‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 204 sur 278 · DEUX SOLDATS · texte numérisé non relu

DEUX SOLDATS

PLAUTINE, pendant que deux soldats entrent et parlent '

bas à Atticus.

Quelque insolent espoir qu'ait ta folle arrogance, Apprends que j'en saurai punir l'extravagance.

' Enfin deux soldats terminent tout dans le propre palais de Gai- 1]^; Martian et Plautine apprennent qa*Othon est empereur.

Si le lecteur peut aller jusqu'au bout de cette pièce et de ces remarques, il observera quUl ne faut jamais introduire sur la fin d'une trag^e un personnage ignoré dans les premiers actes, un subalterne qui commande en maitre. Il est impossible de s'intéresser à ce personnage, et il avilit tous les autres.

366 OTHOK.

Et percer de ma main cm too oœnr oo le mioi, Hatét que de sonfirir cet in&mie lîm.

Connois-toî, si ta peux, oa coonois-mm.

ATTICUS

Degraoe, Sotifirez^..

De me parier tu prends aussi 1 aadaœ.

Assassin d'un héros que je venrois sans toi Donner des lois au monde, et les prendre de moi; Toi, dont la main sanglante au désespoir me livre !

ATTICUS

Si vous aimez Othon, madame, il va revivre; .

Et vous verrez long-temps sa vie en sûreté.

S'il ne meurt que des coups dont je me suis vanté.

PLAUTINE.

Othon vivroit encore ?

ATTICUS

Il triomphe, madame; Et maître de Tétat, comme vous de son ame, Vous Tallez bientôt voir lui-même à vos genoux Vous faire ofFre d'un sort qu'il n'aime que pour vous, Et dont sa passion dédaigneroit la gloire,.

Si vous ne vous faisiez le prix de sa victoire.

L'armée à son mérite enfin a fait raison ; On porte devant lui la tête de Pison; lit Camille tient mal ce qu'elle vient de dire. Ou rend grâces pour vous aux dieux d'un autre empire» Kt fatigue le ciel par des vœux superflus En faveur d'un parti qu'il ne regarde plus.

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