‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 202 sur 248 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

D. MANRIQLIE, D. LOPE, D. ALVAG, CARLOS.

D. LOPR.

Eh bien! seigneur marquis, nous diren-vous, de grâce,

> La bague du m.

est lout espagnol.

4o4 DON SANCHE.

Ce que pour vous gagner il est besoin qu'on fasse?

Vous êtes notre juge, il £aut vous adoucir.

CARLOS

Vous y pourriez peut-être assez mal réussir.

Quittez ces contre-temps de froide raillerie.

D. MANRIQUE

Il n en est pas saison, quand il faut qu'on vous prie.

CARLOS

Ne raillons ni prions , et demeurons amis.

Je sais ce que la reine en mes mains a remis; J'en userai fort bien : vous n'avez rien à craindre; Et pas un de vous trois n'aura lieu de se plaindre.

Je n'entreprendrai point de juger entre vous Qui mérite le mieux le nom de son époux; Je serois téméraire, et m'en sens incapable; Et peut-être quelqu'un m'en tiendroit récusable. Je m'en récuse donc, afin de vous donner Un juge que sans honte on ne peut soupçonner; Ce sera votre épée, et votre bras lui-même.

Comtes, de cet anneau dépend le diadème :

Il vaut bien un combat; vous avez tous du cœur : Etje le garde....

D. LOPE

A qui, Carlos? ♦

CARLOS

A mon vainqueur >.

Qui pourra me Téter Tira rendre à la reine;

' Gela est digne de la tragédie la plus sublime. Dès qu'il s'agit de grandeur, il y en a toujours dans les pièces espagnoles. Mais ces grands traits de lumière, qui percent l'ombre de temps en

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