‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 138 sur 248 · ACTE !, SCENE IV. :t · texte numérisé non relu

ACTE !, SCENE IV. :t

C eloil assez d'espoir que d'espérer au temjis ; Lui qui fait chaque jour tant de métamorphoses, Pouvoit en ma faveur faire beaucoup de choses. Mais enfin la déesse a prononcé ma mort, Et je suis ce dernier sur qui tombe le sort.

J'étois indigne d'elle et de son hyménée, Et toutefois, hélas, je valoisbien Phinée.

CASSIOPE

Vous plaindre en cet état, c'est tout ce que je puis.

PEHSÉe.

Vous vous plaindrez peut-être apprenant qui je suis. Vous ne vous trompiez point touchant mon origine, Lorsque vous la jugiez ou royale ou divine :

Mon père est..,. Mais pourquoi contre vous l'animei ? Puisqu'il nous faut mourir, mourons sans le nommer II vengeroit ma mort, si j'avois fait connoître De quel illustre saug j'ai la gloire de naître; Et votre grand bonheur seroit mal assuré, Si vous m'aviez connu sans m'avoir préféré.

C'est trop perdre de temps, courons à votrejoie. Courons à ce bonheur que le ciel vous envoie; J'en veux être témoin, afin que mon tourment Puisse par ce poison finir plus promptement.

CASSIOPE

Le temps vous fera voir pour souverain remède Le peu que vous perdez en perdant Andromède; Et les dieux, dont pour nous vous voyez la bonté, Vous rendront bientôt plus qu'ils ne vous ont ôté.

PEHSÉE.

Ni le temps ni les dieux ne feront ce miracle.

a84 ANDROMÈDE.

Mais allons : à votre heur je ne mets point d'obstacle, Reine; c est Taflbiblir que de le retarder; Et les dieux ont parlé, c est à moi de céder '.

■ On sent assez combien cette scène est froide et mal placée: quand même elle serait bien écrite, elle serait toujours mauvaise par le fond.

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