ACTE IV, SCÈNE II. 34i
Le ciel met en vos mains toute notre fortune.
PLAUTINE.
Seigneur, que dites-vous ?
VINIUS.
Ce que je viens de voir, I^ue pour être empereur il n a qu à le vouloir.
Ah! seigneur, plus d'empire, à moins qu avec Plautine.
VINIUS.
Saisissez- vous d'un trône où le ciel vous destine; Et pour choisir vous-même avec qui le remplir, A vos heureux destins aidez à s'accomplir.
L armée a vu Pison, mais avec un murmure Qui sembloit mal goûter ce qu'on vous fait d'injure. Galba ne l'a produit qu'avec sévérité, Sans faire aucun espoir de libéralité.
Il pouvoit, sous l'appât d'une feinte promesse, Jeter dans les soldats un moment d'allégresse; Mais il a mieux aimé hautement protester Qu'il savoit les choisir, et non les acheter. Ces hautes duretés, à contre-temps poussées, Ont rappelé l'horreur des cruautés passées , Lorsque d'Espagne à Rome il sema son chemin I)e Romains immolés à son nouveau destin, Et qu'ayant de leur sang souillé chaque contrée, Par un nouveau carnage il y fit son entrée.
M Ta faire dam Tempire romain. Ce sont quatre soldats qui sont TeiMif avertir Vinius des sentiments de l'armée ; les personnages prindpaax n*ont rien fait du tout. Cest un défaut capital qu il faut aliter dans quelque sujet que ce puisse être.
342 OTHON
Aussi, durant le temps qu a harangué Pison, Ils ont de rang en rang f^it courir votre nom. Quatre des plus zélés sont venus me le dire , Et m'ont promis pour vous les troupes et Fempire. Courez donc à la place, oà vous les trouverez; Suivez-les dans leur camp, et vous ai assures^ : Un temps bien pris peut tout.
Si cet astre contraire Qui ma....
yiNius.
Sans discourir, faites ce qu'il faut feire; Un moment de séjour peut tout déconcerter, Et le iQoindre soupçon vous va faire arrêter.
OTHON
Avant que de partir soufirez que je proteste....
VINIUS.
Partez; en. empereur vous nous direz le reste,