‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 210 sur 278 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

OTHON, PLAUTINE, FLAVIE.

OTHON

ame, savez-^vous les crimes de Lacus?

PLAUTINE.

prends en ce moment que mon père n'est plus.

ez, seigneur, fuyez un objet de tristesse;

I jour si beau pour vous goûtez mieux lalégresse.

s êtes empereur, épargnez-vous Tennui

^oir qu'un père...

37a OTHON.

OTHON

Hélas ! je suis plus moit que lui; Et si votre bonté ne me rend une vie Qu'en lui perçant le cœur un traître m a ravie ^ Je ne reviens ici qu'en malheureux amant, Faire hommage à vos yeux de mon dernier moment Mon amour pour vous seule a cherché la victoire, Ce même amour sans vous n'en peut soufinr la gloire, £t n'accepte le nom de maître des Romains, Que pour mettre avec moi l'univers en vos mains. C'est à vous d'ordonner ce qui lui reste à faire.

PLAUTINE.

C'est à moi de gémir, et de pleurer mon père. Non que je vous impute, en ma vive douleur, Les crimes de Lacus et de notre malheur; Mais enfin....

OTHON

Achever:, s'il âe peut, en amante:

Nos feux....

PLAUTINE.

Ne pressez point un trouble qui s'augmente.

Vous voyez mon devoir, et connoissez ma foi : En ce funeste état répondez-vous pour moi !

Adieu, seigneur.

De grâce, encore une parole > Madame.

x\CT15 V, SCÈNE X, 373

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