‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 193 sur 248 · T,1^0N0R, D. ELVIRE · texte numérisé non relu

T,1^0N0R, D. ELVIRE

D. LÉONOH.

)rè3 tant do malheurs, enfin le ciel propice

;st résolu,!

ma fille, à noua faire

justice ;

' On a déjà o

bservd qu'il ne faut jams

lia manquer à

la grande

de faire con

naitre d'abord ses perso

n nages el le 1

ieu où iU

M. Voilà une

niùre et une tille dont .

>n ne connaît

les noms

e dans U lisl

:e imprimée des acteurs.

, Gommant les

deviner?

imment savoi]

r <|i>e la scène est à ValUdolid? On ii.

e sait pas

.n plu9 quelle

est cette reine de Casrillt

> dont on parli

jet est grand i

:( connu, comme la mon

1 de Pompée, ■

vous pou-

1 tout d'un c

oup entrer en matière;

les spectateur

s sont au

it, l'action con

imciice dés le premier ve.

■s, sans obscur

ite':mai3,

1m héros de ■

ïolre piiee sont lout noi

.veau, pour 1.

:s specta-

iTs, faite» COI

maître dès le« premiers v,

5rs leurs noms

, Uurs in-

rêls, l'eudroil

où ils parlent.

388 DOK SAHCHE.

Notre Aragon , pour nous presque tout révdté. Enlève à nos tyrans ce qu'ils nous ont ôté, Brise les fers honteux de leurs injustes chaînes. Se remet sous nos lois, et reconnoît ses reines; Et par ses députés, qu aujourdliui Foù attend. Rend d'un si long exil le retour éclatante

Gomme nous , la Castille attend cette journée Qui lui doit de sa reine assurer lliyménée :

Nous Talions voir ici faire choix d'un époux. Que ne puis-je, ma fille , en dire autant de vous ! Nous aUons en des heux sur qui vingt ans d'absence Nous laissent une foible et douteuse puissance : Le trouble régne encore eu vous devez régner; Le peuple vous rappelle, et peut vous dédaigner. Si vous ne lui portez, au retour de Castille^, Que l'avis d'une mère, et le nom d'une fille. D'un mari valeureux les ordres et le bras Sauroient bien mieux que nous assurer vos états, Et par des actions nobles, grandes et belles. Dissiper les mutins, et dompter les rebelles. Vous ne pouvez manquer d'amants dignes de vous; On aime votre sceptre, on vous aime; et, sur tous, Du comte don Alvar la vertu non commune Vous aima dans Texil et durant l'infortune 3.

' Il semble , par la phrase , que ce soit l'exil qui retourne, ta diction est aussi obscure que Texposition.

' Au retour île Castille n'est pas plus français que le retour de l'exil , et est beaucoup plus obscur.

^ Le comte don Alvar qui aima doua Elvire sur tous est bien moins français encore.

Page 1