‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 176 sur 248 · CASSIOPE, ANDROMÈDE, PHINÉE · texte numérisé non relu

CASSIOPE, ANDROMÈDE, PHINÉE

âUITE DE LA REINE.

PHINÉE

Une seconde fois, adorable princesse S Malgré de vos rigueurs Fimpérieuse loi....

Quoi! vous voyez la reine, et vous parlez à moi!

PHINÉE

C'est de vous seule aussi que j'ai droit deme plaindre. Je serois trop heureux de la voir vous contraindre, Et n'accuserois plus votre infidélité Si vous vous excusiez sur son autorité.

Au nom de cette amour autrefois si puissante. Aidez un peu la mienne à vous faii^ innocente; Dites-moi que votre ame à regret obéit.

Qu'un rigoureux devoir malgré vous me trahit; Donnez-moi lieu de dire, « Elle-même elle en pleure, tt Elle change forcée , et son cœur me demeure; » Et soudain, de la reine embrassant les genoux, Vous m'y verrez mourir sans me plaindre de vous. Mais que lui puis-je, hélas! demander pour remède Quand la main qui me tue est celle d'Andromède, Et que son cœur léger ne court au changement

' On ne doit jamais rien dire une seconde fois : cette scène n'est qu'une répétition de la précédente.

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