ACTE IV, SCÈNE IV. ^i
Mais vous ne savf?z pas, seigneur, que son épôo Ifc rhorrible Méduse a la tétc coupée, Que sous son bouclier il l;i porte en tgus lieux. Et que c'est fait tle vous s'il en frappe vos yeu\.
On dit que ce prodige est pire qu unlonnene, Qu'il ne faut que le voir pour n'être plus que pierre, Et que naguère Atlas, qui ne son put cacher, A cet aspect fatal devint un grand rocher.
Soit une vérité, soit un conte, n'importe; Si la valeur ne peut, que le nombre l'emporte. Puisque Andi-oniéde enfin vouloit me voir périr, Ou triompher d'un monstre afin de racquérir, Que, Gère de se voir l'objet de tant d'oracles. Elle veut que pour elle on fasse des miracles. Cette tête est un monstre aussi bien que celui Dont cet heureux rival la délivre aujourd bui; Et nous [luroiis aiuâi dans un seul adversaire Et monstres à combattre, et miracles à faire, l'eut-être quelques dieux prendront notre parti, Quoique de leur monarque il se dise snrtij Et Junon pour le moins prendra noire querelle Contre l'amour furtit'd'un époux infidèle.
(Junon se fait voir dans un char superbes lire pai' tivua |mijii3 , et si bien enriclii, qu'il paroît ilijjnf Hc l'orgueil de la déesse qui s'y fait porter. Elle se- promi'^ne au milirii de l'air, doni nos poètes lui attribuent l'L'mpire, et y tait plusieurs tours, tantôt à droite et tantôt à yauclic, rc[icurlani i|u'elle assure i'hinéc de sa protection. )
33o ANDROMÈDE.