le premier de l'empire? Dois-je me ravaler jusques à cet époux?

Ou dois-je par votre ordre a$pirer jusqu'à vous?

LACUS

Quelle énigme est-ce ci , madame?

PLAUTINE.

Sa grande ame Me faisoit tout-à-I'heure un présent de sa flamme; Il m'assuroit qu'Othon jamais ne m'obtiendroit, Et disoit à demi qu'un refus nous perdroit.

Vous m'osez cependant assurer du contraire ; Et je ne sais pas bien quelle réponse y faire.

' Tout ce qu'on peut remarquer c'est que j ai tant fait sur lui est un barbarisme et une expression basse ; que le qu'en dites-vous de Plautine est une ironie comique ; que sa grande ame qui fait un présent de sa flamme est très vicieux; (fa il fait bon s'expliquer e»t bourfçeois, et que la scène est très froide.

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